A DIVERSES TEMPÉRATURES LE 19 JANVIER
volts.
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Etant données les condi lions des expériences, ces séries, à des températures comprises entre 70 G. et 83° G., sont pratiquement identiques. Entre ces limites l'influence de la température sur l'émission peut donc être considérée
comme mille, à moins que l'effet produit sur l'air à diverses températures et, par suite, à diverses densités soit de sens contraire et sensiblement égal à celui qui affecterait l'intensité de l'émission. Des expériences faites en entourant le cylindre d'un mélange réfrigérant, et surtout des expériences faites beaucoup plus tard en portant l'uranium seul à la température de l'air liquide ont montré qu'il n'\ avail aucune influence appréciable de la température sur l'intensité de l'émission de l'uranium. Ces dernières expériences seront rapportées dans une autre partie de ce mémoire (chapitre Vil).
§ 5. — Mesure du débit d'électricité en fonction du potentiel.
Le débit d'électricité provoqué par le rayonnement de l'uranium est fonction du potentiel des corps électrisés. Nous verrons plus loin qu'il dépend de l'intensité du champ électrique produit dans les gaz qui absorbent le rayonnement; mais avant que cette notion fût bien établie, ta recherche d'une relation entre le débit et le potentiel des corps électrisés a présenté diverses difficultés.
J'en fait à ce sujet deux séries de mesures : les premières avec un électroscope à feuilles d'or; les secondes avec un électromètre à quadrants; le premier instrument a dû être préalablement gradué, et cette opération a été assez difficile, mais l'appareil présentait un isolement remarquable : au contraire j'ai eu quelque peine à réaliser un isolement suffisant dans un électromètre à quadrants. Si V est le potentiel d'un système, G sa capacité, la valeur
ro RECHERCHES
du débit est — G -y . Or il arrive, surtout pour l'électro-
seope à feuilles d'or, que la capacité de cet instrument est variable avec la position des feuilles d'or, de telle sorte qu'il a fallu faire pour cet appareil une graduation appropriée.
La meilleure méthode pour mesurer le débit eût été l'emploi d'un galvanomètre; mais le rayonnement de l'uranium était trop faible pour que ce moyen de mesure pût être employé; Dans diverses expériences, entre autres dans un essai fait le 10 février 1897, j'ai reconnu cIue 'es traces de courant que l'on pouvait déceler correspondaient à la limite de la sensibilité des galvanomètres que je possédais, et ne pouvaient servir à des mesures dans les conditions que je pouvais réaliser.
i° Mesures avec F électroscope à feuilles d'or. — Gomme je viens de le dire, il a fallu préalablement graduer l'électroscope et en particulier déterminer les potentiels qui correspondaient à des divergences déterminées des feuilles d'or. On a employé à cet effet une méthode dérivée de celle de l'électroscope condensateur de Volta. Le bouton de l'électroscope a été mis en communication avec l'un des plateaux de cuivre d'un condensateur à air. Ce plateau avait 10e, 8 de rayon; il était parfaitement isolé et audessus se trouvait un plateau plus grand, mobile, pouvant s'éloigner du premier en lui restant parallèle. Trois cales de papier paraffiné permettaient d'amener les plateaux à une distance d'environ omm,33; puis on les chargeait avec une pile de 5 à ib éléments, et on écartait les plateaux à 3e, 4- Si la capacité seule du condensateur inter-
SLR UNE PROPRIETE NOUVELLE DE LA MATIÈRE. Jl
venait, le potentiel du plateau isolé serait alors celui de la pile multiplié par le rapport inverse des distances, soit io3.
En tenant compte de la capacité du (il de jonction, ainsi que de celle de l'électroscope et des faibles variations de celle-ci, on a pu dresser un tableau de valeurs approximatives des potentiels correspondant aux diverses déviations des feuilles d'op.
Ce tableau une fois dpessé, on a disposé au-dessus du bouton de l'électroscope le disque d'uranium dont il a été question plus haut, et on a étudié la vitesse de la décharge en chargeant l'électroscope puis en abandonnant ce système à lui-même et en délepminant en divers instants les positions des feuilles d'or. Pour éviter de tenir compte des variations de la capacité de l'électroscope on avait relié celui-ci à l'une des armatures d'un condensateur dont la capacité était suffisante pour rendre négligeable la variation due à l'électroscope.
On a ainsi obtenu les résultats suivants, corrigés de la déperdition de l'appareil; celle-ci était déterminée en retirant le disque d'uranium et en abandonnant à lui-même le s\ stème chargé ( i ).
(1) Dans la publication des Comptes rendus de l'Académie des Sciences, t. CXXIV, p. 144, les corrections n'avaient pas été faites, ni pour les potentiels, ni pour la déperdition des appareils.
DEPERDITION PROVOQUEE PAR LE DISQUE D URANIUM
tLECTROSCOPE A FEUILLES D'OR ET CONDENSATEUR
Expériences du Ie1' mars 1897.