Document n« XLII
fonte ayant donné à ladite damoîselle Molière et auxdits sieur Louis et damoiselle Geneviève Béjard, ses frère et sœurs, et à chacun d'eux leur vie durant, quatre cents livres de rente et pension viag^ère, est accordé entre eux par ces présentes , conformément à ce qui est porté par ladite sentence d'homologation dudit avis de parents, qu'icelle damoiselle veuve Molière, sieur Louis Béjard et damoiselle Geneviève Béjard, femme dudit sieur Aubry, jouiront chacun par tiers tant desdites rentes présentement vendues, que d'autres en l'acquisition desquelles sera employé le restant desdites dix-sept mille six cents livres, jusques à ce qu'il ait été fait recouvrement du surplus des effets de la succession de ladite défunte damoiselle Béjard, pour faire le fonds suffisant pour la perception desdites quatre cents livres de rente et pension viagère léguées à chacun d'eux, lesquelles pensions viagères, pour le regard desdits sieur Louis Béjard et damoiselle Aubry, s'éteindront au profit de ladite damoiselle Molière, laquelle, après l'extinction desdites rentes et pensions viagères données auxdits sieur Béjard et damoiselle Aubry, jouira pendant sa vie de toutes lesdites rentes sus-déclarées et autres qui seront acquises comme il est dit ci-dessus, suivant le codicile de ladite défunte damoiselle Béjard, etc., sans qu'icelle damoiselle Molière puisse vendre, engager ni autrement disposer desdites rentes pour quelque cause et sous quelque prétexte que ce soit, d'autant qu'aux termes dudit testament, après le décès de ladite damoiselle Molière, ladite Madeleine-Esprit Poquelin, sa fille, doit jouir desdites rentes sa vie durant, etc. Fait et passé à Paris à l'égard dudit sieur Mignard en sa maison et demeure, et à l'égard des autres parties en l'étude de Moufle, l'un desdits notaires soussignés, l'an mil six cent soixante-quatorze , le douzième jour de février après midi, etc.
1677. — 16 mars.
CONTRAT ENTRE LA VEUVE DE MOLIÈRE ET LES MARGUILLIERS DE L'ÉGLISE SAINT-PAUL.
Archives de TAdministration de TAssistance Publique. Hôpital général, n» 692.
Par devant, etc., furent présents messire Pierre Larcher, chevalier, baron de Baye, seigneur d'Ormoy et autres lieux, conseiller du Roi en ses conseils, président en sa chambre des Comptes, M' maître Charles Fizeau, conseiller du Roi, auditeur ordinaire en sa chambre
iM DOCUHENTB.
des Comp^, nob!«8 hommes Claude Lefebyi^, avocat «n ParLonen^ et Fraa^is Maille, aassi avooat ea Parlement, au nom et comme tOQs mai^ illien de rœtrrre et fabrique de Téglise et paroisse Saint» Paul, à Paris, d'une part; damoiselle Armande-Grésinde-Glaire-Élisabeth de Béjard («te), Teuve de Jean-Baptiste Poquelin, sieur de llolièfe, tapissier et valet de chambre du Roi, demeurant à Saint- Germain des Prés lès Paris, rue de Seine, paroisse SainIrStiIpice, légataire particulière et universelle de défunte Madeleine Béjard, fille majeure, sa sœur, par ses testament et codicile ', etc., et encore Comme tutrice de Madeleine-Esprit Poquelin, fille mineure dudit défunt Meur Molière et d'elle , légataire universelle substituée de ladite défunte damoiselle Madeleine Béjard, sa tante, par ledit testament; et M* GhaYles Gardé, conseiller du Roi, trésorier du sceau de la chancellerie de Paris, y demeurant rue du Regard, paroisse Saint- Sauveur, au nom et comme exécuteur desdits testament et codicile^ etc., d'autre part; disant lesdits damoiselle Molière et sieur Gardé que ladite défunte damoiselle Béjard auroit ordonné par son testament qu'il fût employé en acquisition de rentes ou héritages une somme suffisante, pour, des fruits et revenus qui en proviendroient, èite payé par chacun jour à perpétuité cinq sols à cinq pauvres de ladite paroisse Sainl^Paul de cette ville de Paris, en l'honneur des dnq plaies de notre seigneur Jésus-Ghrist, et lesdits damoiselle Mo* liens et sieur Gardé, désirant satisfaire % l'intention de ladite défunte, ils auroient proposé auxdits sieurs marguilliers de passer contrat de fondation pour ce nécessaire, et, en ayant conféré avec eut. Il auroit été jugé à propos de faire passer cette aumône au profit des pauvres honteui de la Gharité de ladite paroisse Saint-Paul et des petites écoles des pauvres enfants de ladite Cftiarité.
En conséquence de quoi a été fait entre lesdites parties ce qui ensuit : savoir est qu'après que ladite damoiselle Molière, èsdits noms, tant pour elle que pour les intéressés à Tavenir en la nomination desdits pauvres à eux déférée par ledit testament, s'est désistée et départie dès maintenant, pour toujours, d'icelle nomination, môme qu'en tant que besoin seroitelley a, èsdits noms et qualités, renoncé et renonce par ces présentes^ et par ces mêmes présentes, du consentement dudit sieur Cardé, audit nom d'exécuteur dudit testament, cédé, transporté et délaissé, et promis èsdits noms solidairement garantir, etc., auxdits sieurs marguilliers, ce acceptant audit nom, deux cents livres de rente assignées sur Je clergé de France, en deux parties, etc., lesquelles deux rentes ont été acquises par ladite damoiselle Molière, èsdits noms, d'Antoine Gaudet, sieur des Vaux» el damoiselle Ghariotte le ffiordy, sa femme, par contrat passé pardevant M«« Bo&Dt et Môusnier , notidres audit Châtelel, le quatrième