‹ Recherches sur Molière et sur sa familleChapitre 154 sur 165 · PREMIER TESTAMENT DE CLAUDE DE RAGHEL DE MONTALANT · texte numérisé non relu

PREMIER TESTAMENT DE CLAUDE DE RAGHEL DE MONTALANT

Minutes de M* Arsène Vassal.

Fut présent Claude Rachel , écuyer, sieur de Montalant , demeurant à Paris, rue du Four, paroisse Saint- Sulpice, trouvé assis en son fauteuil, en une chambre au premier étage, ayant vue sur la rue, dépendante d'une maison située à Paris susdite rue du Four , dont la damoiselle Mazeline est propriétaire ; ledit sieur de Montalant étant en assez bonne santé de corps, mais très-sain d'esprit et d'entendement, ainsi qu'il est apparu aux notaires soussignés par ses discours et actions ; lequel, dans la vue de la mort , après avoir recommandé son âme à Dieu, a fait son présent testament qu'il a dicté et nommé aux notaires soussignés de la manière qui suit :

Premièrement, désire qu'il ne soit employé aux frais de son en-

terrement que la somme de deux cents livres, se rapportant au surplus à la prudence et discrétion de son exécuteur testamentaire ci-après nommé, lui recommandant seulement de faire célébrer, s'il est possible, une messe haute son corps présent.

Désire pareillement qu'il soit employé la somme de cent livres à faire prier Dieu pour le repos de Tàme dudit sieur testateur.

Veut et entend que la nommée Meunier*, sa gouvernante, qui est entrée à son service le vingt mai mil sept cent vingt-trois , sur le pied de cent livres de gages par an , ait , outre sesdits gages, cent livres par chacune des années qu'elle se trouvera avoir demeuré chez ledit sieur testateur en ladite qualité, dont il lui fait don et legs pourvu qu'elle soit encore au service dudit sieur testateur, aujour de son décès.

Donne et lègue au sieur Breton, son cousin germain, ancien officier réformé, demeurant aux Invalides, la somme de cinq cents livres une fois payée.

Donne et lègue à la damoiselle Poquelin, femme du sieur Pierre Ghapuis*, bourgeois de Paris, une action et trois dixièmes d'action sur la Compagnie des Indes, avec le grand portrait de la défunte femme dudit sieur testateur qui étoij; cousine germaine de ladite damoiselle Chapuis.

1. Dans la quittance de son legs donnée par elle le 2 mars 1739, elle est nommée Marguerite Cousin, veuve de Benoit Meunier, tapissier. (Minutes de jr« Arsène Vassal.) Il est à remarquer que cette gouvernante était entrée au service de M. de Montalant au moment de la mort de la fille de Molière , décédée à Argenteuil le 23 mai 1723 , suivant son acte de décès dont voici la teneur :

« Le. lundi 24* mai 1723, Esprit-Madeleine Poquelin de Molière, âgée de cinquante-sept ans et demi, épouse de M> Claude Rachel, écuyer, sieur de Montalant, décédée le jour précédent, en sa maison d' Argenteuil , rue de Calée, a été inhumée dans l'église dudit lieu, en présence d'André Pothron, maçon de la maison, soussigné.

André Pothron. De Peyras, vicaire. »

2. Dans un Album et Memorandumj manuscrit du dix-septième siècle qui a appartenu successivement à un gentilhomme danois nommé Justin Hog, et à Gilles Macé, négociant à Marseille, on trouve inscrits les noms de Jean Poquelin, de Paris, et d'un jeune apprenti portant le nom de Chapuis. Voici l'article qui les concerne :

c Du dimanche 7 de mars 1655. Jean Poquelin de Paris est venu demeurer aveq moy en payant pension telle que je reyglèray qui sera deux centz livres. » Gilles Macé n'a divulgué sa profession dans aucune de ses notes, mais il parait s'être livré au commerce du Levant. Plusieurs jeunes gens vinrent demeurer chez lui de 1633 à 1654 pour apprendre la vertu et la vacation ou pot<r y manger et pour y servir au contouer , entre autres et postérieurement à 1654 « le' petit Chapuys, à 200 livres de pension par an. » {Description raisonnée d'une collection choisie d*anciens manuscrits j elc, réunis par les soins de M. J. Techener, 1** partie, 1862, in-S**, pages 2 à 5.)

VA WCXOÊBMWS.

DoBii» et Vhfpae à Mite dâmeiseUa GbApnis et à kl ânnolieUe Pa» ^pielin, sa sœar, allé msqeiira, le îtM el pvopriéiè d'unie rente ai êdu eent emqiiiaftte Ihrres, an prmdpfid de diiB anlle Imes, eensti*' taée audit sieur testateur sur les aides gabeUee, par ctm!bÊ^i du dis^ geiif juillet mil sept ecnl qilimîey poaîr par eUes e» jouir loreifao le douaire de la daraoîeelle 6«iignifdy veore en premièrea noee» da tieur Guérm et en eeooiidea dm eiew^ Belin, se» éteiat; e&tendabl ledit sieitf testateur ^aa eas> qae ladite dameiseile Ghapui^vieiitie à décéder avant lu>, aea enfants aient dam le legs de ladite rente la asôme part qn'auroit eoe leur mère, eotttme anesi qu^ikproAteBteii entier du legs cl-deesas hit à ladite damoiee^le Ghapois aetile, à l'effet de quoi il lear em fait d« lovt den et le§^; et en eas^fue laéiie damoiselle Poquelin , sœur de ladite damoiselle GfaiBpnis-,< vi«tae à décéder avant ledit sieur testateur, il mtead que sa part aeeroiase | à ladite demoiselle Ghapuis, sa sœur , ou à son d^iiut à aea enfasts^ ' leur en faisant pareillement don et legs. i

Donne et lègue au sieur de SainUjelais le portraii de feu M. Mo- I lière qu'il lui a déjà délivré '^ I

Donne et l^e audit sieur Bretoa la jjMnssaiiee, sa vie durait, de \ deux parties de rentes de soixânteniouze livres cfaaoiuiey apparte^ nant audit testateur, sur le Glergé. ]

Et quant au surplus de tous ses biens meubles et immeubles ledit sieur testateur les donne et lègue à la dame veuve des Lèzes, sa niècor à la damoiselle Davenne^ sa cousine issue de germaine, épouse du sîeur Astier, à la fii>le qu'elle a de son mariage avec ledit sieuT Aatier, et atnc enfanta (jai poorront naitre d'elle en légitime mariage, et aux quatre enfants de défunte damoiselle Da venue, épouse dtr ' sieur Corel, sœur de ladite damoiseUe Astier, qu'il nomme et in- i stitue ses légji^res. universels', etc.

I. Le portrait de Molière, peint par Mignard, se trouvait en 173DeIieK la comtesse de Feuquièras. (La Vie de Pierre Jf^nard, parTabbé de Monville; Paris, 1730, in-ï2, page 141.)

% Suivent diverses dispositions qu'il est inutile de repredaire. Mme des Lèzes mourut à Argenteuil ehez so» oncle, le 4 mar» 17^7; voici soo acte de décès, eitffftit des registres de la paroisse Saint-D^nis d'Aigeateiril :

« Le mardi cinquième mars mil sept cenê trente-^^pt, diadoe Marie-^Louise de Rachel de Montalant, yeuve de messire Jean Picon, éeuye^, teHsumff des Lèzes, conseiller di» Roi^^ président fréftorier géûéral de France au bureau de finciBoes de la géeémlité de Limoges» déeédée le jour précédent, ftgée d'environ seiiadite ans, a été inhumée dans ctette égiMse pavoissiaie, à la descente de la chapelle de todot daudey dans la sef du saint nom de Jésus, en présenee de messire I.e«i« de SérosTille/ avocat en Parlement et baiU4 de ce lieu, de PhilippeoAmbreise Le Tavemier, bowgeois de Paris, y demearanjt rue de Boufbon, paroisse Saint-Selpice, de'MaxiffiiMen Da Bas, chevalier de l'ordre de Sain^Looie, capitaine aaSe gardes suisaea, dm Claude-Denis SelKwieBs, éoayer, isieai de BonetonSy aqtii cbevaiits 4m

jDOCUMEHISk au

Et pour ^iémteT k préBent testameot ledit, sieux testateur a Bommé le siear dé La Salle, son hoai ami, qu'il prie, d'eu prendre la peiBe et de Vieiller à reBxploi qui sera fait d« mobilier; dudit sieuc testateur ea itaiaobilÀer^ Youkntque aoa exéfiutioQ dure JBsqa'à.Cfi que ledit eBi{)loi soit fait^le. priaai d'agréer OB' diamaiit.de lavaLam: de mille li vires dtooi il lui. îaài doa et le^^ révoquant tous testaments et Qodiciles q^7il poarroit Avoir faiits avaat le présent testament, auquel seul il s Vrête comme étant sou intention et dernière Tolonté* Ce fut ainsi fait, dieté et nomsaé par ledit sieur testateur auxdite na* tsûres soussignés, et à lui,, par l'un d'eux l'autre présent, relu, qu'il a dit avoir bien entendu et y a persévéré, à Paris, en ladite çbambra sus-déclarée, Tan mil sept cent treutfi-quatre, la onze janvier^ à une. beure api^a midi, et a signé :

Rachel Montalant.

Tournois. Boivin.

1736. — 5 juillet.

msrkrvm faite far glauite ds hacbel vb hoktalamt

AUX AU0USTIIfS D'ARGBNTBUIL.

Titre de propriété de M.. Récappé etminutes.de W Arsène Vassal.

Par devant le conseiller du Roi , notaire au Châteîet de Paris, et les témoins ci-après nommés, soussignés, furent présents : Claude Rachel, écuyer, sieur de Montalant, demeurant à Argenteuil, rue de Calais, paroisse Saint-Denis d' Argenteuil, d'une part ;

l'ordre de Samt-Louis, ancien chevau-léger de la garde de Sa Bftjesté, et d'Etienne Duny, marchand épici^, aiieien marguillier qui ont signé avee nous, etc. »

L'inventaire fait le 6 mars. 1737 par ûnuphire Thuillier,.. greffier et tabeU lion du bailliage d'Àrgenteuil « en la maison où est demeurant ledit sieur de Montalant, sise en ce lieu, me de Calais, où est décédée ladite dame des Lèzear», mentionne ce le contrat de mariage de ladite défante passé devant Armand, notaire à Toidon, le 24 décembre* 1696», indique que sou mari possédait les terres et seigneuries- des L&zeé et dfi Ghasseneuil,.et qu^il était mort en 173^ Le 3«vriL1737., M. de Montalant déclafe « que son âge de quatre-vingt* onze années et son état d'infirmité ne lui permettant pas d^eutrer dairs la discussion des biens et affaires de la succession de ladite défunte dame sa nièce, et' le Seigneur, par sa gr&ce, l'ayant mis hon^ éTétat d'^en avoir besoin, » il renonce « à la socoesâon' de ladite défUnte*» 0UhuU$ tU Mf Dteotnv notaâ» à AirgenleuiL)).

ikk DOCUMENTS.

Et le réYérend père Joachim de Saînte-Ânne , prieur, révérends pères Philippe de Sainte-Madeleine, Léon de Saint-Antoine, Raphaël de Sainte-Glotilde, Jéréme de Sainte-Monique, Germain de Notre- Dame des Victoires, tous prêtres religieux du couvent des réyérends pères Augustins déchaussés, au bourg d'Argenteuil , assemblés au son de la cloche en la manière accoutumée, dans la salle du Chapitre , où ils délibèrent ordinairement de leurs affisûres , assistés , autorisés et du consentement, en tant que besoin est, du révérend père Ambroise de Sainte-Félicité, prêtre provincial de la province de France, actuellement audit Argenteuil, pour ce présent, d'autre part.

Lesquelles parties ont dit , savoir : ledit sieur de Montalant que , pour la gloire de Dieu, il auroit fait construire la chapelle ci-après énoncée, à ses frais et dépens , qu^îl est dans le dessein de donner anxdits religieux, avec les dépendances ci-après expliquées seulement, comme en effet il a, par ces présentes, aux conditions suivantes, donné par donation entre vifs, pure et simple, et irrévocable, en la meilleure forme que donation puisse avoir lieu, au couvent et anxdits religieux Augustins déchaussés dudit Argenteuil, ce acceptant par lesdits religieux comparants, assistés et autorisés par ledit révérend père Ambroise de Sainte-Félicité, provincial, une chapelle sous Tinvocation du Saint-Esprit, que ledit sieur de Montalant a fait construire à neuf sur un terrain à lui appartenant, donnant sur la rue de Calais, à côté de sa maison, ensemble une petite sacristie à côté de Tautel de ladite^ chapelle, et une petite salle attenant ladite sacristie, dans laquelle sera ouverte une porte pour entrer par icelle sacristie. La porte de ladite salle qui donne sur la petite cour sera murée aux dépens desdits religieux après le décès dudit sieur de Montalant , et seront tenus, pour entrer dans ladite chapelle, de faire aussi à leurs frais ouvrir une porte sur ladite rue de Calais ; et à Tégard de la porte qui est dans ladite petite cour pour entrer dans ladite chapelle, elle y restera et il y aura deux serrures et deux clefs différentes, dont une demeurera es mains dudit sieur de Montalant et à ceux auxquels la maison appartiendra après lui, pour y entrer toutes fois et quand on dira la messe, et Pautre clef restera entre les mains desdits religieux. Et pour la tribune que ledit sieur de Montalant a fait construire sur la porte cochère en entrant dans sa maison , qui donne dans la dite chapelle, le droit d'icelle tribune demeurera à perpétuité attaché à ladite maison sans pouvoir le lui disputer, à laquelle tribune néanmoins il sera loisible auxdits religieux de faire mettre, après le décès dudit sieur de Montalant, une grille à grands carreaux, les vues tant de ladite chapelle que desdites sacristie et petite salle resteront grillées comme elles sont actuellement. Tenant ladite chapelle d'un côté sur ladite rue de Calais, d'autre sur ladite petite cour, d'un bout sur la grande

c6ur, et d^autre sur Michel David, vigneron, ainsi que ladite chapelle, sacristie et petite salle se comportent, sans réserve.

Est compris dans la présente donation toutes les boiseries, tableaux, chandeliers et autres ornements au long détaillés dans le mémoire qui est demeuré annexé, etc., lesquels ornements resteront toujours dans ladite chapelle sans pouvoir par lesdits religieux les déplacer; pour, par lesdits religieux et leurs successeurs, jouir^ faire et disposer de ladite chapelle, sacristie et petite salle, comme de chose leur appartenante, aux charges ci-devant expliquées, et d'entretenir ladite chapelle en bon état, tant de grosses que de menues réparations, à commencer la jouissance de ce jourd'hui.

Cette donation ainsi faite auxdites conditions ci-dessus et aux au* très chaiiges ci-après expliquées, et encore de payer les cens et redevances, si aucuns sont dus par ladite chapelle, sacristie et petite salle, aux seigneurs de qui elles relèvent, transportant ledit sieur de Montalant, sous lesdites conditions ci-dessus et ci-après, auxdits religieux, tous droits de propriété, dessaisissant, etc.

Et voulant ledit sieur de Montalant , pour la plus grande gloire de Dieu, fonder à perpétuité dans ladite chapelle une messe basse et un De profundis^ à l'intention dudit sieur de Montalant et, après son décès, pour le repos de son âme et de celles de ses proches, laquelle messe sera célébrée à onze heures du matin tous les dimanches et fêtes de Tannée, dans lesquelles fêtes sera compris le jour de saint Claude, patron dudit sieur de Montalant, icelui sieur de Montalant auroit proposé auxdits religieux de leur payer une fois seulement , la somme 4c quatre mille livres, à la charge par eux d'en faire un emploi en acquisition de terre ou héritage, pour sûreté de Pexécution de ladite fondation, et de payer à ses frais les droits d'amortissement dûs à cause de la présente fondation , à la charge par eux de faire dire et célébrer à perpétuité ladite messe basse et ledit De fiTofundis à onze heures du matin, lesdits jours de dimanches et fêtes de Tannée, et ledit jour de saint Claude, et de fournir pour ce, pain, vin, luminaire et autres ornements nécessaires; plus de pay»r audit révérend père Germain de Notre-Dame des Victoires quarante livres de rente et pension viagère sa vie durant , laquelle le suivra dans tous les couvents où il pourra aller demeurer par la suite.

Lesquelles propositions lesdits religieux ont acceptées, ce faisant, se sont obligés tant pour eux que pour leurs successeurs de faire dire et célébrer à perpétuité lesdites messes et ledit De profundiSy aux intentions ci-dessus marquées et aux jours et heures, de fournir tous ornements nécessaires, à commencer du jour de dimanche prochain, huit du présent mois de juillet, et de payer ladite pension audit père Germain de Notre-Dame des Victoires, comme il est ci-devant marqué.

En conséquence de quoi ledit sieur de Montalant a présentement

S46 JXKSSUBmm

iMîIlé, payé, oompté et néeUement délivré ypréaoïtv téimiiBS et le notaire soussîgnéft, en, louis, dfor et d'tf9^ «kmoaDoiâ at^anicoam, Mxdita raligîeaz qui le reeoimotSBeiitv ladite lomae de quatce mille Mrres, dont ils en sont oontenta et en qatttent et déchai^Dt kdit aienr de Montaiaat; et à I^iastant ladite flomme a été Boise etdépoaée è» maûif de Borvin, aotaioe soussigné:, pour p«r kii la garder jiisqu?à ee qu'il ait été trouvé un emploi solide ponr sûiieté de ladite fondatkn; expéditioai du contsat d'acqiûallon qui sera Mte de ladite eomme, en bonne fonBe, sera £o»niie audit siemr de Moaitalaot.

Plus s'<:Mige ledit sieur de Montabmt de pagrer ce quf il eonvisn^ dra pour le droit d'amortÎBseiiient et autres dvocts de la présente Ibodatton, inoèssamment, eH faire en sorte que, pour raison de oe, lesdits religieux n'en soient inquiétés ni cecherchés en façon qudcoDir qM, etc. La présente fondation faite sont la condition expresse sans laquelle lesdits religieux reoonnoissent que ledit si^ir de Monta* kmt n*eût fait les présentes donation et fondati<ffl, qui efit que toutes les conditions ci^desBus seront ponctuellement exécutéesi, sans quoi qu^il sera pemis à M; le euré d'Argenteuii et à ses soccesseurs, eurésy de se mettre en possession de ladite chapeUe et des biens destinés à Texécution de ladite fondation , pour 1» faire exécuter sainmt et reUtkiTfement aux conditions einievant ezptiquées, et lee^ dits feligiieux demeureront déchus tant de la éoaation de ladite cbapeèle que de ladite fondation, sana, sous qnelque prétexte que ee soit, y pouvoir revenir, ledit sieur diO Montalant domatot, du consentement en tant, que besoin, est ou seroit desdils religieux^ iGut pouvoir nécessaire audit sieur «uré et à ses snecesseurs de ce ittre; sans aussi que la présente clause paisse passer pour eom?* ininatoipe, mais eomme eoaditioii essentielle expressémie&t réservée par iedit sieur de MonUlant, sans quoi les pséseotes. n'eussent été faites.

Plus s^obligent lesdits religieux de fauve poser à leui» ûraâr et dé«pens, dans ladite 'Cbapelile, uneépitapbe de nuaibre sstr laquelle sera inserite^-feii présentes donation, etiondation, mèvie de les faire iw« erire sur lies registares des actes de leur comœxmauté.

€ar ainsi a été accordé et convenu entre les parties, et pour Vex& cution des présentes lesdites parties ont éiioi leuns domicidies en leurs demeures audit bcuorg d'Aigenteuil , aiuxqueèS' lieux nonobstant, etc. Fait et passé »sKiit Argeoteuil, à l'égard duditsieiiur' die Montalamt ea aa maiso» sns^déclarée, et à l'égard desdil» seligieux en ladâte salle de leur Chapitre, «a la présease du sieur Phiiippe-Ambnoine Le Tavemier d* La Salle, bourgeois de Paras, j defloeucant imeée Bourbon, paroisee Saint-Sulpice, et du sieur Pierre Cbapeds, acnsi bourgeois de Paris, y demetavni rue des GraviUiexs, paroisse Sain*- Nicolas des Champs, tous deux de présent audit lieu d'Aigenteuil, téiiioifis pmT cé' i^pelés?, Fan ma 4Kpt cent trente^nx^ le enqui^ne

joov de jniRet après nidi, et ont signé la mÂoule des présentes de^

1737. — 13 août.

VmnCfikilB 1»SiTAMBifT IMB CLAIffiB DE RACBEL SE IlOiiTALAlIt.

l^inutes de M* Arsène Vassal.

Fut présent Glande Rachel, écnyer, sieur de Montala&t, dentôli-' rant ordinairement à Argenteuil, étant ce jour à Paris, en bonne santé de corps, étant expressément tenu en l'étude de M* Boivin, Pua des notaires soussignés, oît M* Bellanger ^ son coufrère, s'est' traas«* porté, et sain d'entendement, esprit, mémoire et bon JDg^nBent, ainsi ça'il est apparu aux notaires soisssignés par ses discours et entretiens; lequel y dans la vue d& la mort, après avoir recommandé sott âme à Dieu y a fait, dicté et nommé auxdits notaires soussignés son testament ainsi q^'il suit :

. Désire leditsieur testateur être inhumé dans l'église dcsRR. PP« Augustins déchaussés , établis à Argenteuil ^ lesquels il prie de vouloir bien recevoir son cbips après qu'il aura été porté à sa paroisse, et de le placer au milieu de leur église, procbe la balustrade; vente» outre que sur là miirailie de ladite église il soit plaeé xste tentare de drap noir d'emviron six aunes, et trois aunes de velours, où! seront se» armoiries , et qu'ensuite il soit mis au même endroit une pierre de Borbtfe noir qni feira mention de la donation faite par ledit sieur testateur atoditsreligieuxRR. PP. Augustins d'une chapelle, sise a»dit Argenteuil, rue de Calais, le tout écrit en lettres d'or; plus qu'il soit dit dans l'église desdits BJl.PP. Augustins un amiuel de messes pour le repos de son âme; pour tous lesquels objets et -dessus, ensemble pour les droits qui seront dus à la paroisse, ledit sieur testateur Veut qu'il soit payé auxdits religieux ^^igïistinsy la somme de qoinize cent» livres pour une fois seul^neiDt.

Donne et lègue à ls> veave Meunier, son ancienne gouvernante^ qui est eortrée à son service k 20 mai 1723 sur le pied de cent livres de goges^ cent livres d'augmentation par chacune des années <$a'elle se

1. À la suite de cet acte se trouvent un État en (mvementg, menUeg e$ linge étant dans la chapelle de M, de Montalant à ÀrgenteuU, puis quelques modifications apportâtes le 2 septembre 1136 aux clauses du ceotcat de donation. *

34d DOCUMENTS.

troayera avoir demeuré chez ledit sieur testateur en ladite qualité, pourvu qu'elle soit à son service au jour de son décès; sans préjudice des gages qui se trouveront dus à ladite veuve Meunier.

Donne et lègue à Jean-Baptiste Lhérault» son domestique, outre les gages qui se trouveront lui être dus, la somme de six cent livres une fois payée , qu'il entend être employée à rembourser une rente due par ledit Lhérault à Téglise d'Argenteuil sur la maison qui lui appartient audit lieu.

Donne et lègue aux quatre enfants de la feue damoiselle Davenne, épouse du sieur Corel, pour partager également entre eux, deux centcinquante livres de rente au principal de cinq mille livres, etc.

Donne et lègue aux enfants de la damoiselle Davenne, épouse du sieur Astier, cent- vingt-cinq livres de rente au principal de deux mille cinq cents livres, etc.

Donne et lègue à damoiselle Angélique Blondy, fille du sieur Blondy et de Marie Dugats ^ la somme de quatre mille livres une fois payée avec six petits tableaux de miniature qui sont dans Tantichambre dudit sieur testateur.

Donne et lègue au sieur de La Salle, son ancien ami, intendant de M. le comte d'Aubeterre, la somme do- mille livres une fois payée.

Donne et lègue à M. de Cornille, chevalier de Saint-Louis, demeurant à Metz, la somme de quatre mille livres une fois payée.

Donne et lègue à Mme d'Aubigny, sœur dùdit sieur de Cornille, la sonmie de quatre mille livres une fois payée.

Donne et lègue à M. Breton, demeurant à Metz, la somme de quatre mille livres une fois payée.

Donne et lègue à la damoiselle épouse du sieur Jaquesson, avocat au parlement de Metz, et sœur dudit sieur Breton , la somme de quatre mille livres une fois payée.

Donne et lègue à Mme de la Hamardière, sœur dudit sieur Breton et de la dame Jaquesson , la somme de quatre mille livres une fois payée.

Donne et lègue à Jeanne-Perrette Dradelet, épouse du sieur Henry Delo , marchand à Sedan , la somme de quatre mille livres une fois payée.

Donne et lègue à Jeanne-Thérèse Dradelet, sœur de ladite damoiselle Delo, la somme de quatre mille livres une fois payée.

Donne et lègue auxdits RR. PP. Augustins d'Argenteuil les trois habits que ledit testateur a achetés à l'inventaire de Mme des Lèzes, savoir un bleu et argent, un vert et or, et un autre brun et or, pour faire des ornements d'église , au cas que ledit testateur n'en ait pas disposé avant son décès.

1. La mère de M. de Montalant se nommait aussi Marie Dugats. (Docu*^ ment n*? LIX.) *

DOCUMJEJMTS. 349

Et quant au surplus de tous ses biens, meubles et immeubles, ledit sieur testateur donne et lègue ledit surplus au sieur Pierre Chapuis, bourgeois de Paris, qu'il institue son légataire universel et le prie d'exécuter le présent testament, révoque ledit sieur testateur tous autres testaments, codiciles et dispositions qu'il auroit pu faire avant le présent, auquel il s'arrête comme étant son intention et ordonnance de dernière volonté.

Ce fut ainsi fait, dicté et nommé par ledit sieur testateur auxdits notaires soussignés et à lui, par l'un d'eux l'autre présent, lu et relu, qu'il a dit avoir bien entendu et y persévérer, à Paris, en l'étude dudit M« Boivin, notaire , le treize août mil sept-cent-trente-sept, sur les onze heures du matin et a signé :

G. Rachel Montalant.

Bellanger, Boivin.

1738. — 15 et 16 septembre.

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