CONCLUSIONS
1° La fragilité leucocytaire dans les maladies aiguës doit être considérée comme étant fonction de la défense de l'organisme vis-à-vis des agents infectieux et toxiques.
Dans [a pneumonie, il se produit une fragilité durant la période fébrile qui a tendance à diminuer au voisinage de la crise, mais, durant la convalescence, elle se reproduit avec plus d'intensité.
Dans les cas de complications, cette fragilité se fait attendre ou se produit à un degré moindre.
Dans les autres maladies examinées, il se produit également de la fragilité durant la période d'état.
Dans trois cas suivis de décès la résistance leucocytaire était au-dessus de la normale.
2° Dans la tuberculose pulmonaire, la résistance est supérieure à la normale; elle l’est d'autant plus que la maladie est plus avancée.
3° Dans les néphrites et les maladies cachectisantes, la fragilité -leucocytaire est la règle. Elle est d'autant plus considérable que l’état général est plus mauvais. Il est probable que dans ces cas les leucocytes sont influencés par les toxines ou les substances chimiques, comme l'urée, qui les allèrent mécanique-
ment.
4° La fragilité leucocytaire donne des indications pronosliques, notamment dans les maladies aiguës ; l'évolution de la maladie devra se faire normalement lorsque la fragilité se produira franchement et d'une façon assez intense.
9° La fragilité leucocytaire, réaction de défense, devra être favorisée par les agents thérapeutiques. Nous ne pouvons à cet eflet signaler, pour le moment, que l'emploi du sérum de cheval et l’irradiation de la rate préconisée-récemment par Manoukhine comme excitant la leucocytolyse.
Vu, bon à imprimer : Vu: Le Doyen, Le Président de la Thèse, Pour le Doyen, l'Assesseur, D' X. ARNOZAN D' A. MOUSSOUS.
Vu. et permis d'imprimer :
Bordeaux, le 14 novembre 1913.
Le Recteur de l'Académie,
R. THAMIN.