‹ Recherches sur Molière et sur sa familleChapitre 9 sur 165 · Document n» XXX VIL · texte numérisé non relu

Document n» XXX VIL

2. Dissertation sur Molière y par Beffara, page 7.-3. Document n* III.

' 4. Page 9 de sa Dissertation et dans la Revue rétrospective^ tome I, p. 394, 1833, in-8.

se trouvait « devant la fontaine, dans la partie droite du côté de la rue de la Réale et des piliers des potiers d'étain jusqu'où la rue de la Tonnellerie se continue et où était jadis le pilori. » Ces fontaine et pilori , ajoute Beffara qui publiait ces renseignements en I82I9 < ont été détruits depuis plusieurs années '. » La maison des piliers des halles, appartenant à Jean Poqueiin, circonstance que Beffara ignorait, fut démolie lors du percement de la rue de Rambuteau ; mais une autre maison de la rue de la Tonnellerie, qui n'est même pas celle achetée par le père de Molière onze ans après la naissance de son fils atné, continue à offrir sur sa façade un buste de Molière et une inscription qui perpétuent la double erreur rectifiée par Beffara relativement à la maison natale et à Tannée de la naissance du grand poëte parisien. Il serait cependant bien facile dé transporter ce buste et Tinscription rectifiée, à quelques pas de là, sur la maison de la rue Saint-Honoré qui porte aujourd'hui le n* 96.

On a vu Nicolas Poquelin résigner en 1631 à son frère aîné Toffice de tapissier du Roi ; il avait cependant fait quelques restrictions, puisqu'en 1637 intervient entre les deux frères une transaction définitive' par laquelle Nicolas se désiste « de toutes et chacunes les prétentions et autres droits généralement quelconques qu'il pourroit avoir, prétendre et demander sur ledit office de tapissier ordinaire de la maison du Roi, consentant et accordant en ce faisant, que ledit Jean Poquelin, son frère, jouisse, fasse et dispose d'icelui pleinement et paisiblement, ainsi qu'il avisera bon être. » En s'assurant le droit de disposer de cet office, le père de Molière avait certainement rintention de le céder un jour à son fils atné et de lui en faire donner immédiatement la survivance ; c'est ce qui ressort de l'inventaire de Molière où sont mentionnées 9 les lettres de provisions de la charge de tapissier et valet de chambre de Sa Majesté, en faveur dudit défunt sieur de

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