‹ Recherches sur Molière et sur sa familleChapitre 134 sur 165 · Il devait y sltoït jxn · texte numérisé non relu

Il devait y sltoït jxn

2. M. Parent de Roaan„ à qui je dois déjà plusieurs notes et qui habite Auteuil, a bien voulu rechercher quel était ce sieur de Beaufort ; il a trouvé un acte par lequel Jacques de Grou, écuyer, sieur de Beaufort, porte manteau de Son Altesse Royale, faisait en 1655 reconnaissance au eensier de Pabbaye de Safn1»-GefleyièYe pour sa maison d^Aateuil, avec eoiombt» à pied , «se sur la grande rue. Les héritiers du sieur de Beaufort possédaleaft encore cette propriété en 1.7 89 ^ et il est trés-douteux que la tradition soit exacte en plaçant la maison habilée par Molière daus une propriété, possédée autrefois par le duc de Praslin, et qui appartient aujourd'hui à M. Barautî. On verra plus loin, cote dix-sept de son inventaire, que Molière payait au sieur de Beaufoirt un loyeir de qi^atee cent trente livres, par an,

M. Parent de Rosaa n'a trouvé sur les registres de la paroisse de Nets»- Dame d'Auteuil qu'un 9e%d.acte où figure Molière, en voici la teneur : « 161L, 30* joor de mars, a été baptieé Jean-Baptists-Claude Jennequin, fils de messire Claude ^anequin, officier du Rot, et de Madeleine Dessales; son pai^ rain messire Jean-Baptiste Poquelin Molière, écuyer, valetdechambBt'dà

BOGUMEirrs. 28S

Premièrement : une crémaillère^ une table ronde de bois deiofec, deux tabks rondes sur 4eax tiéteoux de vieil bois tel «piel; jrisô soixante sols; cL •«.«.,«..•...,.••.....»«•••» . ]x«.

Hans «ne-sofle.

ItemJXJne table de bois de noyer, à piCers tournés, avec deux guéridons de pareil bois et une autre table de bois de noyer, ime tablette, un lit de sangle, un cofl^e de bahut rond, barré, trois petits placets; le tout prisé ensemMe quinze Hrres, ci xv*.

Item, Un grand T3oflfre-fort de trois pieds, et deux de long, garni de tôles et barres par dedans, prisé quinze livres, ci xt*.

Dan» wne autre ékambre.

Item, Ikk aoBumer de crûiL, de toile rayée, un malelas de futaine des depx côtés, rjempli de bourcelanisse , un lit et traTersin de coutO plein de plume , le tout posé sur des planches de sapin, wvec la garniture «a forme de dôme, dont Tentour est de taffetas aurore et cramoisi^ garni d'une frange de soie; quatre rideaux de satin ra^é, à fleurs, couleur de citron,, doublés d'un taffetas biett et blaae, suspendus par les coins dudit dôme, avec des peates à caxupaAesde brocatelle bleue et aurore, et des pommes de pareille garnituie; le tout prisé ensemble cent cinquante livres, ci • . .^ • el^.

Item, Un rideau de taffetas vert, de trois lés une aune et demie de haut; deux rideaux de serge jauDe de quatre lés chacun et deux aunes de haut ; deux rideauxservant au devant d'une cheminée, avec une petite pente ; un autre rideau de porte à une porte (sic) ; le tout de toile indienne ; et encore deux grands rideaux de toile de coton de trois aunes de haut, dé trois lés chacun* Le tout prisé ensemble vingt livres, ci xx^.

Item, Une table de bois de sapin et deux tréteaux ; une autre table de bois de noyer, à piliers tors; une chaire d'affaires, garnie de moquette; le tout prisé ensemble huit livres, ci viil*.

Roi; sa marraine Geneviève Jennequin, n'ayant aucun domicile arrêté. » Le titr»d'officier du Roi hidiqae que Glande Jennequin étint comédien.

Les registres de N^tre-Dome d^Aafein) donnent encore ini renseignement précieux, recueilli par M. Parant de Rosan, sur une comédienne entête en toa? k la trei^ de Melîère par Racine. Le 12^ mai 1968 est baptisée « Xeasne- Thérèse Olivier, fflle ée Pierre Olivier et de Marie Coosturier; son parrain >«anL Bacine, et sa marraiiie Vsrie-Ânne dn Pare. Le parrm de la paroisse Saint-Enstftche, la marraine de la paroisse Saint-Reob. » Cet acte est signé? X. Raeme 4e FEepiimf. Pierre Olivier Aort ètse un parent ée la cemédieime Jeanne Olivier Bovrguignen , feonae de leaik Pitel , ûevr îAe r

Item. Six fauteuils de bois de noyer tourné, à fond de paille, avec leurs coussins et dessus de toile peinte à l'indienne, prisés douze livres, ci xii*.

Item, Un paquet de housses de chaires et sièges ployants, de toile à l'indienne, un tapis de table de serge jaune, un autre tapis de serge feuille morte; le tout prisé cent sols, ci c*.

Item. Deux tomes in folio intitulés : les Œuvres de Balsac ; deux autres volumes des œuvres et vies de Plutarque, un autre des Essais de Montagne, un des Métamorphoses d'Ovide, un autre de Héliodore *? un autre d'Hérodote, deux autres de Diodore Sicilien, un autre de Yalére le Grand. Quatre volumes in-quarto : l'un la Physique de Rohault*, un Commentaire de César, un autre du Voyage du Levant*, un autre volume d'Horace. Dix-huit autre» volumes d'in-octavo et in-douze ; prisés ensemble trente livres, ci xxx*^

Item. Un gros paquet de rideaux, tant de lit que d'alcôve, avec des pentes; le tout garni de frange et mollet de soie, contenant vingt lés ou environ de toile peinte, à fond rouge et petites fleurs blanches, prisé trente livres, ci , xxx*.

Item. Un autre gros paquet de plusieurs autres rideaux d'alcôve, de fenêtres, devants de cheminée et de lit, avec des pentes ; le tojit de toile blanche et imprimée de fleurs rouges, avec des cordons de soie et houppes ; prisé trente livres, ci xxx*.

Item. Deux rideaux de cresé * vert, de deux lés et un quart, sur une aune trois quarts de haut, prisé douze livres, [ci] xii*.

Item. Un tapis de table de moquette, de deux aunes de long sur une et demie de large ; un autre tapis de table, brodé de brocatelle ; une courte-pointe de taffetas peint à fleurs, façon de la Chine, doublée de toile rouge , avec un pavillon de serge rouge ; le tout prisé ensemble vingt-quatre livres, [ci] • . xxiiii*.

Item. Deux matelas de futaine des deux côtés, remplis de bourre ; un traversin de coutil rempli de plume, avec une paillasse ; le tout sur des planches et tréteaux de sapin, prisé .quinze livres, ci. . rv*.

Item. Quatre porte-carreaux de bois de noyer avec six planches de sapin et quatre lés de jonc, de cinq aunes de long ; le tout prisé ensemble douze livres, ci xii*.

Item. Trois pots à œillets, trois cuvettes et trente-six pièces de

1. On lit : Quisilidor. Je dois cette interprétation à M. Victor Cousin.

2. Traité de physique, par Jacques Rohault. Paris, 1671, in-4''.

3. Plusieurs ouvrages publiés avant la mort de Molière portent ce titre : !• Relation du voyage du Levant, par Henry de Beauvau, 1619, in-4". — 2* Voyagé du levant, par le sieur D. C, 1624, in-4». — S'' Relation cfun voya^ge fait au Levant^ 1664, in-4*. — 4* Observations curieuses sur le voyage du Levant, 1668, in -4*. Je dois ces indications à mon ami M. Paul Lacroix.

4. On ne trouve ni dans Furetière ni dans des dictionnaires beaucoup plus moden^es le mot croisé, par lequel on désigne une sorte d'étoffe.

porcelaine d'Hollande, tant pots, buires, assiettes, plats et bassins, prisés ensemble six livres, ci. .• . , . . . vi*.

Ce fait, après avoir vaqué depuis le matin jusques à cinq heures de relevée, l'assignation a été continuée à samedi» deux heures de relevée, pour procéder à Tinventaire des papiers, et ont signé :

ÂRMANDE GrESINDE GlAIRE EsLISABET BeJAHT.

Tagonnet. a. Boudet.

Du samedi après midi, dix-huitième jour de mars, audit an mil six cent soixante -treize, en la présence que dessus, [a été] inventorié ce qui ensuit :

Premièrement. Le contrat de mariage d'entre ledit défunt sieur de Molière et ladite damoiselle sa veuve, passé par devant Ogier et Pain, notaires au Ghâtelet de Paris, le vingt- troisième janvier mil six cent soixante-deux ', par lequel appert que lesdits lors futurs époux seroient communs de tous biens, meubles et conquéts immeubles, suivant la coutume de Paris , sans être tenus des dettes Tun de l'autre faites avant leur mariage, et si aucunes y avoit, seroient payées par celui qui les auroit faites et sur ses biens. En faveur duquel mariage damoiselle Marie Hervé, mère d'icelle damoiselle future épouse, auroit promis lui bailler, la veille desdites épousailles, la somme de dix mille livres, dont un tiers entreroit en ladite communauté et les deux autres tiers lui demeureroient propres et aux siens; ledit lors futur époux auroit doué icelle damoiselle future épouse de quatre mille livres de douaire préfix pour une fois payé ; que le survivant d'eux prendroit, par préciput, jusques à la somme de mille livres, suivant la prisée de l'inventaire desdits biens et sans crue ou en deniers, à son choix; avec la permission à ladite damoiselle, survivant ledit sieur de Molière et à leurs enfants, d'accepter ou renoncer à ladite communauté, et, faisant ladite renonciation, reprendre ce que ladite damoiselle auroit apporté et ce qui lui seroit échu par succession, donation ou autrement, avec ses douaire et préciput, le tout franchement et quittement, ainsi qu'il est porté audit contrat. Ensuite duquel est une quittance passée par devant les mômes notaires, le vingt-quatre juin ensuivant, par laquelle ledit sieur de Molière confesse avoir reçu de ladite damoiselle Hervé les dix mille livres par elle promises par ledit contrat. Inventorié au

bas de ladite quittance Un*

J/ew.La grosse en parchemin d'un contrat passé par devant Charles et Gigault, notaires, le quatorzième décembre mil six cent soixante-

1 . Document n»» XXX. Pour ne rien retrancher de l'inventaire de Molière, j'ai reproduit textuellement l'analyse de toutes' les pièces qui y sont, mentionnées, y compris celles dont j'ai pu retrouver les minutes originales.

Ma DÛGOMENTS.

dis S pir kfadl le aîenr Jeao-Baf tisie de Lulii« suEÎftteiidaiii et caraposîteur de la musique de la chambie dn. Bxû^ el damniurfle Madeleine Lajoabert, sa femme, a^voir constitué audit, feu sieur de Molière cinq cent cinquante lÎTres de rente , moyennant onze mille fîrres payées comptant et sous la faculté du racbat y mentionaé, laquelle somme de onze mille livres lesdîts sieur et damoiselle de Lulli auraient promis employer à partie du paiement du bâtiment qu'ils faisoient construire sur une place de cent huit toises, sise et faisant Tune des encoignures des rues des Petits-Champs et de Sainte- Àime, ainsi qu'H est déclaré audit contrat, inventorié. . . .' Deux.

Item, Une.qoittance passée par devant LeBormand et G%ault, wAmres*, le neuf août mil six cent soixante-neuf, par laquelle appert le sieur Pierre Berger, tant en son nom que comme tuteur de Anne-Françoise Berger, sa sœur, fille mineure de Jean Berger et Marguerite Fleurette, ses père et mère, et encore ledit Berger, procureur et curateur de ses autres frère et sœurs, avoir reçu dudit feu sieur de Molière et de ses deniers, tant en son acquit qu'en celui de ses co-hérîtîers en la succession de feu Jean Poqueîin, son père, la somine de mille soixante- deux livres cinq sols, tant pour le principal qu'arrérages de cinquante livres de rente qui étoient à racheter de deux cent soixaj3te-dix-sept livres quinze sols six deniers de rente, constituée audit défunt Berger par ledit feu sieur Poqueîin père, Jean Poqueîin le jeune, son fils, et André Boudet, par contrat passé par devant Buon et Le Roy, notaires, le quinze janvier mil six cent cinquantecinq, ratifié par Marie-Madeleine Poqueîin, femme dudit sieur Boudet, par acte y daté ; avec laquelle quittance est attachée la grosse du contrat de constitution, en marge de laquelle sont les mentions desdits rachats ; lesdites deux pièces inventoriées l'une comme l'autre i . . . . Trois.

Item. La grosse en parchemin d'un contrat passé par devant Lenormand et Gigault, notaires, le dernier août mil six cent soixantehuit *, par lequel appert ledit sieur Jean Poqueîin, tapissier et valet de chambre du Roi, père dudit feu sieur de Molière, avoir vendu et constitué à M« Jacques Rohault, professeur en mathématiques, quatre cents livres de rente, payables aux quatre quartiers, moyennant huit mille livres, par ledit sieur Poqueîin reçues lors, lesquelles huit mille livres il auroit promis employer à la réédificatiou qu'il faisoit faire en une maison sous les piliers des halles, où étoît autrefois limage saint Christophe, ainsi qu'il est porté audit contrat, en suit© duquel est une autre constitution par ledit sieur Poqueîin audit

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