‹ Recherches sur les variations de la fragilité leucocytaire dans le cours de certaines maladiesChapitre 28 sur 32 · MODE · texte numérisé non relu

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A la lecture de la courbe, nous voyons que la première injection à

amené une ascension de la fragilité, mais après la deuxième elle est ombée à 10 °/.. Cette chute peut être expliquée par l'hémorragie. En effet, aussitôt qu’elle a cessé, la courbe est remontée à 19 °/,.

Cette chute de la courbe traduisant une augmentation de la résistance a été trouvée, à la suite d'hémorragies, par MM. J. Carles et P. Mauriac (Obs. XXXT). :

Onsenvarion XLVILI Personezce (Service de M. le Prof. ARNOZAN) Injection de sérum antitétanique

Etienne O..., âgé de soixante-douze ans, jardinier, entre à l'hôpital, salle 45, lit 31, le 10 avril 1913, pour plaies du pavillon de l'oreille et contusions du thorax occasionnées par un accident d'automobile.

Le malade présente des signes de commotion cérébrale.

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La plaie de l'oreille, quoique de peu d'importance, ayant été souillée

de terre, on décide de faire une injection de sérum antitétanique.

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La courbe de résistance n’est dans ce cas nullement modiliée par

l'injection de sérum. Elle reste au voisinage de 10 °/..

OsservarTion XLIX Persoxxezze (Service de M. le Prof. ARNOZAN)

Etat grippal. Injection de collargol

Rosa B.... vingt-six ans, femme de chambre, entre le 4 février 1913, salle 6, Hit 8, parce qu'elle se sent très faible ct qu’elle a de la fièvre.

Dans ses antécédents héréditaires, rien qui mérite d’être signalé.

La malade à eu la rougeole à neuf ans ; pendant son adolescence, elle à été très anémique. Mariée à vingt et un ans, elle a eu un enfant toujours bien portant.

Il y à un mois, elle eut un fort rhume avec céphalalgie et fièvre. Elle dut s’aliter durant huit jours, puis reprit son service; mais se sentant à nouveau malade, elle entra à l'hôpital,

La malade est pâle, abattue, elle ne souffre que de légères céphalées.

La température est de 38°6.

L'examen des différents appareils est négatif: quelques râles dans la poitrine sans localisation aucune, langue saburrale, anorexie et légère constipation sont les seuls symptômes que l’on trouve.

Du 5 au 9 févricr, sa température oscille entre 36°2 le matin et 378 le soir. Le 9, sa température monte à 39° avec frissons, puis sueur. On pense à un accès paludéen possible, mais la quinine reste impuissante les jours suivants.

Le 12, à onze heures du matin, on pratique une injection intra-veineuse de collargol. Vers une heure après midi, la malade a de grands frissons qui agitent même son lit. Le pouls est à 106, la température a 39°6; cet état dure une heure environ, puis apparait une chaleur sèche, suivie de sueurs.

A trois heures, tous ces phénomènes ont disparu, mais la température dépasse loujours 39° et la malade est très faible.

Le 13 au matin, la température est tombée à 36°2, le soir elle à 36°8 et depuis cette date elle a toujours oscillé entre 36° et 36°8.

La malade se trouve très bien, l'appétit et le sommeil sont revenus,

plus de température.

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Nous avons tenu à noter le résullat du 26. Cette fragilité énorme s'explique assez mal. Nous croyons qu’elle est due à une mauvaise

manipulation.

Osservarion L Personneze (Service de M. le Prof. ARNOZAN) Injection de collargol

Marie G.., âgée de cinquante-six ans, blanchisseuse, entre le 3 mars 1913, salle 6, lit 9, pour des rhumatismes.

Père mort de congestion pulmonaire aiguë, mère morte à quatre-vingt un ans. Un frère et deux sœurs bien portants.

Antécédents personnels. — Aucune maladie. Depuis l’âge de quarante ans elle présente de la céphalée surtout diurne; cette céphalée devient plus intense avant les règles.

Trois enfants bien portants, pas de fausse couche.

Il y a quatre ans, elle eut un accident de tramway et tomba sur le genou gauche ; elle resta un mois la jambe étendue et le genou gros. Il n'est d'ailleurs jamais revenu à son volume primitif, toutefois il n'était jamais le siège de douleurs.

Aucun antécédent génital. La malade affirme n'avoir jamais eu de pertes vertes ou jaunàtres. Les règles n'étaient point douloureuses.

Le 5 Tévrier, étant en parfaite santé, elle fut prise de frissons vers trois heures de l'après-midi, ces frissons durèrent toute la nuit. Le genou devint douloureux. Depuis, cette douleur n'a jamais cessé.

Deux jours après apparut à l'épaule gauche une douleur semblable ; la malade avait de la fièvre. Les deux articulalions étaient très volumineuses et il était impossible de les mobiliser.

Elle fut soignée par des liniments salicylés.

A son entrée, l’élaf général paraît bon, mais la températüre est élevé: le soir à 38°4 el présente des oscillations,

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Le genou est gros, ankylosé en demi-flexion avec de la circulation veineuse collatérale, atrophie du quadriceps. Douleurs au niveau interne du tibia.

L'épaule gauche est ankylosée, mais point douloureuse. Tous les jours, on mobilise avec douceur le genou pour tâcher d'obtenir l’exten- Sion.

La température oscillant toujours, on pratique, le 12, une injection de collargol. Les oscillations disparaissent d'abord, mais de temps en temps la malade présente le soir de la température. ,

La mobilisation du genou est toujours douloureuse ; plus on se rapproche de l'extension, plus on s'aperçoit que le tibia est un peu subluxé en arrière.

Rien du côté de l'appareil respiratoire.

Aucun bruit valvulaire du côté du cœur. Rien du côté des autres

systèmes et appareils.

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Après l'injection, la courbe baisse, la résistance leucocytaire augmente, Mais les signes d'infection persistant, la température remontant certains jours, la courbe remonte un peu pour de nouveau redescendre

à une résistance au-dessus de la normale.

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