ACQUISITION DE RENTES PAR LES HÉRITIERS DE MADELEINE BÉJARD
Âfdhf^es de l'AdministfatîoA de rAssistàûce Publique. Hôpîtail général, ir 691
Par devant les conseillers du tloî, notaires garde-notes de Sa Majesté. au Ghâteîet de Paris, soussignés, fut présent Jean Mignot, bourgeois de Paris, y demeurant, rue de Bretagne, marais du Temple, paroisse Saint-Nicolas des Champs, lequel a reconnu et confessé avoir vendu, cédé et transporté, et promet garantir de tous troubles et empêchements généralement quelconques, fors des faits du Roî seulement, à dâmoiselle Armande-Grésinde-CIàire-Êtisabeth Béjard, veuve de feu Jean-Baptiste Poqueliii, sieur de Molière, vivant tapissier et valet de chambre du Eoi,» demeurant à Paris^ rue de Seine,
h U mxlipê êê Hidiel «tiéllégrirtiâ , Miellé dafi# te i«tt de paume dit de la B0uièmy af*ft txmnam thétwle éiawnelie» JttiBet1673,par leTtÉffi^ (Histoire du Théâtre français, par les frères Patfiilct, tome XI, page W9).
paroisiie Saînt-Sulpîce', en son nom comme légataire particulière et universelle de défunte damoiselle Madeleine Béjard, fille majeure, sa sœur, par ses testament et codicile des neuf janvier et quatorze février mil six cent soixante-douze *, et encore comme tutrice de Madeleine-Esprit Poquelin, fille mineure dudit sieur Molière et d'elle, légataire universelle substituée de ladite défunte damoiselle Madeleine Béjard, sa tante, ladite damoiselle Molière k ce présente et acceptante, acquéreurs èsdits noms, en la présence et du consentement, tant du sieur Louis Béjard, bourgeois de Paris, y demeurant dite rue de Seine, paroisse Saint-Sulpice, Jean-Baptiste Aubry, sieur des Carrières, paveur ordinaire des bâtiments du Roi, et damoiselle Geneviève Béjard, sa femme, de lui autorisée à l'effet qui ensuit, auparavant veuve de Léonard de Loménie, sieur de la Villaubrun, demeurant aussi dites rue de Seine et paroisse Saint-Sulpice, lesdits sieur et damoiselle Geneviève Béjard, aussi légataires particuliers de ladite défunte damoiselle Madeleine Béjard, leur sœur, par sondit testament, que de M« Charles Cardé, conseiller du Roi, trésorier du sceau de la chancellerie de Paris, demeurant rue Plâtrière, paroisse Saint-Eustache, au nom et comme exécuteur desdits testament et codicile de ladite déftmte, et du sieur Pierre Mignard, dit le Bomain^ peintre ordinaire du Roi, demeurant rue Saint-Honoré, paroisse Saint-Roch; les rentes qui ensuivent, constituées par MM. les prévét des marchands et échevins de cette ville de Paris, savoir : qnatre cent vingt-six livres huit sols sur le Clergé, en trois parties réunies sous la première constitution qui est de cinq livres quatre sols de Tente du 26« avril 1564,1a seconde de vingt livres seize sds six deniers, constituée le 26« février 1588, et la troisième de quatre cents livres constituée le %• septembre 1570. Jfem quatre cent soixante-quinae livres de rente en deux parties, la première de quatre cent soixante livres de rente, constituée le 17 mars 1622, et la deuxième de quinze livres de rente,constituée le 15« septembre 1553,à prendre sur les gabelles. Item quatre cent huit livres six sols huit deniers de rente sur les anciens axées, en »x parties^ -dont dnq meotant ensemble à cent cinquante-huit livres six sols huit deniers, sont réunies sous la première constitution qui est de dix livres de rente du l» décembre 1537; la seconde de cinquante livres de rente, constituée le 15* octobre 15^; la troisième de quarante Jivres de rente, constituée le 11*^ avril 1554 ; ht quatrième de vingt-cinq livres de reirte, constituée le 30 mars 1551 ; la cinquième de trenâie-trois livres six sols huit deniers, consbltoée le 10® novembre 1567; et la sixième de deux cent cinquante Irrws de rente non réunie, constituée le 8» nowmbre 1570. Item deux cents livres de rente, constituée le 2» octobre 1551 sur les steciennes gaibelles, cent livres de rente, constituée sur lesdites gabelles le