‹ Recherches sur quelques problèmes d'histoireChapitre 110 sur 178 · Ibid,, t. II, p. 455. Ibid,, p · texte numérisé non relu

Ibid,, t. II, p. 455. Ibid,, p

33a LA MARCHE GERMANIQUE.

nateur s'exprime ainsi : « Je donne tout ce que je possède en. propre dans la finis ou villa Lonenbach*. » Les deux termes étaient visiblement synonymes.

Le même phénomène linguistique que nous constatons pour terminm et pour finis^ se produisit sur le mot marca^ qui en était l'équivalent. Comme eux, il en vint à désigner, non plus seulement la limite qui enferme une terre, mais cette terre elle-même.

Aussi voyons-nous sans cesse que la mark est un objet de propriété. On la vend, on la donne, on la lègue. « Je donne, dit Ërmanrad, au monastère de Wissembourg 30 journaux de terre dans la marca Munefridovilla *. » Ne pensons pas que cette marca fût une terre indivise. Ërmanrad l'a reçue en héritage de sa grand'mère'. Un autre fait donation de « tout ce qu'il possède, dans la marca Bettunis, soit d'héritage paternel, soit d'héritage maternel*. » Une femme vend un pré dans la marca Scmhaim et elle affirme que ce pré est sa propriété, ytim mei^ expression qui, dans toutes les chartes, indique le plein droit de propriété appliqué à la terre'» Un personnage, en 742, fait donation de 20 journaux de terre en labour dans la marca Pruningesvillare, et il nomme ses deux voisins qui sont propriétaires d'autres parties de la même marca*. Un autre donne tout ce que son père lui a laissé en héritage dans la marca Lorencenheim '.

Il faut écarter la supposition que la mark ne comprendrait que des terres incultes, des forêts, des pâturages. Ces exemples montrent qu'elle comprend indistinctement des terres

i. Diplomata, t. II, p. 476.

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