‹ Recherches sur une propriété nouvelle de la matièreChapitre 18 sur 86 · HYDROGÈNE · texte numérisé non relu

HYDROGÈNE

4 mars 1897.

11 mats 1897.

Air.

Hydrogène.

Air.

Hydrogène.

Air.

Hydrogène .

Potentiel initial.

Pression. . . .

Température. .

Déperdition de

l'appareil . .

r/V corrigé de la

dt déperdition.

Rapports. .

En résumé on a pour les trois gaz étudiés.

Potentiels faibles élevés.

Air 1,000 1,000

Acide carbonique 0,885 »

Hydrogène 0,405 0,230

On doit signaler la différence très notable des résultats obtenus avec les potentiels faibles et avec les potentiels

élevés. On verra plus loin la raison pour laquelle ces derniers résultats doivent seuls être pris en considération.

§ 4* — Expériences à diverses températures.

La recherche d'une variation possible dans l'intensité de l'émission de l'uranium à diverses températures était une question fondamentale qui m'a préoccupé tout d'abord, comme elle a préoccupé plus tard divers physiciens. L'existence dune activité permanente dans l'uranium fondu au four électrique montrait qu'une élévation considérable de température n'avait pas fait perdre ses propriétés aux molécules d'uranium. Cependant il importait de reconnaître si l'émission n'avait pas quelque relation avec la température.

J'ai recherché si la déperdition provoquée dans l'air par la petite sphère d'uranium dont il a déjà été question subissait des variations notables pour des températures différentes. Cette petite sphère avait été suspendue à un fil de cuivre très fin, relié à l'électroscope à feuilles d'or. Le fil métallique était lui-même soutenu par un fil de soie suspendu à un support en paraffine (fig. 9).

La sphère d'uranium plongeait à l'intérieur d'un cylindre

Fig. 9.

de cuivre fermé parle bas, de 10 centimètres de diamètre et de 12 centimètres de hauteur, maintenu au milieu d'une marmite en fonte placée sur un fourneau et remplie d'eau. Le cylindre et la marmite étaient en communication avec la terre.

En portant l'eau à diverses températures et en attendant que celles-ci fussent sensiblement stationnaires, pour éviter les courants de convection dans l'intérieur du cylindre, on a obtenu des séries très régulières dont les moyennes sont résumées dans le tableau suivant.

Ce tableau donne seulement les déviations des feuilles d'or de l'électroscope et les temps auxquels les déviations successives ont été observées lorsque le système préalablement chargé était abandonné à lui-même. L'identité des séries a rendu inutile le calcul des vitesses de déperdition à chaque instant.

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