‹ Recherches sur plusieurs points de l'astronomie égyptienne, appliquées aux monumensChapitre 14 sur 29 · XXXII AVA^NT-PROPOS · texte numérisé non relu

XXXII AVA^NT-PROPOS

une dissertation intitulée : « Examen du Mémoire « de MM. JoUois et Devilliers sur les Bas-reliefs « astronomiques des Égyptiens , avec dés remar- « ques sur le dessin du Zodiaque circulaire publié « par la Commission d'Egypte. » Le titre de ce morceau en indique assez l'objet qu'il m'eût été plus agréable d'éviter. Je commence par rapporter textuellement la lettre adressée par M. Devilliers à l'Académie des sciences afin de réclamer l'idée première et l'emploi même du mode de projection dont j'ai fait usage pour reconstruire le Zodiaque circulaire. Je rapporte aussi, en entier, les passages du mémoire que M. Devilliers a cités et désignés dans sa lettre pour justifier cette réclamation. J'ai ensuite discuté les droits de ces savans et les miens. Je crois avoir prouvé , jusqu'à l'évidence , que , s'ils ont réellement eu l'idée de cette projection, comme je suis tout-à-fait disposé à le croire puisqu'ils le disent , du moins , ils l'ont exprimée dans des termes tels qu'aucune des personnes qui ont écrit après eux sur le Zodiaque, ou qui les ont cités , n'a pu apercevoir cette idée dans leur travail ; que pas une seule ne la leur a attribuée , même dans les écrits où il était hypothétiquement question des divers modes de projection qui pouvaient s'appliquer au monument; qu'euxmêmes n'ont jamais réclamé contre ce silence;

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quHIs oat si parfaitement gardé leur secret , que dans leur mémoire , ils n'ont énoncé aucun caractère qm fut spécialement propre à cette méthode par ^ux rédamée; qu'ils n'en ont fait aucune application exacte; et qu'enfin, s'ils l'ont connoe, leurs ainis mêmes leur ont 6té tout droit sur elle , en dédarant publiquement qu'ils l'avaient ^)an<* donnée après l'avoir essayée, le regrette que la nécessité (Faccorder cette dernière assertion arec la rédamation lardive de MMi JoUois et Devilliers , m'ait mis dans l'indispensable obligation de discuter le dessin du zodiaque, fait par ces deux savans en Egypte avec des ^oins si dignes d'éloges (i). Car, quoîqu^ls aient sans doute hit alors plus etv mieux que tout autre à leur place n'aurslit probableçient pu faire, il est trop vrai de dire que leur dessin o£fre des inexactitudes telles, que , par leur nature et par leur nombre , elles devaient inévitablement £aiire méconnaître à lout autre, comme à eux*mémes, le caractère géométrique du monument. En effet, une ressemblance plus ou moins approchée de distribution et d'espace , qm suffît pour l'interprétation historique ou mythologique d'un monument , ne suffit plus , ^t même ne peut plus du tout ser-

((i) Ce^flewn est celmqnt l'^m a gravé dans le grand on- Trage sur l'Egypte.

XXXir AVANT- PROPOS.

vir pour analyser sa construction par la géométrie. Ce n'est pas même assez alors du dessin le plus fidèle , si ce n'est pour des vérifications générales. Car, pour la détermination du petit nombre d'élémens primitifs dont tout le reste doit se déduire , on ne peut en être parfaitement sûr qu'en les prenant avec un grand soin sur le monument. Nous avons cet avantage aujourd'hui que nous le possédons; mais MM. JoUois et Devilliers ne l'avaient point à l'époque où ils ont composé leur mémoire ; et la nécessité de raisonner d'après leur dessin qu'ils croyaient fidèle, ou sur la gravure qu'ils disent en être la copie parfaitement rigoureuse , mettait un obstacle invincible à ce qu'ils pussent en déduire aucune détermination exacte. La même impossibilité a dû nécessairement s'opposer à tous les essais d'interprétation précise que d'autres personnes auraient pu faire , et qu'elles ont peut-être tentés sur les mêmes élémens. Mais l'inutilité de ces essais ne doit élever aucun préjugé contre ceux que nous pouvons entreprendre aujourd'hui, d'après des élémens plus fidèles. Il faut seulement reconnaître la nécessité d'y recourir : or, pour cela , comme pour toute autre recherche scientifique , c'est un obstacle terrible qu'une opinion anciennement prise et avancée publiquement. Croirait-on , par

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exemple , que , depuis l'arrivée du Zodiaque circulaire en France , on ait vanté encore davantage l'exactitude de la copie publiée par la Commission d'Egypte ; qu'on l'ait présentée comme un éclatant témoignage d'une fidélité presque inconcevable; que, dans des mémoires publiés depuis, on ait continué de renvoyer à cette copie comme à une description exacte et authentique , et qu'en: fin , on ait soutenu tout cela en présence du monument même!

A la suite de cette discussion , que j'aurais vivement souhaité pouvoir ne pas entreprendre, j'ai placé diverses notes, relatives à des points particuliers de critique ou d'astronomie. On y trouvera deux fi*agmens inédits , relatifs aux levers héliaques de Syrius , l'un de Vettius-Valcns , l'autre de Théon d'Alexandrie, qui ont été mis en avant comme autorités dans presque toutes les discussions relatives à l'astronomie égyptienne, sans qu'on les ait jamais textuellement cités. Je les rapporte ici en entier tels que je les dois à la complaisance de M. Hase , l'un des savans distingués attachés à la bibliothèque Royale. J'y ai joint leur discussion sous les rapports astronomiques. J'ai également rejeté dans ces notes les calculs à l'aide desquels j'ai déterminé , sur la sphère céleste , la position du pôle du monument, ainsi qtie sa coin-

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