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VAISSEAUX FIBREUX

La masse médullaire est traversée, en outre, aussi verticalement par des faisceaux d’une nature toute différente.

Ces faisceaux affectent, sur une coupe horizontale, des formes variées. Leur section est lunulée, circulaire, elliptique, réni-

© D'après une lettre que m'a adressée M. Williamson, le savant paléontologiste de Manchester est arrivé aux mêmes conclusions, qui sont insérées dans un mémoire actuellement en voie d'impression.

SAY. ÉTRANG. t. XXII. — N° 10. 2

forme, etc. (Voyez q, fig. à, 13, 15, 29.) Ils sont presque toujours accompagnés d’un tube m, central ou disposé sur un côté du faisceau.

Les cellules qui composent ces faisceaux sont allongées, fusiformes, à parois relativement épaisses (g, fig. 33), sans stries ni ponctuations, très-analogues à des fibres liberiennes.

Le tube » qui les accompagne est formé de cellules hautes, larges, placées bout à bout (fig. 25, 33). Très-souvent, ces cellules ont été résorbées, et leur disparition donne naissance à un canal continu, limité par une gaine de cellules plus petites (k, fig. 25,29), parallélipipédiques, plus hautes que.larges; trèsvraisemblablement, les cellules dont la superposition a produit le canal m étaient remplies de substance gommeuse. On retrouve très-souvent des cellules ou des canaux analogues dans les pétioles de fougères fossiles, comme ceux des Anachoropteris, des Zyqopteris et surtout des Protopterts.

Les faisceaux fibreux qui nous occupent sont en plus ou mois grande quantité, suivant les espèces ou variétés, dans l'intérieur de la moelle. Ils vont en augmentant de nombre et d'importance à mesure que l’on s'approche de la périphérie.

Dans quelques cas on peut constater une disposition suivant des lignes concentriques et une certaine alternance avec les faisceaux vasculaires (fig. 29, 31). Ceux de la périphérie, ou leur réunion, semblent former une zone corticale plus ou moins épaisse ; ils se déforment quelquefois, s'aplatissent en lames (fig. 2), se disposent en série linéaire (fig 4, 7), se soudent en

bandes (fig. 14). Les tubes gommeux qui les accompagnent

5: presque constamment permettent de compter le nombre des faisceaux composant la bande; ou bien encore ils conservent à peu près leur [orme et se disposent sans ordre apparent (fig. 29, 31). Ces différents arrangements permettent d'établir quelques espèces el variétés. ,

Les faisceaux fibreux s'élèvent à la périphérie parallèlement

les uns aux autres et à l’axe du pétiole; ils sont séparés par du

ÉTUDE DU GENRE MYELOPTERIS. ll

tissu cellulaire. Le parallélisme des bandes fibreuses, alternant avec des lames également parallèles de tissu cellulaire, permet de distinguer très-souvent, dans les couches de houille, les restes de pétioles de Myelopteris d’autres tiges de la même époque.

Ce sont ces faisceaux fibreux qui ont été considérés par Gœppert comme les analogues des faisceaux ligneux des monocotylédones; mais, d’après ce qui précède, il ressort clairement que leur composition est beaucoup moins compliquée que celle des faisceaux du bois des monocotylédones, puisqu'on n’y rencontre que des fibres libériennes et des cylindres gommeux. De plus, on n’a Jamais remarqué l’entre-croisement du centre à la circonférence dans un plan vertical de ces mêmes faisceaux; par là tombe tout rapprochement fondé entre ces plantes et celles de l’'embranchement des monocotylédones.

Des cylindres gommeux, semblables à ceux qui accompagnent les faisceaux fibreux, se rencontrent isolés dans la masse médullaire (l', fig. 7, 20). Tantôt les cellules qui les formaient sont détruites (fig. 26), tantôt elles ont persisté (fig. 12, 39). Trèsabondants dans certaines espèces (fig. 6, 7), ils manquent, au contraire, presque complétement dans d’autres (fig. 30, 31). Ils se dirigent-verticalement dans la masse du parenchyme (fig. 25, 26), ou affectent une marche sinueuse (fig. 9, 12). Comme ceux des faisceaux fibreux, ils sont entourés d’une gaine de cellules plus petites que celles de la moelle (4, fig. 20).

On pourrait croire que ces tubes existent dans toutes les espèces et que, suivant les cas, ils s'entourent ou non de tissu fibreux; à mesure que l’on s'approche de la circonférence, ils diminuent de nombre, surtout dans les gros pétioles; au centre, ils sont plus nombreux; c’est la marche inverse que suivent les faisceaux fibreux.

Généralement, la matière qui les remplit est plus colorée que celle de la masse qui les entoure.

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