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des positions d'étoiles ne permettent pas d'éviter, sur Tépoque précédente, une indétermination d'une cinquantaine d'années. On atteindrait une précision beaucoup plus grande si l'on parvenait à reconnaître sur le monument des indications de planètes, ou de la lune, placées en position absolue ; mais c'est ce que je n'ai pas cherché à faire , n'ayant pas assez de connaissances des signes hiéroglyphiques pour m'y hasarder, et je me suis borné à considérer les constellations. Si l'on demande d'ailleurs quelle pouvait être la destination du monument, le motif qui l'avait fait ériger, et qui l'avait &it rapporter à l'époque à laquelle les calculs nous conduisent, je ne puis offrir à cet égard que des conjectures , et j'ai rapporté celles qui m'ont paru les plus vraisemblables. Car la solution rigoureuse de ces questions doit se dériver des considérations archéologiques, et non pas d'une simple restitution astronomique qui , par sa nature, ne peut donner qu'une date céleste, sans faire connaître la raison pour laquelle cette date a été spécialement choisie. C'est aussi à la détermination , mais à la détermination précise et géo-^ luétrjique, de cette date, que se bornent toutes mes prétentions.
A la suite de ces rechercbç^ sur le Zodiaque circulaire , j'ai placé un examen des trois zodia-
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ques rectangulaires sculptés au plafond des portiques . des temples à Denderah et à Latopolis. Je discute les analogies de ces monumens avec le Zodiaque circulaire ; je fais remarquer les rapports de disposition, de forme, qui existent entre les figures emblématiques qui les composent. Enfin ^ considérant le ^mode divers suivant lequel les douze signes du zodiaque sont séparés, sur chacun d'eux 3^ en séries de six signes , je montre qu'il se trouva en rapport avec la déviation des temples relativement à la ligne méridienne ; de façon qu'on peut le prédire pour les trois édifices lorsque leur déviatipn est donnée, et réciproquement. De là il résulte que ce mode de subdivision n'est nullement l'expression nécessaire et certaine d'une position différente des équinoxes parmi les constellations de l'écliptique , comme M. Fourier l'admet dans son système (i), puisqu'on peut l'interpréter, et même le déterminer, sans avoir aucun égard à ce déplacement. La considération qui semblait mettre entre ces monumens un intervalle nécessaire de vingt siècles, se trouvant ainsi exclue , les analogies qui les rapprochent se présentent avec toute leur force , et rendent très-
Ci) Recherches sur les sciences [et le gouvernement de rÉgypte.
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vraisemblable que , s'ils ont une application astrofioniique, ce que le défaut de liaison géométrique de leurs parties ne permet pas d'affirmer avec une entière certitude , ils se rapportent à un état du ciel analogue à celui du Zodiaque circulaire, c'est-à-dire, peu éloigné de 700 ans avant l'ère chrétienne ; d'où l'on ne doit pas néanmoins conclure qu'ils ont dû être nécessairement construits à cette époque même , mais seulement qu'ils li'ont pas dû l'être à des époques antérieures à celle-là. S'il était vrai, comme M. Fourier le suppose, que ces monumens remontassent à une antiquité de quarante siècles , et s'il était certain que l'inégale division des signes du zodiaque qui s'y trouve tracée, exprime la situation différente des équinoxes lors de leur construction , ils attesteraient que les Égyptiens possédaient aux mêmes époquefe , c'est-à-dire , dans des temps très-reculés , line astronomie déjà fort savante. L'état plus ou moins avancé de cette astronomie n'est donc pas un élément étranger à l'interprétation des mpnutaens, et aussi M. Fourier s'en est appuyé pour leur donner la haute antiquité qu'il leur supposé. En conséqiienije , j'ai voulu déterminer, d'après les faits, c'est-à-dire, d'après les documens littéraires qui nous restent , quelle idée on devait se former de l'ancienne astronomie égyp-
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tienne , à laquelle M. Fourier et d'autres auteurs attribuent positivement des observations si précises , des périodes si justes , des connaissances si étendues (i). J'ai particulièrement recherché avec soin l'origine de celte fameuse période de i46o années de 365^ \, appelée période Sothtaque, parce que son commencetnent était réglé sur le lever héliaque de Syrius que l'on nommait en égyptien Solhis. J'ai trouvé, contre l'opinion commune, et je l'avouerai, j'ai trouvé, non sans surprise, que, de tous les écrivains antérieurs à l'ère chrétienne, dont les ouvrages se sont transmis directement jusqu'à nous en original , il n'en est aucun qui ait fait mention de cette période comme étant liée aux levers héliaques de Syrius, même parmi ceux qui se sont le plus occupés spécialement d'antiquités astronomiques ou chronologiques. Si elle a été indiquée par quelques-uns d'entre eux , c'est seulement comme l'expression du plus petit intervalle de temps après lequel un nombre entier d'années vagues égyptiennes , chacune de 365 jours, égale un nombre entier d'années solaires supposées chacune exactement de 365 ^ -, détermination qui n'exige qu'un calcul arithmétique extrêmement simple. La relation de ce nombre
(i) Recherches sur les sciences et le gouvernement de l'Egypte , passim.