IV. — Mme Mor..…., 27 ans
Entrée le 21 octobre 1937, à la Maternité, elle ‘accouche le même jour d’un enfant vivant pesant 3 kgr. 500 qui, le huitième jour, est atteint d’ophtalmie purulente ; = mère présente un écoulement vaginal jaune verdâtre dans lequel l'examen bactériologique ne montre pas de gonocoques.
On obtient la guérison de l’ophtalmie de l'enfant au bout d'une quinzaine de jours, par instillation de gouttes de nitrate d'argent 1/100.
Examen sérologique (maternel) le 6 novembre 1937.
Réaction de B.-W.
— de Hecht } négatives
— de Kahn — de floculation à la gonacrine............ 0 == de:Vernés-résorcine, Ame ere 16.
Température au moment de la prise de sang : 370.
Nous pensons qu'il ne s'agissait pas de gonococcie.
Re
Dans ces quelques cas, la réaction à la gonacrine nous à semblé particulièrement précieuse. Il s’agissait de diagnostics cliniquement hésitants où le traitement, en l'absence d’autres signes d’affection nette, a été déterminé par la valeur élevée ou négative de la réaction à la gonacrine.
Nous voyons dans l’observation C... des phénomènes articulaires sur lesquels le traitement salicylé n’avait aucune influence, malgré des doses employées (8 gr. per os et deux ampoules intra-veineuses), s’amender rapidement dès l'institution d’une vaccinothérapie antigonococcique.
Dans l'observation L... une malade pour laquelle on avait pensé à une arthrite bacillaire du genou droit, a pu sortir de l'hôpital très améliorée par le traitement antigonococcique.
Nous avions pensé, en étudiant la floculation des sérums mis en présence d’une solution de gonacrine, à des taux déterminés par des auteurs qui ont préconisé la réaction, préciser la valeur de cette réaction, notamment en tâchant d'établir, comme l’on fait Vernes et ses collaborateurs, pour la syphilis et la tuberculose, une courbe de l'infection gonococcique traduisant éventuellement l'influence de divers médicaments sur cette courbe, et ainsi nous avions cherché à établir cliniquement si cette réaction pouvait aider à préciser un diagnostic étiologique.
La malchance a voulu que nous n’ayons pu avoir sous notre contrôle prolongé un nombre suffisant de
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blennorragiques pour nous faire une opinion définitive.
Aussi notre travail s’est-il trouvé dévié de l’orien-
tation première que nous avions envisagée.
Nous avons toutefois pensé qu’il serait intéressant etutile, ne serait-ce que pour éviter des interprétations erronées d'une réaction qui mérite, à notre avis, une considération certaine, de préciser la part de certains facteurs sur cette réaction. À
Les observations que nous avons retenues sont celles de malades que nous avons pu suivre cliniquement, radiologiquement, bactériologiquement. Nous avons éliminé dans ce travail, tous les malades que nous n’avons pu suivre pendant un temps suffisant, ou pour lesquels nous ne possédions que peu de renseignements cliniques.
Il nous sera donc impossible de conclure d’une façon formeile sur la valeur absolue de la réaction à la gonacrine dans l'établissement d’une courbe évolutive de l'infection gonococcique.
En particulier, nous n’avons pas vu assez de malades récents, pour dire à partir de quel moment de l’affection gonococcique, la réaction donne un chiffre élevé, nous n'avons pas vu assez de malades pour dire, à partir de quel moment, elle devient négative.
Toutefois, nous pensons que notre travail n’aura pas été complètement inutile ; il laisse la voie ouverte
à toutes les recherches dans cette direction et précise
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un certain nombre de facteurs qui peuvent ou non s
influencer la réaction.
Aussi, dans la limite des cas que nous avons étudiés, nous croyons nous autoriser à émettre les conclusions
suivantes :
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