‹ Recherches sur Molière et sur sa familleChapitre 34 sur 165 · Dbcmnent n» XXIÏI. — 2. Document n* XXXVI r, cote quatre · texte numérisé non relu

Dbcmnent n» XXIÏI. — 2. Document n* XXXVI r, cote quatre

3. La dette contractée envers cet honnête homme fut complètement remboursée trois ans après, ainsi que le reste des obligations faites à Pommier qui fut probablement payé à sa veuve. L'inventaire de Jean Poquelîa mentionne la quittance de Léonard Aubry, en date du' l*' juin 1649, et « une « lettre missive dudit sieur Molière, fils aîné audit défunt son père^ non « datée, par laquelle il le prioit de payer pour lui une somme y mentionnée, « au dos de laquelle lettre sont écrits ces mots de la main dudit défunt :

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plus incertain que la date de son départ pour la province, la composition de sa troupe et l'itinéraire qu'elle suivit pendant douze années. Pour préciser les faits qui se rapportent à cette période de la vie de Molière , il faudra rechercher <]ans les départements des documents analogues à ceux que renferment les études des notaires de Paris; en effet, la troupe de Molière a dû semer sur son passage des obligations et des quittances, des marchés avec des entrepreneurs et des fournisseurs, des baux pour la location des salles, des contrats d'associations entre comédiens, etc.

On a voulu contester le retour momentané de Molière à Paris pendant cette période de douze ans; ce fait est prouvé et la date en est précisée par un passage de l'inventaire de Jean Poquelin où se trouvent « deux feuilles de papier liées ensemble, commençant par ces mots : Mémoire de ce que fay déboursé pour mon fils aisnéy tant à luy qu'à ceux à qui il m'a ordonné^ au bas duquel mémoire est une reconnoissance passée par devant Leroux et Levasseur, notaires au Châtelet, le 14* jour d'avril 1651, faite par Jean Poquelin, fils aîné dudit défunt, que ledit mémoire est véritable, et que les sommes y contenues, revenant ensemble à dix-neuf cent soixante-cinq livres, ont été par lui reçues en partie, et le surplus payé en son acquit et décharge*. » Molière était donc à Paris le 14 avril 1651 ; mais avec cette seule indication et sans le texte de cette « reconnoissance » il est impossible de savoir si, lors de ce passage, il était accompagné de sa troupe, et si c'est à cette époque que l'on doit rapporter les représentations données au jeu de paume de la rue de Buci.

L'inventaire de Madeleine Béjard* ne donne que trois dates relatives à l'itinéraire delà troupe de Molière dans le midi de la France. Le 18 février 1655, Antoine Baralier, conseiller du

« Le quatriesme aou^t fay payé pour mon fils pour V affaire de la femme à « Paulmier cent vingt -cinq livres à sa prière. » (Document n" XXXVII, cote quatre.)

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