RECHERCHES PERSONNELLES
Aussi, avons-nous cherché à préciser la valeur de la réaction indiquée.
Nous avions à notre disposition des sérums d’origines différentes, les uns provenant du dispensaire ahtituberculeux, les autres du dispensaire antivénérien, les autres des malades hospitalisés et d’origines diverses. ;
Nous avons pensé qu’il serait intéressant d'établir la valeur de cette réaction vis-à-vis de ces différents
sérums. - Technique.
Nous rappelons d’abord la technique décrite par M. René TrAuTMaANx, Médecin de l’Institut Prophylactique, Mile L. Rouge et L. Leprice, Monitrice à l’Institut,
Préparer une solution mère de gonacrine : pour cela, dissoudre à froid ou à chaud, 1 gr.de gonacrine dans quantité suffisante pour cent d’eau distillée.
Une telle solution ne perd pendant des mois, aucune de ses propriétés et ne s’altère pas si elle est conservée dans l’obscurité, à la température des labo-
ratoires.
L'eau salée à taux divers, essayée comparativement comme solvant, s’est montrée moins favorable que l’eau distillée.
La dilution optima de gonacrine pour la gonoréaction est de o gr. 015 % soit:
Solution mére A1 4... AULT AT Eau?! dise een Tee 85 —
(à conserver également dans l’obscurité),.
Ces 100 gr. permettront de pratiquer 250 réactions, d’où coût insignifiant.
Matériel.
Quelques tubes à l’hémolyse (6 cm. 13 mm.).
Un porte-tube.
Deux rhéomètres, l’un réglé à o cm° 6, l’autre o cm® 4, ou, à défaut, 2 pipettes en verre (infiniment moins pratique) graduées en 1/10 de centimètre cube.
Toute verrerie doit être d’une propreté méticuleuse et stérilisée (il suffit de passer pendant quelques instants les tubes à hémolyse dans la flamme d’un Fe bec Bunzen, puis de les laisser refroidir). 2
Un photomètre V. B. Y. à
Un verre contenant de l’eau salée physiologique, pour rinçage, entre chacun des prélèvements, du rhéomètre ou de la pipette servant à prélever les sérums.
Ps A à
PE
Sérums.
Prise du sang, de préférence le sujet étant à jeun, pour éviter d’opérer sur des sérums opalescents qui masquent la réaction surtout à la lecture macroscopique.
Un cm$ de sérum suffit.
Il est recommandé d'utiliser les sérums du jour même de la prise du sang ; néanmoins, du sang mis à la glacière (quelques degrés au-dessous de zéro) peut n'être examiné que le lendemain voire même le
surlendemain.
Technique de 1a réaction.
On opère sur du sérum frais, c’est-à-dire non chauffé :
19 Recueillir le sérum dans un tube à hémolyse ;
20 Le centrifuger dix minutes ;
30 Le décanter;
4° Faire tomber o cm? 7 de chaque sérum décanté dans un tube à hémolyse étiqueté (nom du malade);
0° Transporter les tubes devant le photomètre ; ajouter au premier tube de sérum o cm8 4 de la solution de gonacrine à o gr. 015% ; agiter légèrement le tube, verser le mélange dans la cuve du photomètre ; lire aussitôt et inscrire le chiffre trouvé.
Passer au sérum suivant et ainsi de suite ;
60 Laisser séjourner trois heures environ les tubes
sur une table de laboratoire (l'éclairage n'exerce aucune mauvaise influence). La floculation est parfois très précoce (pour ainsi dire instantanée) ou après quelques minutes seulement, dans les sérums qui donneront un chiffre élevé; dans les sérums opalescents, elle est difficile, sinon impossible à déterminer mascroscopiquement. En ce qui concerne les floculations légères, cette lecture macroscopique risque d'entraîner de grosses erreurs. Seule, la lecture au photomètre permet d'apprécier exactement les degrés de la floculation et d'inscrire un résultat valable se traduisant par un nombre. Au bout d’une heure, la floculation est déjà très avancée. En trois heures, elle se trouve complète, ne disparaît point et ne s’accentue guère dans l’heure ou les heures suivantes, d’où grande marge pour la deuxième lecture.
Nous avons entièrement adopté la technique décrite et nous l'avons rigoureusement suivie.
D'après les recherches que nous avons poursuivies, il est utile, dans la pratique de la réaction, de décan-— ter les sérums dès que le caillot est formé, et de laisser ensuite les sérums à la glacière (en pratique de 6 à 18 heures) et d'effectuer la réaction le plus rapidement possible ; le mieux serait vingt-quatre heures au plus après la prise du sang.
En effet, il nous est arrivé, pour des raisons indépendantes de notre volonté, d'obtenir des résultats ininterprétables, d’une part. avec des sérums décantés trop tardivement, et d’autre part, avec des sérums
décantés rapidement mais conservés à la glacière
Lot AL "ES
pendant une période de temps variable, de deux à quatre jours après la prise de sang.
Nous avons étudié 187 sérums, 92 nous ont donné un index floculométrique supérieur à 5.
Nous avons d’abord cherché à préciser l'influence de divers facteurs sur la réaction étudiée, ce que les promoteurs de la réaction n’avaient pu définir.
Nous étudierons d’abord les différents facteurs pathologiques qui peuvent influencer la réaction.
1° Réaction de Hecht, Bordet-Wassermann, Kahn et réaction à la gonacrine.
La teneur en hémolysines naturelles anti-mouton des sérums étudiés est sans action sur la réaction à la gonacrine, qui peut donner un chiffre élevé et un résultat négatif avec des sérums ou très riches ou très pauvres en hémolysines.
Ii n’existe pas de rapport entre le résultat des réactions sérologiques pour le diagnostic de la syphilis et celui de la réaction à la gonacrine.
A titre d'exemple, voici quelques observations suc-
cinctes.