‹ Recherches sur plusieurs points de l'astronomie égyptienneChapitre 13 sur 33 · AVANT-PROPOS. XXI · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. XXI

Yoilà surtout ce que je voulais établir dans cet avant-propos. ^

A.U reste, je dois confesser que si, d'un côté, l'on m'a attaqué pour avoir rendu le zodiaque de Denderah trop moderne , on m'a aussi, attaqué d'un autre comme le faisant trop ancien. Cependant les détails de mon travail n'étaient pas plus connus de mes nouveaux adversaires qu'ils ne l'avaient été des autres; et, quant à moi, je n'avais aucune envie de rendre le zodiaque ancien ou moderne ; je voulais seulement le présenter tel qu'il, est. Soutenu par la conscience de cette intention , j'ai mis pour ainsi . dire mon premier travail aux prises avec la critique ; j'en ai examiné de nouveau avec soin les points fondameataux ; je les ai soumis à une discussion plus approfondie ; et j'ai ensuite examiné de même les autorités sur lesquelles on avait fondé des explications différentes. Ceci, en généralisant la question, a naturellement étendu mes recherches, au delà de leurs premières limites ; et il en est résulté l'ouvrage que le public a sous les yeux.

On y. trouvera d'abord le mémoire sur le Zodiaque circulaire, qui a excité une opposition si vive. Il est ici tel à peu près que je l'ai lu à TAca-» 4émie des sciences et à l'Académie des inscriptions. Cependant les attaques hâtives dont il a été

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Tobjet, m'ont fourni comme je Tai dit, l'occasion d'y faire plusieurs améliorations de détail qui lui donnent encore plus de force. Par exemple, en cherchant à reconnaitre sur le monument quelques indications d'étoiles qui fussent marquées dans leur vraie position astronomique , ce qui est réellement l'idée mère de tout mon travail , je n'avais pas fait assez valoir les raisons que Ton pou^ vait tirer de la manière dont les Égyptiens écrivaient en hiéroglyphes les noms propres d'individus. Car, bien que cette manière m'eût été indiquée par M. de St-Martin, et que j'en eusse compris toute l'importance, je n'avais pas osé insister beaucoup sur cette considération , redoutant toujours qu'elle ne fût contestable. Mais, puisque c'est aujourd'hui un point sur lequel tous les critiques se sont accordés, et qu'ils ont fait valoir contre moi comme une chose certaine, j'ai pensé que je pouvais en toute sécurité m'en servir à mon avantage, et montrer que l'on ne pouvait rien dire de plus fort en faveur des premières inductions sur lesquelles je m'étais appuyé.

Ai-je toutefois la prétention de présenter l'interprétation que j'ai proposée du Zodiaque de Deiiderah comme absolument et; mathématiquement indubitable? Non, et je suis bien aise de poUî^ôtr ici m'exjili(iuer snt ce point avec la sincc-»

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rite la plus entière. Je ne la présente pas comme indubitable , parce que les figures que Ton peut reconnaître avec certitude pour astronomiques dans le monument, s'y trouvant mêlées avec d'autres dont la signification nous est inconnue, et sur lesquelles aucune projection exacte du ciel ne peut amener d'étoiles qui justifient leur configuration et leur présence ; il s'ensuit que la distinction qu'il faut faire de ces deux classes d'emblém^s, entraîne nécessairement quelque indétermination -^ et exclut la parfaite certitude que l'on 'obtiendrait si la coïncidence du ciel avec les figures du monument pouvait être générale et complète. Msûs^après avoir fait au doute philosophique cette juste part, qu'il faut toujours lui réserver dans toute recherche scientifique où l'on veut réellement la vérité, je ne crains pas d'avancer que l'interprétation dont il s'agit est non-seulement la pkis- vraisemblable, mais la seule que Ton puisse géométriquement déduire du monument, lorsqu'on veut fetire accorder le mieux possible avec le ciel lés figures reconnaissables de constellations qui y sont ti*acées. Alors l'époque céleste qu'il représente, se trouve être celle d'environ 700 ans avant l'ère chrétienne, ce qui n'empêche pas que sa construction ne puisse être d^une date ^ fort pt>stérieure. Les données qu^ l*on pdït tirer

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