‹ Recherches sur Nova Herculis 1934 et contribution à l'étude comparative des principales novæChapitre 43 sur 127 · TABLEAU XXIV · texte numérisé non relu

TABLEAU XXIV

INDICES DE couceur DE Nova Cygni 1920.

MAGNITUDES PHOTOGRAPHIQUES. INDICES DE COULEUR. DATE. m. VERT à DHARTE SR RS MALMQUIST, OHLSSsON.| DaAvipovicn lre Série. 2e Série. TOURNAI OUTAZ eee 2,08 2,6 +0 ,5 DORA DS 3,00 +0,25 SHIRTS 3,09 3,44 +0,30 DORE 3,44 3,70 +0, 26 SO JE toiy À 27 +0,40 SEP RIRE 4,22 4,20 —0,02 DORE 4,36 1,26 —0,10 TORRES 4,47 4,11 ——0,36 fes TDR AT) 4,41 —0,14 (ro E 4,78 h ,92 +0, 14 PRE 4,87 4,86 —0,01 CEA Te 4,97 4,98 4,37 +0,01 —0,10 Orrtairene 5,10 5,10 D 12 0,00 +0,02 TON. OMOT 22 +0,01 FREE ee 0629 5,49 +0,20 PIS Se ONE HE a —0,03 DOS cer OPA 5,82 +0,35 DAC ARE 5,60 500 —0,02 PERTE 5,70 OT +0,07 into tie 5,85 6,08 +0,23 LOS ME te 5,96 5,87 —0,09 NOR 6,12 6,15 +0,03 DO EE 6,16 6,27 5,94 +0, II —0,20 D) sert 6,64 6,53 —0, II DATA MTS, 6,81 6,71 6,97 —0,10 +0,16 DRE ASS 7,16 6,66 —0,50 DST: 7,18 6,89 —0,29 DOME NE TD DA —0,01 DO R HS 737 ‘+0,06 (HORS ETES 7,40 7,10 7,81 0,30 +0,41 lrartdnnse 7,82 7:70 —0,12 SE A 8,02 8,02 0,00 OHACECA 8,16 8,17 +0,01 DRE. 8,29 8,60 +0,31 ONE 8,34 8,29 —0,0g TOR. 20 8,39 8,27 —0, 08 UE MS 8,59 8,45 —0, 14 LOL ES. 8,77 9,32 8,80 +0,55 +0,03 DONS: ,69 9,14 +0,45 DOS 8,83 9,20 +0,37 DAS EN 8,88 8,98 +0,10 DOS 8,99 9,32 9,23 +0,43 +0,24 NOV errreEe 9,03 9,61 +0,58 De 9,06 9,21 +0,15 THE ENS CE 9,37 9,43 +0,06 me 9,32 9,41 +0,09 DÉRARE 9,03 9,69 +0,62 1034. 4 8,88 9,43 +0,65 VObrEr ce 9,09 9,37 +0,32 DORE 8,96 9,20 +0,24 Déc mEEne 8,99 9,31 +0,36 Bv-ires ‘ 8,92 9280 +0,43 OPA JANTES 8,79 9,34 +0,55 DÉC I AUTE 8,68 9,34 +0,66 évite ni 9,02 0,64 +0,62 TA Le 9,19 F5 9,62 +0,43 MATRA 9,20 10,05 +0,55

RS

Au voisinage du maximum, l'indice de couleur était donc positif avec une valeur assez forte, + 0,4, le 24 août. Ïl paraît décroître ensuite rapidement jusqu’à la valeur négative, — oM,r environ, vers le 3 septembre. Dans le courant de septembre, les observations photographiques concordent bien et semblent indiquer un accroissement, l’indice devenant positif, avec une valeur maximum voisine de + o",r, atteinte au milieu du mois, Ïl retombe ensuite à -— oM,1 à la fin de septembre. Une telle variation n'est peut-être pas entièrement certaine. Elle se retrouve néanmoins pour les deux séries du tableau précédent. Il y aurait donc deux minima : l’un vers le 3 et l’autre vers le 28 septembre.

À partir de ce moment, l’indice croît lentement. Il est positif après le 10 octobre, et l’on peut lui assigner les valeurs moyennes suivantes : + 0M,3 en novembre, + oM,4 en décembre, et enfin + oM,6 au début de l’année 1921.

Les résultats exposés ici ne sont pas en désaccord avec les observations de F. Henroteau, qui trouve un indice sensiblement nul au nulieu de septembre, et positif en octobre, l’étoile lui paraissant plus rouge à cette époque.

La variation des longueurs d’onde effectives a été rapportée par Stratton (1). Elle se réduit à une augmentation plus ou moins irrégulière, durant le mois de septembre, entre les valeurs À 4230 et À 4330, correspondant respectivement au type F,; et K, suivie d’une diminution, puis d'une nouvelle augmentation.

Les observations concernant les oscillations de la courbe de lumière photographique ne sont pas concordantes. Henroteau a cru reconnaître, dans cette courbe, une périodicité de 12,6 jours avec des maxima peu prononcés les 27 août, 0, 22 septembre et 4 octobre 1920. De même, pour la courbe visuelle, J. Kasansky (?) a proposé deux périodes : la première, celle du début, qui dure trois jours et une autre de cinq jours environ. Lockyer et Edwards (#) ont pensé à une période de trois jours et Rambaut (# lui a assigné une durée comprise entre douze et treize jours.

Indépendamment du désaccord que montrent les chiffres proposés, il me semble que la faiblesse des fluctuations et leur aspect rend toute évaluation de période assez incertaine, en admettant d’ailleurs qu’une telle période existe réellement.

() H. der Astr., NI, 1928, p. 270.

(?) Bull. Inst. Phys. Cosm., série II, fase. 1, 1923, Moscou. CLMON. 81, 1920, p.138.

4. Évolution spectrale. — L'évolution spectrale de Nova Cygni s’est effectuée d’une façon très uniforme.

Le spectre du 22 août présente, en absorption, les raies intenses de l'hydrogène et des métaux ionisés, notamment Ca IT, Fe IT, Ti IE. Il est du type « Cygni, bien que les raies de la série de Balmer soient légèrement plus faibles que dans cette étoile et les raies H et K plus larges et plus diffuses. Le déplacement moyen vers le violet est de 6 À environ. Les émissions sont absentes, ou, tout au moins, extrêmement faibles. Lockyer et Edwards (1) en signalent qui sont à peine visibles à Hg, H,, H; et aux deux raies importantes du fer ionisé : 4924 et 9018. Les raies interstellaires H et K sont fortes, celles du sodium existent le lendemain sur les clichés de l'Observatoire Lick.

Le 23 août, jour du maximum, les émissions sur le bord rouge des raies de l'hydrogène sont signalées très faibles. Le 24, elles se développent et le 25 août, leur présence est indiscutable. Elles prennent alors rapidement de l'importance par rapport au fond continu pour donner le spectre typique des novæ. L'émission de H, s’est, en particulier, maintenue très intense pendant longtemps. Le déplacement des raies d’absorption augmente de plus en plus pendant le déclin de Pétoile ainsi que leur largeur.

Au début de septembre, les absorptions de l'hydrogène deviennent complexes. Dans le courant du mois, le doublet N IIT 4097-4103 prend une grande importance comme le fait s’était produit pour Nova Aquilæ. D’après W. H. Wright (?), il se déplace dans le spectre, avec une amplitude totale de 3 À. Les 21 et 29 septembre, les raies de ce doublet figurent parmi les plus intenses, avec des déplacements considérables, supérieurs à celui de toutes les autres raies du spectre (— 2354 km/s le 21 et — 2573 km/s le 29). Elles font partie d’un système du type B signalé le 11 septembre par A.-L. Cortie (%), comprenant d’autres raies de l’azote ionisé, de l’hélium et de l’oxygène.

5. Structure des bandes d'émission. — Avec le déclin de la nova, le fond continu faiblit et les bandes d’émission apparaissent renforcées. Harper (f) donne, comme largeurs moyennes entre le 25 août et le 28 septembre 1920, pour Fe II-4924 et 5018 : 25 et 27 À et pour Hs, H,, H;, K : 28, 23, 19 et 18 À respectivement. Le centre de toutes ces bandes est légèrement déplacé vers le rouge d’une quantité qui correspond à 30 km/s.

PASS AP 5221000, p.340:

Publ. Victoria, 1, 1921, p. 267.

Les émissions de l'hydrogène et certaines émissions métalliques présentent, le 28 août, un assombrissement en leur centre, ce qui les fait paraître dédoublées. Ce dédoublement persiste, il a été signalé par la plupart des observateurs. D’après Stratton (1), les deux maxima dont les intensités sont sensiblement égales dans les bandes de l’hydrogène sont placés à peu près symétriquement par rapport à la position normale de la raie. Leur largeur varie de 5 à 8 À.

6. Spectre nébulaire. — La bande à 4640, qui annonce généralement les raies des nébuleuses, fait son apparition au début de septembre. Le 6, elle a pris de l’importance et le 12, elle figure parmi les émissions les plus fortes. He II 4686 est visible aussi sur les clichés de septembre 1920, mais à la fin du mois, aucune raie nébulaire typique n’était encore présente.

Le spectre nébulaire apparaît pendant les trois premières semaines d'octobre. Il est difficile de préciser davantage en utilisant les observations publiées. Je signalerai toutefois que J. A. Parkhurst et E.-B. Frost (?) placent ses premières manifestations entre le 16 et le 21 octobre. Un spectrogramme, obtenu le 22 octobre par Lockyer, montre que le fond continu et les absorptions ont pratiquement disparu; 5007 est bien développée; 4959 est absente ou très faible, ce qui est peut-être dû uniquement à l’insuffisance du temps de pose, car deux jours plus tard, le 24 octobre, les deux raies sont dans le spectre, 5007 étant néanmoins bien supérieure à 4959. À ce moment, les émissions métalliques avaient considérablement faibli.

Lockyer et Edwards (*) ont estimé les intensités relatives des bandes du spectre nébulaire de novembre 1920 à janvier 1921 : Hs, H,, H3 varient peu, mais 5007 paraît toujours plus intense que 4959. A la fin de cette période, 4363 les surpasse toutes les deux. Pourtant quelques mois plus tard, au milieu de l’année 1921, K. Lundmark (4) trouve 4363 plus faible. Il classe ainsi les raies par ordre d’intensité décroissante : 5007, 4959, 4363, Ho, 4640, H,, H; et 4686. Leur largeur moyenne est de l’ordre de 4o- À.

Les observations spectrales les plus récentes ont été faites au Mont- Wilson en 1927, sept ans après l'explosion, par W.S. Adams, M. L. Humason

IN 02 1027 p; 44:

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