CHAPITRE IN
Isomérisation catalytique
des vinylalcoylearbinols
L’oxydation catalytique nous 2yant donné des résultats négatifs, une seule méthode restait possible, permettant le passage des alcools aux cétones correspondants : la déshydrogénation catalytique, et nous savons qu'entre les mains de MM. Sabatier et Senderens, le cuivre et le nickel réduits se sont montrés les déshydrogénants les plus actifs des alcools.
Sur le cuivre réduit en particulier, les alcools secondaires saturés se dédoublent en hydrogène et cétone dans des limites très étendues de température et de pression, étant donné le peu d'activité hydrogérante du cuivre, même à 200°. Sur les alcools acycliques non saturés peu d'expériences ont été faites, ce sont les suivantes : | ;
49 Avec l’alcool allylique, MM. Sabatier et Senderens (6) ont constaté que sur cuivre entre 170 et 300° et à la pression ordinaire il y a un très faible dégagement d'hydrogène. Celui-ci en effet se fixe immédiate ment sur la double liaison de l’acroléine formée de sorte que l’on obtient en majeure partie le propanol — plus de 50 % environ.