‹ Recherches sur Nova Herculis 1934 et contribution à l'étude comparative des principales novæChapitre 54 sur 127 · MAP ASS OR LEO 0 DO · texte numérisé non relu

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raies avec [Fe VIT} 5276, 5722, 6086 et 3586, laquelle était dans la partie ultraviolette la raie la plus intense à identifier. Les bandes 3586, 6086 et 5177 figurent aussi dans le spectre de Nova Lacertæ 1956, larges et diffuses comme toutes les émissions de cette nova. L'examen de tous les spectrogrammes qu'ils avaient obtenus pendant la phase nébulaire à conduit J. Dufay et M. Bloch (1) aux conclusions suivantes. Dans le spectre nébulaire de Nova Herculis, les raies de [Fe VIT] sont les plus certaines, mais elles n’ont pas l'intensité qu’on leur à trouvée dans celui de Nova Pictoris. Elles ont fait leur apparition au début du stade nébulaire, en Juillet 1955 et peut-être même dès le mois de juin. Aux raies de Popper, il faut Joindre, avec quelque certitude, trois autres raies de [Fe VIT] : 4701, 4894 et 4988. La présence des raies de [Fe VI! signalées également par Popper semble confirmée mais avee quelques réserves. [Fe V] paraît aussi être présent avec les raies 4136, 4227 et 4230. Enfin les réserves à formuler pour le cas de [Fe [TT] sont encore plus grandes. Semblent cependant exister, plus ou moins mélangées avec celles d’autres éléments, les raies 4658,

4702, 4734 et 4755.

15. Vitesses des absorptions. Généralités. —— Au cours de lévolution spectrale de la Nova Herculis, j'ai noté brièvement les apparitions et variations d'intensité des divers systèmes d'absorption, particulièrement nombreux pour cette nova, l’une des mieux observées. Je vais maintenant les passer en revue et en faire une étude plus détaillée basée sur l’ensemble des mesures de vitesse que j'ai pu recueillir. Ce sont celles de Me Laughlin (?) faites à l'Observatoire Michigan, de F. J. M. Stratton (®) à Cambridge, de Joy et de P. W. Merrill (4) au Mont-Wilson, de N. T. Bobrovnikoff (5) à l'Observatoire Perkins, de W. Grotrian et W. Rambauske (6) à Potsdam, et enfin mes propres observations à lObservatoire de Meudon.

Les mesures de Joy relatives à l’absorption I n’ont pas encore été publiées, mais elles ont été communiquées à H. N. Russell (7) qui les a reproduites dans un de ses articles.

Celles de Stratton, effectuées après le 11 janvier 1935, n’étaient pas publiées au début de 1940. Elles m'ont été très aimablement transmises par l’auteur.

) Ann. d'Astr., 3° année, 1940, p. 1.

2) Publ. Michigan, VI, n° 12, 1937.

) Ann. Sol. Phys. Obs. Cambridge, IV, part. IV, 1936. AD 22

AO DD uocnCs VA n° 590!

Contr. Perkins, n° 2, 1935.

MZ EAph., 101955, D. 200.

MPRFAUSAP., 48,11936, p°: 29.

Mes propres mesures et leur discussion complète ont fait l’objet de la première partie de ce travail. Elles seront maintenant incorporées dans les tableaux qui vont suivre. Toutes ces mesures individuelles m'ont servi établir des vitesses moyennes en leur donnant des poids d’après le nombre de raies utilisées. Les dates sont données en T. U. On a employé les abrévia-

tions suivantes

Mich. : Michigan.

Mich. phot. : Michigan, région photographique. Mich. vis. : Michigan, région visuelle.

Mi-W. : Mont-Wilson.

Perk. : Perkins.

Camb. : Cambridge.

Bert. : Bertaud.

Merr. : Merrill.

16. Absorption I. -— Le premier spectre, pris au matin du 13 décembre avec un prisme-objectif, à PObservatoire de Greenwich, donne une vitesse moyenne approchée de —- 1066 km/s obtenue en mesurant les déplacements des centres des absorptions par rapport aux centres des émissions. L’absorption | proprement dite, du type À, commence le soir du 13 avec une vitesse de -— 689 km/s. Mg ÎT 4481 donne une vitesse plus faible, — 431 et I, au contraire, une vitesse beaucoup plus grande : — 1082 km/}s. Cette absorption, qui comprenait les raies de l'hydrogène, quelques raies métalliques et de l’oxygène neutre, devient plus complexe à partir du 18 décembre. Elle faiblit très rapidement à partir du 24 pour disparaître le 26.

Sa vitesse est très rapidement décroissante jusqu’au 17 décembre, avec une chute de — 255 km/s par Jour, comme on peut le voir sur le tableau XXTX. L’oscillation enregistrée pour décembre 19,4 est due à la mesure de Cambridge (—— 2/49 km/s). Ensuite la vitesse continue à diminuer plus lentement jusqu’au 20 décembre. Elle augmente alors un peu jusqu’au 24, puis elle décroît lentement jusqu’au 27, date de la disparition, avec une dernière mesure de Michigan (— 150 km/s).

HN. Russell à attribué une telle diminution progressive de la vitesse à l’attraction gravitationnelle de l'étoile restée au centre, mais les vitesses calculées en partant de cette hypothèse ne sont plus en bon accord avec les vitesses réellement observées, à partir du 20 décembre. De plus, la masse centrale nécessaire paraît bien trop élevée pour une étoile aussi peu lumineuse que la Nova Herculis avant son explosion.

On a pensé à la possibilité pour l'enveloppe qui eause l'absorption II

d’avoir été, au début de son existence, à l’intérieur de celle qui crée

l'absorption T. Elle naît plus tard et avec une vitesse plus grande. Elle

aurait rattrapé cette dernière vers le 27 décembre et elle l’aurait à ce

moment entraînée et fait disparaître en tant qu'’enveloppe distincte.

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