‹ Recherches sur quelques problèmes d'histoireChapitre 150 sur 178 · Pardessus, Loi salique, p · texte numérisé non relu

Pardessus, Loi salique, p

membres delà coramimauté réunis Jesquels, dans l'exercice de leurs fonctions judiciaires, prenaient le nom de rachimbourgs* ». Schulte croit que « les rachimbourgs étaient tous les hommes libres, jouissant de leur état complet de citoyens* ». Thonissen veut que les rachimbourgs fussent (c tous les citoyens du canton », les mêmes hommes étant à la fois « guerriers et juges' ».

Ces affirmations dépassent de beaucoup les textes. La Loi salique, au titre 50, parle seulement de sept rachimbourgs. Au titre 57, elle dit que les rachimbourgs « sont assis au tribunal* », et cette manière de parler ne fait pas supposer qu'ils forment toute la population d'un canton. Elle ne dit nulle part qu'ils soient « tous les hommes libres », encore moins qu'ils soient « des guerriers ». La Loi des Ripuaires, parlant deux fois d'un nombre de rachimbourgs, en compte sept dans un cas et trois seulement dans l'autre \

Nous ne devons pas conclure de là, comme l'a fait Zœpfl, que leur nombre fût limité à sept*. De ce que quelques articles de loi mentionnent sept rachimbourgs, on n'est pas en droit de dire qu'il n'y en eût jamais davantage. Les érudits qui professent qu'ils étaient douze, font une autre hypothèse aussi peu sûre\ Les formules et les actes de la pratique ne donnent aucun chiffre. Le plus sage est de croire qu'il n'y avait pas en effet de chiffre constant, et qu'il n'exista jamais de règle ûxe sur ce point*. La seule chose

i. WaiU, Verfauungsgeêch., 2» éd., t. H, p. 56; 5* éd., t. II, 2* p., p. 145, 2. Schulte, Uist. du droit, ti^ad. Marcel Fournier, p. 57^. 5. Thonissen, OrganU, judic. de la loitaUque, p. 74, 77, 374, 375.

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