‹ Recherches sur Molière et sur sa familleChapitre 42 sur 165 · Document n" XXXII · texte numérisé non relu

Document n" XXXII

recteur d'une troupe séjournant à Arras, Nicolas Ozou, sieur de la Plesse, envoie sa femme et son fils à Paris pour « s'accorder avec autres comédiens pour faire comédies avec ledit sieur de la Plesse en telles villes qu'il sera trouvé convenir. » Les acteurs et actrices engagés promettent de se rendre « dans la ville d'Abbeville en Picardie avec leurs bardes, bagages et paquets pour commencer la représentation des pièces qui seront convenues entre eux du jour des fêtes de Pâques prochain jusqu'au mercredi des Cendres aussi prochain, » c'està-dire pendant près d'un an. Le théâtre et les décorations appartiennent au directeur la Plesse et doivent être fournis par lui. Parmi les signataires de cet acte se trouve une parente de Brécourt , Marie Marcoureau, fille de Pierre Marcoureau, sieur de Beaulieu', et de Marie BouUanger*. Par le second contrat passé le même jour et chez le même notaire, un autre directeur de troupe de province, Nicolas le Roy, dit la Marre, s'associe avec des comédiens et des comédiennes du Roi pour jouer à la campagne « et partout ailleurs où ils se trouveront, pendant une année qui finira au jour des Cendres 1665. » L'un des acteurs promet de jouer les rôles comiques et de « travailler aux décorations desdites pièces pour les peintures qu'il y conviendra faire. » Ce peintrecomédîeu adopte le même nom de théâtre qu'un des acteurs de l'hôtel de Bourgogne et se fait appeler Belleroche.

Si Molière ne trouva pas dans ses anciens souvenirs de province le type de M. de Pourceaugnac^ ce fut peut-être le mari de Geneviève Béjard qui lui suggéra l'idée de mettre sur la scène un gentillâtre limousin. Léonard de Loménie, premier mari de Geneviève, était fils d'un bourgeois de Limoges et portait le même nom qu'une famille célèbre de secrétaires d'État, également originaire de la ville de Limoges. Le 22 novembre 1664^

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