Document n° XXX
4. Parmi les autres enfants de Joseph Béjard et de Marie Hervé, il y avait déjà eu une Elisabeth, née en 1620 (Notes de Beffara et de M. Jal) ce qui prouve que c'était un prénom de famille ; quant au nom de Grésinde qui a paru si étrange, je le retrouve la môme année 1643 dans un acte du Ghâtelet du 30 juin , où figure un enfant nommé François-Cresinde (Archives de
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Armande Béjard est donc née ^u comnoencement de 1643 oa à la fin de Tannée 1642, et elle était bien soeur et non fille de Madeleine Béjard, malgré ce qu'en ont dit Grimaresl et tous ceux qui, depuis lui, ont donné gain de cause à la tradition, même en présence de l'acte de mariage du 20 février 1662, publié par Beffara* d'après les registres de Saint- Germain TAuxerrois. On verra plus loin d'autres documents où la femme de Molière figure constamment et dans les circonstances les plus solennelles comme sœur de Madeleine Béjard, mais aucun n'est antérieur au mariage de Molière et, pour lever twite incertitude, il ne fallait pas moins qu'un acte authentique remontant jusqu'à l'époque même de la naissance d'Ar mande Béjard.
Le premier nom qui, dans le marché du 28 décembre 1643, se présente à la tête des associés de Tlllustre Théâtre, est celui de Denis Beys. On connaissait jusqu'à présent sous les noms de Charles Beys ou de Beys, Tauteurîde deux tragicomédies données en 1635 à l'hôtel de Bourgogne, et d'une comédie, Y Hôpital des fous, jouée l'année suivante sur le même théâtre, et reprise en 1658 sous le titre des Ilhistres fous *; il est impossible que ce Charles Beys né soit pas le même que le Denis Beys de l'Illustre Théâtre. M. Paulin Paris a retrouvé dans un Recueil de diverses poésies imprimé en 1646, et a communiqué à M. Bazin des Stances adressées^ à monseigneur k duc de Guise sur les présents qu'il a fait âe ses habits aux comédiens de toutes les troupes. L'auteur anonyme de ces stances finit, dit M. Bazin ', « par demander pour lui-même une part de la glorieuse défroque, » et après avoir nommé « ceux qui en avaient été déjà nantis, savoir : de la troupe du Marais, Floridor; de celle du Petit-Bourhon (la
VEmpirCy Y 3912). Enfin il a paru singulier que Marie Hervé ait encore en un enfant après- vingt-huit ans de mariage, mais la naissance d« sa fiUe Bénigne-Madeleine en 1639 prouve la fécondité de Marie Hervé jusqu'à un âge assez asrancé^