‹ Recherches sur plusieurs points de l'astronomie égyptienne, appliquées aux monumensChapitre 5 sur 29 · AVANT-PROPOS. XI · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. XI

simplement dans un système de significations allégoriques, qu'il attribuait aux figures dont ces monumens sont couverts, et d'après lesquelles il interprétait l'intention de ceux qui les avaient construits. Ce même académicien ajouta que deux habiles ingénieurs, MM. Jollois et Devilliers, membres de l'expédition d'Egypte , qui ont aussi publié un travail sur le zodiaque circulaire, avaient d'abord cru, comme moi, qu'il pouvait être construit sur des principes géométriques, et même selon le mode de projection que je croyais y avoir reconnu ; mais que bientôt ils avaient renoncé à cette opinion, comme je le ferais sans doute moimême , étant averti de son peu de certitude. Deux jours après , M. Devilliers écrivit à l'Académie des sciences, pour réclamer, au nom de M. Jollois et au sien , l'idée que le monument égyptien était construit géométriquement selon cette méthode , ajoutant que lui-même et son collaborateur avaient expliqué et adopté ce système de projection dans leur travail imprimé ; d'où l'on pouvait clairement inférer qu'ils ne l'avaient pas voulu abandonner pour les opinions que M. Fourier supposait si incontestablement victorieuses. Je me voyais ainsi placé dans cette position singulière , que les idées que j'avais émises étaient contestées comme fausses quand on uie les attribuait.

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et réclamées comme justes quand on ne me les attribuait pas; de sorte que, si elles étaient fausses, elles étaient miennes, et j'avais tort de les avancer : ou, si elles étaient exactes, elles étaient à d'autres, €t j'avais encore tort de m'en emparer. De quelque côté que je me tournasse , il fallait toujours que j'eusse tort.

Sans me laisser le temps de prendre haleine , un autre membre de l'Institut et de la commission d'Egypte lut à l'Académie des inscriptions et à l'Académie des sciences un mémoire qu'il présenta aussi comme un examen de mon travail. J'ignore comment il pouvait faire alors cet examen, n'ayant eu aucune communication de mes recherches, ne pouvant ainsi en apprécier, en connaître même entièrement les détails numériques, toujours impossibles à saisir complètement d'après une simple exposition orale ; j'ignore tout cela d'autant plus que cet académicien a considéré sa réfutation de mon travail comme assez urgente , pour la faire paraître dans le court intervalle d'une absence que mes fonctions m'imposent tous les ans à pareille époque , de sorte que je ne pouvais l'entendre, ni par conséquent répondre. J'ai lu depuis ce qu'il a publié à ce sujet ; et il m'a paru que je répondais assez en publiant mon mémoire.

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