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TABLEAU XVII (suite).
VITESSE DE L’ABSORPTION III
(V en km/s.) DATES. ABSORPTION II, ABSORPTION III,.
1912. Avril. DT D 22 Re Rp Cambridge. Liek. Mont-Wilson. Cambridge. Lick. Mont-Wilson. 2 — NE) En RE A — © RE — Cam- Sc Mont- | bridge. ù Wilson. VE Raies. Va Raies, V. Raies. V. Raies. \'# Raies. V. Raies. na - 1680 15 1710 H ‘fe 1 / 1920 | Hel !|:1680 |. Hel N, O 2,4 1680 H, 1740 H3 He I 060 3,8 1830 H 1860 H Hel He I N, O N, O 4,6 1530 He I 1890 H, 5,6 5,7 1530 H3 1590 He 2130 H 2250 H He”I He 2070 NO 2040 N 12,4 1350 HS 1860 H°0: .
Hel 14,4 1710 Le 1800 | He, O 16,4 1800 H HelT NMCALT 21,7 22500) HF e 224 1710 H, 23,4 19008 He
rapidement pour atteindre, en un peu plus de deux jours, une valeur de -— 2100 km/s donnée par les mesures concordantes de Stratton et de Wright. Stratton la signale encore un peu plus tard, le 14 avril, avec une vitesse plus faible, voisine de — 1800 km/s. Les fluctuations de la vitesse paraissent donc encore plus fortes que pour l'absorption III,
14. Déplacements ne suivant pas la loi linéaire. — Nous avons vu que le 18 mars, d’après Wright, les largeurs des bandes d'émission n'étaient pas proportionnelles à la longueur d’onde comme l'aurait voulu la loi de Doppler-Fizeau appliquée à l'expansion d’une couche émissive entourant l'étoile.
Un phénomène analogue s’est produit, dans le spectre d'absorption, les 22 et 23 mars 1912, d’après le même observateur. Les déplacements
des systèmes IT et TIT, pendant ces deux jours, ne sont pas proportionnels
à À. Ils sont convenablement représentés par une formule quadratique. Pour l’hydrogène en absorption III, on a, le 22 mars,
A—=—0,0038À — 0,0029.107*4?.
En faisant intervenir la quantité /, dite facteur de déplacement, définie
par les égalités < AÀ LR f— As Ne
on a f—=—38—0,0025 1.
Pour des raies distantes de 100 À, le facteur de déplacement, qui aurait ; Ï ) dû être constant, variait donc de 0,25, soit une variation de 7,5 km/s ? ) 2 7; pour la vitesse. On peut interpréter, en effet, ce résultat comme une augmentation de la vitesse avec la longueur d’onde. Une formule analogue a été trouvée, le même Jour, pour les raies métal- ES » Jour, P liques, mais en utilisant uniquement les raies de la série de Balmer, voici les déplacements pour les absorptions IT et IIT, trouvés par Wright sur un cliché obtenu le 23 mars et s'étendant de 3269 à 6563 A.
IEABILE AUX FACTEURS DE DÉPLACEMENT POUR Nova Geminorum
le 23 mars 1912.
Absorption Absorption Raie. Îk EE me. Raie. À. EEE - Il, III. IL. I.
Men 3691,7 —4 HER 383,6 —27,6 — 45,5 Hire. 3697, 3 44 HER EC 3889, 2 28 45,2 He 3722 ,0 —27 5,1 HER ESe 3970, 2 46,6 HR: TB 0 25 46,0 HS MeTrE {101,9 26.8 46,1 Fer 3700,0 27 44,5 FE PRORTEE 4310,6 27,9 46,3 HSM: 3770,8 25 1 AR ESP EL ET © 4861 ,5 28,6 48,2 Héreteh is 3798, 1 26,8 44,5 HP 6:63,0 53,4
Ces valeurs ont été reportées sur la figure 12 qui montre, en outre, les deux droites qui, d’après Wright, représentent le mieux les observations.
Ce sont Abs. Il: f—— 19,4 —0o,0or19À, Abs. III: f——33,2 — 0,0031.
En absorption IT et pour les raies métalliques, Wright trouve la droite
HD
L'anomalie dura fort peu de temps et les clichés obtenus à Lick le 24 mars prouvent que les facteurs de déplacement étaient redevenus constants, en tenant compte des erreurs de mesure.
Le phénomène signalé par Wright n'a pas encore reçu d'explication satisfaisante. Nous verrons que Pearson l’a retrouvé également fugitif, pour quelques détails dans la structure des émissions de Nova Aquilæ 1918.
US Re dns n°, E Î ES à 50 t 5500 4000 4500 5000 5500 6000 6500 À Fig. 12. — Facteurs de déplacement, pour les raies de Balmer, dans le spectre de Nova Geminorum
le 23 mars 1912, d'après W. H. Wright.
En haut : absorption III; en bas : absorption LÉ
Enfin Stratton a noté un effet analogue au début de l'existence de l'absorption principale pour Nova Herculis 1934, effet qui s’est d’ailleurs très rapidement atténué. |
15. Raies interstellaires. — Le spectre de Nova Geminorum a montré les raies stationnaires du calcium et du sodium interstellaires. Pour les premières, toutes les mesures de vitesse ont été réunies chronologiquement et discutées par Stratton. On peut y ajouter les mesures publiées un peu plus tard par R. H. Curtiss (). L'ensemble a conduit à une vitesse moyenne voisine de + 6 km/s, alors que la composante du mouvement du Soleil dans la direction de la nova est de 7 km/s. Il s’agit donc bien, en première approximation, d’un nuage au repos. L'étude de Stratton n’a pas mis en évidence de variations périodiques dans la vitesse de ces raies, mais il lui
semble qu’elles se déplacent légèrement vers le violet, avec le temps,
D'or.
comme si l’atmosphère de calcium était partiellement entraînée par létoile vers le Soleil. Les clichés classés en trois groupes par ordre chronologique fournissent en effet des vitesses moyennes respectives de + 5,5, + 5,6 et — 0,7 km/s. L'interprétation du phénomène n’est évidemment pas donnée pour certaine.
16. Rates fines non déplacées. — Divers observateurs ont mesuré dans le spectre de cette nova des raies d'absorption fines et très faibles dont l'identification est impossible si l’on applique les déplacements donnés par les systèmes étudiés ci-dessus. Stratton en a établi une liste après une sévère élimination. Tout d’abord ont été exclues les raies susceptibles de trouver leur place dans les absorptions [, IT ou IIT. Enfin, pour éviter de conserver celles dont l’existence est incertaine, seules ont été conservées les raies qui n’ont pas montré un écart de plus de 2 À avec la position moyenne obtenue en partant de dix clichés.
Le tableau de Stratton lui paraît correspondre à un spectre x Cygnt très peu déplacé, où figurent, en particulier, les raies H et K et des raies du fer et du titane ionisés. Par suite de leur faiblesse et de leur position au sein des bandes d'émission, elles sont difhiciles à mesurer.
Elles se distinguent des raies interstellaires par leur vitesse moyenne qui est de —9km/s, alors que celle des premières est de + 6 kmÿs. Cértaines apparaissent finement dédoublées.
Peut-être ce spectre est-il, comme le suggère Stratton, une survivance de l’absorption I dont on a vu la vitesse diminuer jusqu’à ce que les raies d'absorption pénètrent dans les émissions, et 1l en déduit que le phénomène est analogue à ce qui se produirait pour des gaz expulsés subissant un ralentissement dans un milieu extérieur.