DÉFINITION
In vitro, la floculation d’un sérum se manifeste d'une façon très générale, comme suit :
« Apparition dans certaines conditions, des flocons à l’intérieur du milieu, d’où un trouble visible à l’œil nu ou décelable au moyen d’instruments spéciaux, autrement dit, — sans préjuger de rien — formation d'un précipité pondérable ou optiquement appréciable.
La méthode qui consiste à peser le précipité étant pratiquement irréalisable, c’est la méthode optique, la plus précise parce que la moins sujette à faire intervenir le coefficient personnel d'interprétation qu'a choisi A. Vernes et dont il a réalisé l’exécution au moyen du photomètre VERNES, BriQ et Yvon.
Posons donc un principe : par adjonction d’un réactif donné (qualifié jadis : antigène) tous les sérums qu'ils soient normaux ou pathologiques, sont susceptibles de floculer, les pathologiques toutefois plus que les normaux, dans la zone choisie.
La ligne de démarcation, la frontière entre les uns et les autres (le zéro), est uniquement fonction des qualités du réactif surajouté, degré de dilution ou de concentration, grosseur des grains, mode de préparation, voire température, etc. du mélange ».
1. Voir: Les Archives de l'Institut Prophylactique de 1937, travail de M. R. Trautmann sur la réaction de Vernes-résorcine.