ST GUÉRSI PEU ET FILS
Minutes de M* Cottin.
Par devant, etc., furent présents Isaac-Françoîs Gnërm, sieur du Tricher, officier du Roi, demeurant à Paris, me des Fosés-Saint- Germain, paroisse Saint-Sulpice, d'one part;
Damoisellc Marie-Madeleine-Esprit Poquelin de Molière, fille majcnre, usante et jouissante de ses biens et droits, héritière pour moitié de défunte damoiselle Armande^résinde-Glaire-Élisabeth Béjard sa mère, au jour de son décès femme dudit sieur Guérin, et auparavant veuve de défunt Jean-Baptiste Poquelin de Molière^ vivant tapissier valet de chambre du Roi; et encore ladite damoiselle Poquelin de Molière, légataire universelle substituée de défonte damoiselle Madeleine Béjard, sa tante, suivant son testament et ordonnance de dernière volonté, reçu par Ogier et Moufle, notaires au Châtelet de Paris, le 9 janvier 1672, et codicDes reçus par les mômes notaires le 14 février ensuivant*, demeurant aussi à Paris, rue du Petit-Lion, faubourg Saint-Germain, susdite paroisse, d'autre part;
Et Nicolas-Armand-Martial Guérin, à présent majeur de vin^t-cing ans, fils dudit sieur Guérin et de ladite défunte damoiselle Armande- Grésmde-Claire-Élisabeth Béjard, ses père et mère , et héritier pour 1 autre moitié de ladite défunte sa mère avec ledit sieur, son père susdite rue des Fossés-Saint-Germain, encore d'autre part ;
Lesquelles parties ont dit qu'après le décès de ladite damoiselle Armande-Grésinde-Claire-Élisabetii Béjard, ayant été fait inventaire des biens par elle délaissés par Bellanger le jeune» et son confrère notaires au Châtelet de Paris, le 29 décembre 1700 et autres jours sui^ vants, et ledit sieur Guérin père s'étant chargé de tout le contenu en icelui 11 a rendu audit sieur Guérin fils et à ladite damoiselle de Molière deux comptes àFamlable, le premier du mobilier contenu audit inventaire, lequel ils ont vu et examiné, et arrêté avec leurs conseils sous leurs seings privés le 18 septembre de la présente an< née 1703, par lequel ladite damoiselle de Molière est restée débi-
l. Document n» XL.
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trice envers ledit sieur Guérin père de la somme de 459* 3» 8^, et ledit sieur Guérin père débiteur envers le sieur Guérin, son fils, de la somme de 6097* 18% en ce non compris le chapitre de reprise dudit compte, suivant lequel ledit sieur Guérin fils et ladite damoiselle de Molière ont chacun à recouvrer sur les débiteurs y dénommés la somme de 524* 7% et le second des intérêts des sommes principales couchées dans les 1«', 2«, 3® et 4« chapitres de recette du précédent compte, et des arrérages par lui touchés, qui étoient dus lors de la clôture dudit inventaire et qui sont depuis échus, savoir : de rentes sur les aides et gabelles jusqu'au dernier décembre 1702, celles sur le Clergé jusques et compris les deux premiers quartiers de i'année 1669, lesdites rentes provenant tant dudit legs universel fait par ladite damoiselle Madeleine Béjard en faveur de ladite damoiselle Armande-Grésinde-Claire-ÉIisabeth Béjard, que des propres de ladite damoiselle Armand e-Grésinde-Claire-Élisabeth Béjard et des conquêts de sa communauté avec ledit sieur Guérin, suivant les quittances qui ont été fournies aux payeurs desdites rentes; ledit compte aussi vu, examiné et arrêté comme le précédent, sous leurs seings privés, le 29 du présent mois de novembre 1703, par lequel ledit sieur Guérin père s'est trouvé reliquataire envers ladite damoiselle Molière de la somme de 2686* 18*, et envers ledit sieur Guérin fils dé celle de 1602* 11* 3**; et voulant présentement liquider ce qui est dû tant, à ladite damoiselle de Molière qu'audit sieur Guérin fils par la clôture desdits deux comptes, ladite damoiselle de Molière a fait déduction audit sieur Guérin père de la somme de 459* 3» 8^ dont elle s'est trouvée débitrice envers lui par le finito du premier compte sur celle de 2686* 18» dont il s'est trouvé redevable envers elle par le finito du second, ainsi ledit sieur Guérin ne s'est plus trouvé son débiteur que de la somme de 2227* 14» 4**, laquelle somme il lui a présentement baillée et payée; et à l'égard du sieur Guérin fils, joignant ensemble les sommes de 6097* 18* et de 1602* 11» 3*^ dont ledit sieur Guérin père s'est trouvé reliquataire envers lui par lesdits deux comptes, elles se sont trouvé monter à la somme de 7700* 9» 3^, laquelle somme ledit sieur Guérin père promet et s'oblige payer audit sieur Guérin fils à sa volonté, à la déduction néanmoins des nourritures et entretiens, et sommes de deniers par lui aussi fournies audit sieur Guérin fils depuis le décès de ladite défunte sa mère, pour raison de quoi ils compteront ensemble.
Lesdites parties voulant ainsi procéder à la division et partage des biens immeubles délaissés par ladite damoiselle Armande-Grésinde- Claire-Élisabeth Béjard qui sont contenus audit inventaire, il en a été dressé l'état qui ensuit, à la décharge dudit inventaire :
Premièrement 1100* de rente sur les aides et gabelles de France, au principal de 22 400* constituées par les sieurs prévôt des mar-
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cbands et échevins de cette ville de Paris, du profit dudit sîetir Gaérin, par contrat passé par devant Lange et de Savigny, notaires sa Ghàtelet de Paris, le 29 juillet 16d8, lequel est inventorié sous la
cote deux dudit inventaire, ci 22400*.
Item. 1000* de rente sur lesdites aides et gabelles, an principal de 20000*, constituées au profit du sieurGuérin par devant Clignet et Bellanger le 11 janvier 1700 ; inventorié sous la cote trois, ci* 20 000«. lUm. La maison et jardin situés à Meudon, acquis par ladite défunte damoiselle Guérin par deux contrats passés, le premier devant Le Secq de Launay et Guichard, notaires, le 30 mars 1676, et le deuxième devant Mousnier et ledit Le Secq de Launay le 25 mai 1677, qui sont inventoriés sous les cotes quatre et cinq dudit inventaire, que les parties n'ont souhaité estimier.
liem. 306* de rente sur les aides et gabelles au principal de 6120*, constituées au profit de ladite défunte damoiselle Guérin par les prévôt des marchands, etc., par contrat passé devant Besnard et Garon, le 19 février 1682; inventorié sous la cote six dudit inventaire,
ci 6120«.
Item. kkO^ de rente sur les aides et gabelles au principal de 8880*, constituées au profit de ladite défunte damoiselle Guérin, par contrat passé devant Besnard et Garon^ le 19 février 1682; inventorié
sous la cote sept dudit inventaire, ci. 8860*.
Item, 135* de rente sur les aides et gabelles au principal de 2700*, constituées au profit de ladite défunte damoiselle Guérin, par contrat passé devant Auvraj et Caron, le 28 juin 1683 ; inventorié sous
la cote huit dudit inventaire , ci 2700*.
Item. Trois parties de rente sur le clergé de France, la première de 425* 6« par chacune année qui est de vingt mois, constituée le 26« jour d'avril 1664, acquise par ladite défunte damoiselle Guérin, es noms, du sieur Jean Mignot, par contrat passé devant Routier et Moufle, le 12 février 1674; la deuxième de 300* aussi par chacun an composé de vingt mois, acquise par ladite défunte damoiselle Guérin, es noms, de Jeanne de Grosse, veuve Philibert Jolly, parcon.trat passé par devant Desnots et Mousnier, le 3 septembre 1675, etc. ; et la troisième de 300* par chacun an de vingt mois, acquise par ladite damoiselle Guérin, es noms, de Louis Jolly, par contrat passé par devant Desnots et Mousnier le 26 octobre 1675, etc.; lesdites pièces inventoriées sous la cote neuf dudit inventaire, lesdites trois parties
de rente évaluées à la somme de 10250*.
Item, 8618* 17» 2^ appartenant à la communauté d'entre ladite défunte et ledit sieur Guérin dans le fonds et superficie de l'hôtel de la Gomédie, rue des Fossés-Saint-Germain, suivant les actes passés entre les comédiens du Roi les 22 septembre 1687 et 23 juin 1692. Et après avoir par lesdits sieur Guérin père et fils et ladite damoîselk de MoUère pri» communication arvec leurs conseils du présent
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état ev-âe9SHs«t de&cûQtrats et pièces coatenns. audit lArentaîre qui conoernentla propnékéxles biens immeubles y mentionnés, ils ont rer connu et sont demeurés d'accord (|a& distraction doit être faite, ainsL qu'elle a présentefflent étéiaite du consentemenitdesdits sieurs Goétrm père et fils, su profit de kdite damqiaailft de Molière, à cause du Ifigs fait par ladite défunte damoiselle Madeleine .Béjard,jsa tante,. par son testament et codieîles devant datés .:
Premièrement, des 444* de rente mentionnées audit état, qui sont constituées pardenrant Besnard et.Garon, le 19.février 1682, aumoyen de ce. que les 8893*, qui font le principal de ladite rente, prorenoient, ainsi qu'il est expliqué dans ledit contrat, du remboursement, fait.à ladite défonte damoiseUe GoMn de plusieurs parties de rente sur. les aides et gabelles qu'elle avoit acquises de M. Jean Mignot, bourgeois ;de Paris, par contrat passé par devant Routier et Moufle^ le 12 février 1674%. des deniers procédant dudit Legs universel fait par ladite défnnte damoiselle Madeleine Béjard..
Hus des 13â* de rente constituées, par devant Auvray et Garon, 1& 28 juin 1683, au moyen de ce que, suivant qu'il est expliqué audit contrat, les 2700* faisant le sort principal de ladite, rente, proviennent du remboursement de 372* de rente sur les aides et gabelles, acquises de dame Anne Càdearei, épouse séparée quant aux biens de Jean Mathon, par contrat passé par devant Mousnier et son confrère le 9 avril 1675, des deniers provenant dudit legs univessel.
Plus des 425*6» de rente sur le clergé de France, dont on est payé en vingt mois de la totalité, acquis par ladite défunte damoiselle. Guérin dudit sieur Mignot, par contrat du 12 février 1674, passé par devant Routier et Moufle, des deniers provenant dudit legs universel.
Consentant liesdits sieurs Guérin père et fis que ladite damoiselle de Molière jouisse desdites parties de rente. comme à elle appartenant au moyen du legs porté par les testament et codidle de ladite défunte damoiselle Madeleine Béjard, n'en ayant été ici parlé dans l'état précédent que pour la décharge de l'inventaire fait après le décès de ladite défunte damoiselle Guérin, et à cet effet ledit sieur Guérin père promet et s'oblige de remettre incessamment entre les mains de ladite damoiselle de Molière les coi^rats et pièces concernant la propriété desdites trois parties de rente ^ ainsi que ledit steur Guérin fils l'a présentement consenti.
Ont aussi reconnu que les 306* de rente sur les aides de France, constituées, etc., par devant Besnard et Caron, le 19 février 1682, et ks deux parties de rente de 300* chacune snr le Clergé, m^itionnôes audit état, proviennent des conquètsde la première oomuMinauté de biens qui a été entre ledit défunt sieur de Molière et ladite défunte, au moyen de ce qu'à Tégard desdites 306* de rente les 6120* qui en