XXXVI AVANT-PROPOS
cidence avec le pôle de Téquateur terresti*e, 716 ans avant Tère chrétienne. Dans la roule sute, mais sévère, que suivent aujourd'hui les recber^ dies d'antiquité, on a souvent besoin des jnéthodés et des formules qui servent à calculer l'état du ciel pour différens siècles, et souvent pour des époques très-reculées. J'ai pensé que les personnes qui. s^occupent de ce genre de travaux, trouveraient quelque avantage à voir ces méthodes réduites à leur expression la plus simple , et éclatrdes par des applications. C'est le motif qui m'a déter« miné à les insérer à la fin de mon ouvrage. Mais peut-^tre ^ourront*elles aussi n'être pas tout-à-fait inutiles aux astronomes méraés^ en donnant phis d'uniformité aitx réductions de ce genre qu'iU sont dans le cas de faire, et dont les résultats i, ordinairement obtenus par des approximation^ difiGéréntes , toutes plus ou moins imparfeites ^ ne sont pas toujours aussi exactement comparables entré elles qu'on pourrait le désirei^.
Pendant l'impression dé l'ouvrage que j e soumets ici aU:pdblie^ deux savans distingués, M. ChampoUion. Jeune et M. lietromie, ont, par des dé-icouvertes fort diverses, «jeté une lumière toute oteuVelle sur l'époque véritable à laquelle ont été £iites U» sculptures astronomiques de Denden^h et. de Latopolia £n ex»iuiiant ^ dans les insCrip^
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tiaos bilui|[tte8 , les oarsolèreB hyérogliphiques qui correspondent aox noms propres de personnâg^es étrangers à l'Egypte, M. Champollion a remarqué que le système d'écriture employé pour les traduire , consistait à remplacer chaque lettre, ou chaqueson du mot étranger, par la représentation d'uti objet naturel ^ dont le nom égyptien commençait par le son analogue;. Cette companûson lui a fourni un alphabet hiéroglyphique de sons , qu'il a pu considérer comme applicable à tous les noms ainsi traduits. Or, en l'essayant sur un grand nomlM^ de cartouches sculptés dans les temples d'Egypte, il à trouvé qu'il reproduisait les titres et les noms de phisieors empereurs romains, tels que César <, Tibère , Domitien , Claude, etc. Il a cru même reconnaître , sur le contour extérieur du Zodiaque circulaire de Denderah, le root autocrator, exprimé dans ce gasre de caractères ; ce qui éts^lirait que ce monument a été sculpté sous la domination romaine. Le travail de M. Letronne, quoique conduisant à des résultats équivalens , est fondé sur des preuves d'une nature toute différente. Il repose sur la discussion des inscriptions grecques trouvées en Egypte , et dont quelquiesunes étaient sculptées sur les temples mêmes de Doideriah et de LatopoUs. En rapproduint ime foulede circonstances de àétaSl que on inscriptions
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indiquent, M. Letronne prouve que , sous les Ptolémées, et sous les empereurs romains mêmes, les Égyptiens ont continué d'élever des temples consacrés à des Divinités de leur pays, et d'y sculpter des tableaux hiéroglyphiques , avec le même mode d'architecture, le même système de décorations, et, autant qu'ils le pouvaient, avec les mêmes formes usitées chez eux dans des temps plus anciens. Il montre ainsi , par une inscription , que le portique du temple de Denderah , où se trouve le grand zodiaque rectangulaire , a été bâti du temps de Tibère. Une autre inscription, trouvée par M.Gau sur un des temples de Latopolis , et relative aux sculptures astronomiques de ces temples , lui apprend qu'elles ont été faites , ou au moins achevées, du temps des Antonins. Au reste, il faut le dire , le caractère peu ancien de ces ouvrages avait frappé les artistes habiles , qui, depuis un certain nombre d'années , ont visité l'Egypte, et dessiné avec soin ses monumens. Car M. Gau et M. Huyo, par exemple, sans s'être nullement communiqué leurs porte-feuilles, y avaient marqué de même les diverses phases de l'art égyptien ; et , avec un tact également délicat , ils avaient rapporté les sculptures astronomiques à la plus récente. D'après l'accord parfait de preuves si diverses, il parait désorflfiais bien difficile de douter que ces monumens