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III. Pureté des produits. — Malgré plusieurs rectiti

cations, les cétones obtenues dans ces opérations, portant sur la catalyse de 30 à 50 centimètres cubes d’alcool, ne sont pas rigoureusement pures. Elles renferment encore des traces d'alcool, non saturé que l’on peut mettre en évidence par le réactif au sulfate mercurique de Denigès. Des traces de vinylalcoylcarbinol déterminent un précipité de sulfate mercureux (1). En effet, l'écart des points d’ébullition entre l’alcool et la cétone obtenue est relativement faible et, de plus, il diminue de 15° à 6°5 quand on passe du vinyléthyl au vinylbutylcarbinol.

IV. Comparaison avec les méthodes antérieures. — La méthode d'obtention des cétones éthylées par isomérisation catalytique des vinylalcoylcarbinols constituet-elle une contribution intéressante aux différentes méthodes déjà proposées ?

Si l’on examine séparément les trois termes étudiés, il faut mettre à part la diéthylcétone — cétone symérique — pour laquelle le procédé synthétique (14) à partir de l'acide propionique qui donne 98 % de rende-

4. Nous avions pensé utiliser l’action de ce réactif pour oxyder les vinylalcoylcarbinols. Mais les résultats ont été les mêmes qu'avec les autres oxydants forts : la molécule d’alcool a été détruite.

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ment, ne saurait être comparé à la méthode d’isomérisation.

Pour les cétones dissymétriques, homologues supérieurs, la méthode aux acides conduit à un mélange de trois cétones séparables par distillation fractionnée. En augmentantla proportion de l’un des deux acides, on peut cependant réduire à deux le nombre des cétones formées. Tout dépend donc de la facilité d'obtention des matières premières, c'est-à-dire des acides mis en œuvre.

Par exemple, pour obtenir la butyléthylcétone (14) on utilise un mélange d’acide propionique et valérique normal. Ce dernier n’est pas un produit courant. On l’obtient à partir du bromure de butyle soit par carbonatation du magnésien, soit par hydratation du sitrile obtenu par action du cyanure de potassium. |

Or, à partir du bromure de butylmagnésium, le vinylbutylcarbinol s’oblient avec un bon rendement et celuici s’isomérise dans la proportion des deux tiers en éthylbutylcétone, sur cuivre réduit, à 300 degrés.

Cependantil est nécessaire d’opérer sur d'assez grandes . quantités de cet alcool, la rectification finale étant rendue difficile. En effet, l'écart des points d’ébullition entre cet alcool et la cétone correspondante est seulement de 7 degrés.

Toutefois, la généralisation de la méthode est limitée au terme :

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