‹ Recherches sur Molière et sur sa familleChapitre 140 sur 165 · fieeaimnt n»XL · texte numérisé non relu

fieeaimnt n»XL

DOCUMÉNtS. m

mard nd] toc cént éobraste^iiize, etc. Plus ladHd daïDOiselle Molière cède aussi auxâits siears margnilUenr, audit nom, iotis les arrérages qui soùi dus et écbus desdites deux ceitts lirres dé rente depuis qu'elle a droH d'en jouir, etc., lesquels arrérages échus et qui seront perçus à Farenir, à toujours, desdites deux cents livres de rente, seront employés à perpétuité par lesdits sieurs marguilHers, audit nom, au profit des pauvres honteux de la Ghaiîté de ladite paroisse Saint-^Paul * et des pauvres enfants des petites écoles de ladite Gha^rité , es mains du secrétaire de la compagnie d'icelle Charité et sous ses quittances, pour Pexécotion et accomplissement de Tintention de ladite défunte damoiselle Béjard et en conformité de sondit testament, etc. ; et au moyen du présent contrat, ledit testament de ladite défunte est exécuté de la part de ladite damoiselle Molière et dudit sieur Cardé, èsdits noms, à cet égard. A ce faire est intervenu et fut pré&ent messire André Hameau, conseiller du Hoi en sa cour de Parlement, docteur en théologie de la maison et société de Sorbonne, et curé de ladite église et paroisse Saint-Paul, lequel a eu le présent contrat agréable, et en a consenti et consent Texécution en totit son contenu, etc. Fait et passé à Paris, au bureau de ladite église Saint- Paul, Tan mil six cent soûant^dix-sept, le mardi avant midi seizième jour de mars, etc.

1677. — 28 mai.

LETTRES DE BATIPICATION DU CONTRAT PASSÉ ENTRE LA VEUVE DE MOLIÈRE. ET LES HARGUILLIERS DE SAINT-PAUL.

Archives de TAdministration de l'Assistance Publique. Hôpital général, n° 692.

Louis, par la grftce de Dieu, Roi de France et de Navarre, à tous^ ceux qui ces présentes verront, salut» Nos cbers et bien-amés les

1. La paroisse de Sainte-Marguerite, ftinbourg Saint- Antoine , était alors réunie à la paroisse de Saint-Paul. Le 16 mars 1718, par partage passé devant Le Chanteur et Savalette, notaires au Châtelet, entre les marguilliers et le curé de Saint-Paul, d'une part, et le curé et les marguilliere de Sainte- MOrgoefite, d'autre part^ « attendu la séparation de ladite paroisse Sainte*' Margueritf d'aree celle de Saint-Paul^ » il est délaissé aux écoles de Sainte- Margierite, cinquante livrée de rente sur les deux cents livres données en 1677 par la veuve de Molière, en exécution du testament de sa saur; mais les noms de Madeleine et d'Armande Béjard ne paraissent plus dans cet aete de partage. {Archineg de VAdminittraHon de VÀssistance Publique, H^pméénérol, n* 092.)

margailliers de rœnvre et fabrique de Téglise paroissiale Saint-Paul, à Paris , nous ont fait remontrer que par contrat en forme de transaction passée par devant Foignart et Moufle, notaires au Ghàtelet de Paris, le seizième mars de la présente année mil six cent soizantedix-sept, entre eux , d'une part ; et damoiselle Armande-Grésinde- Glaire-Élisabeth de Béjard, veuve de feu Jean-Baptiste Poquelin, sieur de Molière, tapissier et valet de notre chambre, légataire particulière et universelle dô feu Madeleine Béjard, sa sœur, tutrice de Madeleine-Esprit Poc^ueliQ, sa fille, et Gharles Gardé, trésorier du sceau de la chancellerie de Paris, comme exécuteur du testament de ladite défunte, et pour satisfaire au legs fait par icelui en faveur des pauvres et accepté par lesdits sieurs marguilliers pour les pauvres de la Gharité de ladite paroisse, ils ont acquis et accepté, audit nom de ladite damoiselle de Molière, du consentement dudit sieur Gardé, audit nom, deux cents livres de rente assignées sur le clergé de France, etc., pour jouir de laquelle rente par lesdits sieurs exposants, audit nom, et leurs successeurs mai^iïliers de ladite paroisse Saint-Paul de Paris, etc. ; ils nous ont très-humblement fait supplier leur vouloir accorder nos lettres de ratification sur ce nécessaires. A ces causes, de Tavis de notre conseil qui a vu ledit contrat d'acquisition, etc,, nous avons icelui ratifié, approuvé et confirmé, etc. Gartel est notre plaisir; en témoin de quoi nous avons fait mettre nôtres scel à cesdites présentes. Donné à Paris, le vingt-huitième jour de mai, Tan de grâce mil six cent soixante-dix-sept, et de notre règne le trente-cinquième, signé sur le repli : Par le Roi, de Guedeville, avec grille et paraphe.

1677. — 29 mai.

CONTRAT DE IIARUGE ENTRE ISAAC-FRANÇOIS GUÉRJN ET ARHANDE BÉJARD, VEUVE DE MOUÈRE.

Minutes de M« Defresne.

Par devant les conseillers du Roi, notaires garde-notes de Sa Majesté au Ghàtelet de Paris, soussignés, furent présents Isaac-François Guérin, officier de la maison du Roi et bourgeois de Paris, y demeurant cour du Palais, paroisse de la basse Sainte-Ghapelle, fils de défunt Gharles Guérin, vivant aussi officier du Roi, et de damoiselle Françoise Destrichey de Bradam, à présent sa veuve, de laquelle il a le consentement à TefTet des présentes, ainsi qu'il a fait apparoir

par acte qu'il a représenté, passé par devant Audier et Gourdan, notaires royaux à Marseille, le vingt-troisième de mars dernier, demeuré annexé à ces présentes *, après avoir été paraphé ne varietur par ledit sieur Guérin et par les notaires soussignés, d'une part ; et damoiselle Ârmande-Grésinde-Glaire-Élisabeth Béjard, veuve de défunt Jean-Baptiste Poquelin de Molière, valet de chambre ordinaire du Roî, demeurant dite cour du Palais, en la même paroisse de la basse Sainte-Chapelle, d'autre part.

Lesquelles parties, volontairement et en la présence et par Pavis et conseil d'Anne Guérin, tante paternelle dudit Guérin, veuve de Jean Ancelin, bourgeois de Paris; de Marie Ancelin, veuve de Antoine Poussepré, marchand franger à Paris, sa cousine germaine ; Jean-Baptiste Aubry, paveur du Roi, beau-frère de ladite future épouse à cause de Geneviève Béjard, sa femme, et de M« Jacques Baudelot, conseiller du Roi, commissaire enquêteur et examinateur audit Chàtelet, et de Jean Gandouin, marchand bourgeois de Paris, ami de ladite damoiselle ; damoiselle Anne-Marie Martin , femme dudit sieur Aubry ; et d'Anne Thomas, femme dudit sieur Gandouin, ont reconnu et confessé avoir fait entièrement de bonne foi les traité et conventions de mariage qui ensuivent : c'est à savoir que lesdits sieur Guérin et damoiselle Molière ont respectivement promis se prendre en foi et loi de mariage, etc., pour être, comme en eflfet lesdits sieur et damoiselle futurs époux seront, communs de biens meubles et conquéts immeubles, suivant la coutume de cette ville, prévôté et vicomte de Paris, etc.

Ladite damoiselle future épouse apportera audit futur époux, la veille de leurs épousailles, tous les meubles, ustensiles d'hôtel, linge, habits, vaisselle d'argent et d'étain , titres, papiers et effets contenus en l'inventaire fait à la requête de ladite damoiselle future épouse, après le décès dudit sieur de Molière, par Levasseur l'alné et son collègue, notaires audit Chàtelet, le. . . . jour de .... mil six cent soixante. . . .'et autres jours suivants , dont sera fait recollement incessamment par les notaires soussignés ; au pied duquel ledit sieur futur époux s'en chargera tant envers ladite damoiselle future épouse qu'envers damoiselle Marie-Madeleine -Esprit Poquelin, fille mineure dudit défunt sieur de Molière, et de ladite damoiselle sa veuve, dont ladite damoiselle veuve a la tutelle, et de laquelle ledit siéur futur époux se fera aussi élire tuteur, conjointement avec elle, aussitôt que leur mariage aura été célébré; comme aussi ladite damoiselle future épouse apportera audit futur époux tous les autres

1. Cet acte est en effet annexé au contrat de mariage. La mère de Guérin y est nommée Françoise de Trichet de Bradam.

2. Document n» XLV. Ces lacunes existent dans la minute originale du contrat de mariage d'Armande Béjard avec Guérin.

30S DOGUMBHTIH^

iMnB et 9Ms qu'elle « acquU depou le àéd» d«idi| fi9u «îoar son mari, donl;s«ra aussi f^t ua ^t iflo^8wmgwat,»u pi^ doiia^l liAit fliaiir fatur époux «'en chargea. .

Pe tous lesqu9b hm$ ^ eOE^its qui se trou?eroiU appa^rUoir à la» dite damoiselle future épouse, le tiers euir»ra ea ladite eoiomuuauté et les deux autres tiers sortiront nature de propre à ladite damuoi^ «elle future épouse et aux sieoa de sou cMé et ligue, easemUe tout ce qui lui adviendra et écherra peadaut ledit mariage « par sueeea^ iioD, donation, leg» testamentaires ou autremejit| Iwt w maobies qu'immeubles.

j;.edit sieur futur époux a douié ladite darooiseUe ûitura ép<mse de cinq cents livres de rente par chacun an de douaire préùx^ pour en jouir aussitôt qu'il y aura lieu, suivant la coutume de Pans. Le aorvyiTsnt desdits futurs 4poux aura et prendra par ^éciput et avAShtage, avani partage des biens de ladite communauité, tab (ju'il voiir dra choisir, suivant la prisée de rinventaîre'qui en sera £9it et eans crue, jusqu'à la somme de trois mille livres ou ladite eonune en deniers comptants, au choix dudit survivant; sera loisijble à ladite da^ moiselle future épouse, à la fille de son précédent lit, et aux enfaats qui naîtront dudit futur mariage d'accepter ladite 4X>nimunauJté ou y reooncer, et, j renonçant, reprendre fraoehament et quittemen^topt ce que ladite damoiselle future épouse aura apporté audit fu^bur ma*riage, etc.

Ladite damoiselle Marie-Madeleine-Esprit Poquelin de Moli^ sera nourrie, entretenue et fait instruire selon 3a condition jusqu'à l'âge de vingt ans, aux dépens de ladite communauté, sur le revenu de son bien, sans lui en faire aucun autr^ profit jusqu'audU âge de vingt ans.

En faveur dudit fiitur mariage, ladite damoiselle future épouae a, par ces présentes, fait donation entre-vifs audit sieur futur époux, ce acceptant, tout ce que l'édit des secondes noces lui permet de donner de ses biens, tant meubles que immeuble» et effets mobiliers, pour en jouir en i^eine propriété comme de chose à lui appartenant, au ca* qu'il survive Udite damoiseUe, et qu'il n'y ait aucun eniant issu de leur mariage, vivant au jour de la dissolution d'icelui, et non autrement; et, réciproquement, eu faveur dudit futur majriage a été convenu entre lesdits futurs époux que si l^dit futur époux prédécède ladite future épouse aans enfant is$u dudit futur managa» vivant au jour de la dissolution d'icelui, en ca <5as tous Jee bms et effets de ladite communa»té, droits et aptious généralement qaalconques, appartiendront entièrement à ladite damoiselle future épouse, sans que les héritiers dudit futur époux puissent prétendre aucune chose auxdHs biens, etc.

Fait et passé à Paris, en la maison de la dite damoiselle future épouse, le vmgt-neuvième jour de mai, après midi, l'an mUsix cent

DOfîUMBNTS. 803

soizantoHik-sept, et oot signé, s«if ladite Axm» Goério, foi a 4â^ darer ne saroir écjâre m sîgïmi

IzAAC François Guerin.

Armânde Ghssdos Cuass Bbubabbt Béjabd.

Marie âucelin.

Gaîîdouin. Baudelot.

Anne Martin. Aubry.

Anne Thomas.

JULLIEN. LeMAISTRE.

LU

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