DocUiOfints R" XXXY et ZXXYI
DOCXSMEXTSL S8T
sieur Rohaiilt de cent livres de rente, mo^aïuuuit dem mille Ht»» que ledit sieur Poquelin reçût comptant, ijn'il aoroit pmims emr ployer comme dessus, comaie il est aussi porté audit contrat, passé par derant les mêmes notaires, le yingt-quàtre décembro eosuiTaot; arec ksi^aels contrats sont deux déclarations en suite Tune de Tautre^ passées par devant lesdits notaires, lesdils jours dernier ao&t et vingtquatrième jour de décembre milsix cent soixante-huit, pariesquelles ledit sieur Eohault auroit déclaré que lesdites deux rentes appartenoient audit feu aieur da Molière, qui auroit fourni de ses deniers les sommes pour parvenir à icellea' ; leadits contiats et déclarations inventoriées Fune comme l'autre Quatre.
Item, Un brevet d'obLigation passé par devant Ogier et ledit Gî" gault le dix-huitième octobre mil sîk cent soixante^oipze, par laquelle Pierre Battas, huissier de salle de monseigneur le prince de Gondé* et Maiguerite Bocolié, sa femme, demeurant à Auteuil, ont reconmi devoir solidairement audit feu sieur de Uolière deux cents livres pour prêt, payables au jour de Saint-Jean«Baptiste prochain. Inventorié . • Cinq.
Item. Une autre obligation par brevet, passée par devant lesdita Lenormand ej. Gigault', notaires, le dis-huitième avril mil six cent soixanteHsept, par lequel Jacques Grosnier, sieur du Perche, et damoiselle Gatherine Bidault, sa femme, ont confessé devoir solidairement audit défunt sieur de Molière la somme de mille livres pour prôt, pour employer à leurs affaires, payable au temps y porté, pour sûreté dfi laquelle sonune ils lui auroient mis en. sa possession les meubles et choses déclarées en ladite obligation, inventoriée. . Six.
Item. Un écrit sous sdng privé, signé de Fontraelles? en date du vingt-troisième novembre mil six cent dnquante^neuf, par lequel le soussigné confesse dervoir audit sieur de Molière ceat dnquante livres pour prêt, payable à volonté. Inventorié Sept.
Xtem. Ua écrit sous seing privé, signé Boudet, on date du cinquième octobre mil six cent soixante-douze, par lequel le soussigné reconnc^t devoir audit sieur de Molière onze cents livres payables à volonté ; avee lequel écrit sont deux autres écrits dudit sieur Boudet, eu date des vingt^ieux juillet et doux septembre mil six cent soixantedix, portant récépissés de papiers concernant Tinventaire et succession de feai Marie Grosse, mère dudit sieur de Molière. Inventorié l'un comme rautre« Huit.
Item. Un autre écrit sous seing privé, en date du seizième novembre mil six cent soixante-douze, signé Jean Ribou et Anne David, sa
1. Voir à la fin du document n" XXXVI, la mention du dépôt de ces pièces, fait par Armande Béjard, le 18 mais 1673, c'est-à-dire le jour môme où elles sont comprises dans l'inventaire des papiers de Molière.
2. La minute de cette obligation manque chez les successeurs des notaires Lenormand et Glffanh.
femme, par lequel les soussignés ont reconnu devoir audit défunt sieur de Molière, la somme de sept cents livres, valeur de lui reçue» qu'ils auroienttpromis solidairement lui payer en quatre payements égaux, de trois en trois mois, ainsi qu'il est porté audit écrit, inventorié Neuf.
Item. Les lettres de provisions de la charge de tapissier et valet de chambre de Sa Majesté, en faveur dudit défunt sieur de Molière, en survivance dudit sieur Poquelin, son père, en date du quatorzième décembre mil six cent trente-sept, signées Louis, et plus bas de Loménie ; à côté desquelles est la prestation de serment, en date du dix-huitième des mêmes mois et an ; avec lesquelles lettres sont attachées trois pièces qui sont anciennes lettres et démissions '. Inventorié le tout Fun comme l'autre - Dix.
Item, Une quittance sous seing privé, en date du sixième d'octobre mil six cent soixante-douze, signée Anne de Furnes, par laquelle la soussignée, veuve du sieur Bruslon, a reçu dudit feu sieur Molière la somme de sept cent soixante-quinze livres pour reste dû des loyers des lieux qu'il tenoit en sa maison, rue Saint- Thomas du Louvre. Inventorié Onze.
Item, Une quittance signée Youet, du trois avril.mil six cent soixante-douze, par laquelle le soussigné, procureur au Châtelet, a reçu dudit sieur de Molière trente-trois livres pour produire contre les héritiers Anne Tassin, dont il promettoit lui tenir compte. Inventorié Douze.
Item, Une quittance passée par devant Plastrier et Dupuis, notaires, le treize mai mil six cent cinquante-neuf', par laquelle Jeanne Levé, marchande publique, femme de Michel Lecomte, maître paumier, avoir reçu dudit feu sieur de Molière la somme de deux cent quatrevingt-onze livres, pour les causes portées par^ladite quittance dont y a minute vers ledit Dupuis, notaire. Inventorié Treize.
Item, Une liasse de soixante pièces qui sont : mémoires de parties de fournitures, faites tant audit feu sieur Molière qu'à ladite damoiselle, sa veuve, de marchandises; quittances d'ouvrages et autres choses, paraphées par première et dernière par Levasseur, l'un des notaires soussignés, et lesdites première et dernière inventoriées pour le tout. Quatorze.
Item, Une quittance sous seing privé du neuvième janvier mil six cent soixante-treize, signée Baudellet, par laquelle le soussigné confesse avoir reçu dudit sieur de Molière la somme de trois cent vingtcinq livres pour la quittance de Noôl dernier, des lieux que lesdits feu sieur et damoiselle Molière occupoient en la rue de Richelieu. Inventoriée Quinze.
Item. Six pièces attachées ensemble qui sont comptes, quittance et
1. Voir le document n'XXXVII, cote quatre. — 2. Document n" XXVIII.
mémoires concernant la succession de feu M. Poquelîn , père dudit sieur Molière, inventorié Tun comme Pautre Seize.
Du lundi avant midi, vingtième jour dudit mois de mars audit an mil six cent soixante-treize, en continuant à la confection dudit inventaire, a été , à la requête et présence que dessus, inventorié ce qui ensuit :
Item. Une quittance sous seing privé, signée : De Beaufort, en date du troisième octobre mil six cent soixante-douze, par laquelle le soussigné confesse avoir reçu dudit sieur de Molière la somme de deux cents livres, pour une demie année échue au dernier septembre dernier, du loyer d'un appartement que ledit sieur de Molière tenoit dudit sieur de Beauforl, en sa maison d'Auteuil, sans préjudice de dix écus d'une chambre qu'il occupoit encore en ladite maison, ainsi qu'il est porté par ladite quittance, inventoriée Dix-sept.
Item. Le testament et ordonnance de dernière volonté de défunte damoiselle Madeleine Béjard*, fille; sœur de ladite damoiselle de Molière, reçu par Ogier et Moufle, notaires, le neuvième janvier mil six cent soixante-douze, par lequel appert ladite damoiselle Béjard avoir donné et légué à Louis Béjard, son frère, à damoiselle Geneviève Béjard, femme du sieur de Villaubrun et à damoiselle Grésinde Béjard, femme dudit sieur de Molière, ses sœurs, à chacun d'eux trois, quatre cents livres de rente et pension viagère à prendre sur tous ses biens, qui commenceront à n'avoir cours qu'après que les deniers comptants et ceux qui proviendront de ses dettes actives auront été employés en acquisitions d'héritages ; lesquelles pensions demeureront éteintes par leur mort au profit des légataires universels d'icelle défunte qui auroit, par sondit testament, voulu que tous lesdits deniers comptants et ceux provenant de ses dettes activas soient employés en fonds d'héritages, et les revenus d'iceux reçus par ladite damoiselle Grésinde Béjard et sous ses quittances, sans en rendre aucun compte ; et après le décès de ladite damoiselle Grésinde Béjard icelle testatrice veut que Madeleine-Esprit Poquelin, sa nièce, fille desdits sieur et damoiselle de Molière, possède lesdits héritages pour en jouir par elle en usufruit pendant sa vie, et, après elle décédée, l'alné de ses enfants mâles ou de ses filles, si elle n'avoit point de mâles, jouira en usufruit, aussi sa vie durant, de ses héritages que ladite damoiselle substitue audit aîné, et après lui à l'alné mâle dudit aîné ou de l'ainée, les aines mâles étant toujours préférés aux femelles ; et, en cas que lesdits sieur et damoiselle de Molière décédassent sans aucuns enfants nés d'eux deux , lesdits héritages retourneront aux enfants dudit sieur Louis Béjard et de ladite da-