‹ Recherches sur quelques problèmes d'histoireChapitre 148 sur 178 · Rozière, n- 481 et · texte numérisé non relu

Rozière, n- 481 et

5. Lex Salica, 57 : a Rachineburgi in mallo sedentes. n Cf. Formules ^ Rozière, n* 469 : a ante bonos homines qui in mallo residebant. »

4. Formula' AndegavenseSy Zeumer, p. 1-25. Formulx Ttaronentes seu Sirmondicspf p. 128-165.

5. On ne trouve dans Marculfe que Texprcssion boni hominety II, 41, ou magni/ici rin\ II, 18, Tune et Tautre employées dans des cas exactement analogues à ceux où d'autres formules disent rachimburgi,

6. Formulée Marculfinœ œvi Carolini, Zeumer, p. 115 et suiv. ; Formulœ Bignoniarup, Zeumer, p. 228 et suiv.; Lindenhrogiann\ Zeumer p. 265 et suit.

7. Dans les Formules que Zeumer appelle Salicn* Merkeliaruff rachimburgi est employa quatro fois, n"' 27, 28, 50, 59. et boni homines est employé cinq

LES RACHIMBOIIRGS. 427

OÙ se trouve écrit le terme malins et où le comte est désigné par le mot graf, emploient pourtant l'expression boni homines\ tandis que des formules d'aspect plus romain et de langue plus latine peuvent employer le terme rachimbourgs '. Les deux dénominations étaient donc usitées concurremment. Il ne serait pas très sûr d'affirmer que Tune appartint aux provinces de population romaine, et l'autre à celles de population germanique, puisque nous trouvons l'une et l'autre dans les formules d'une même province, quelquefois dans une même formule. Il est plus vraisemblable que les deux mots étaient entrés également dans la langue usuelle des populations de race mêlée qui vivaient entre le cours de la Loire et celui du Rhin.

Ces observations ne permettent pas de penser que les rachimbourgs représentent une institution exclusivement germanique. Nous possédons un recueil de formules manifestement romaines; c'est celui de Tours. La loi romaine y est toujours citée, et est citée seule. Or ce recueil mentionne les boni homines^ et il leur attribue exactement le même rôle qui est donné ailleurs aux rachimbourgs". Ainsi ces personnages, sous l'un ou l'autre nom, figuraient dans des actes faits suivant la loi romaine. L'institution que nous avons à examiner était donc commune aux deux races, ou plutôt elle ne distinguait pas entre les races*.

Il faut nous demander maintenant quels étaient ces rachimbourgs ou bani homines. Pardessus voit en eux « les hommes libres du pays* ». Waitz dit qu'ils étaient « les

fois, n** 27, 28, 29, 50, 38. On peut faire le même calcul dans les recueils de Bignon et de Liodenbrog.

1. Formules, Rozière, n** 456, 459, 462, 471, 492 et surtout 469.

Page 1