‹ Recherches sur Nova Herculis 1934 et contribution à l'étude comparative des principales novæChapitre 30 sur 127 · NOVA AQUILÆ · texte numérisé non relu

NOVA AQUILÆ

4. Courbe de lumière. — La courbe de lumière visuelle la plus complète a été publiée par L. Campbell (1) en 1923. Elle a été construite en partant de 6000 observations extraites de 67 périodiques, réduites au système de la Revised Harvard Photometry et corrigées de leurs erreurs systématiques.

Elle est représentée par la figure 13.

20 \ août 10 20 4 Sept 10 LU) 4 Oet 10 20 1 for 10 80 1 Déo, LL

3+ \ ROVA AQUILAE 1918 [

Fig. 13. — Courbe de lumière de Nova Aguilæ 1918.

2. Éclat avant le maximum. — La Nova Aquilæ est visible, pendant les trente ans qui précèdent son explosion, sur 400 photographies d'Harvard. On l’a aussi retrouvée sur celles de Yerkes et de Heidelberg. C'était une variable irrégulière, de faible amplitude, restant comprise entre la dixième et la onzième grandeur.

Un cliché du 5 juin 1918 permet de lui assigner la grandeur 10,5. Le 7 juin, elle est photographiée avec la magnitude 6,6, vers 19h (T. M. G.),

(LT CAS SA) Ton pris.

à l'Observatoire d’'Harvard. Elle avait donc augmenté de quatre magnitudes en moins de deux jours. On ne peut situer lexplosion avec exactitude. Elle a pu se produire le 6 juin ou au début de la Journée du 7 (4). Campbell penche pour le début du 7, et l'accroissement considéré n'aurait demandé que quelques heures.

La première observation visuelle eut lieu 9 heures 10 minutes plus tard, le 8 juin. G. N. Bower, de Madras, la découvre de première grandeur. Elle avait donc certainement augmenté de plus de cinq grandeurs en moins de 9 heures. Elle fut découverte, indépendamment, par un grand

nombre d’observateurs, dans les quelques heures qui suivirent,

3. Maximum et premier déclin. — Le maximum fut atteint très rapidement le 9 juin 1918, la magnitude de ce maximum différant quelque peu suivant les observateurs. Campbell donne à la date 2 421 754,9 en jours juliens la valeur — 1,10 qui indique une nova très brillante.

Le déclin suivit immédiatement, rapide et sans oscillations notables, avec une chute de 0M,27 par jour, abaissant l'éclat de 3%,98 en 15 Jours.

4. Phase oscillatoire. — Le 24 juin, le taux de chute moyen devient beaucoup plus lent tandis qu’une phase oscillatoire débute. Elle dure 78 Jours, Jusqu'au 10 septembre 1918. L'étoile a alors faibli de 2,05 et le taux quotidien de chute n’est que de 0,026, dix fois plus faible que Je taux du premier déclin. |

On compte 8 maxima et 7 minima bien marqués, donnés dans le tableau qui suit, d’après Campbell.

L'examen de ce tableau entraîne quelques remarques. L’amplitude moyenne des cinq premières oscillations est de 0M,79 et, pour les suivantes, de 0M,45. Elle va donc en diminuant. Sa valeur moyenne, pour toute la phase, est de 0oM,69. Quant à la période moyenne, elle est très voisine de 11 jours (10,8 jours). La montée d’un minimum au maximum suivant dure en moyenne 4,2 jours, soit les deux tiers de la descente du maximum au minimum qui dure en moyenne 6,3 Jours. Comme pour les céphéides,

les augmentations d'éclat sont plus rapides que les chutes qui suivent.

9. Déclin après la phase oscillatoire. — À partir du 10 septembre 1918, où la magnitude était de 4,91, l’étoile continua à faiblir très lentement avec des fluctuations d’éclat totalement irrégulières et de faible amplitude. En 100 jours, elle n’avait baissé que de 0,64 pour arriver à la magnitude 5,55 le 19 décembre 1918.

(2) °R. G. Arrken, P. À. S. P., 30, 1918, p. 259 et är6.

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