‹ Recherches Sur Une Réaction De Floculation À La GonacrineChapitre 8 sur 27 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Au cours de nos dernières années d’études aux Hospices de Soissons nous avons été frappés par les difficultés que la blennorragie pose en pratique. S'il est facile d’affirmer, lors d'un écoulement urétral récent, quand l’examen bactériologique montre la présence certaine de gonocoques, qu’il s’agit d’une blennorragie évolutive, il est souvent beaucoup plus délicat, et notamment à la défervescence d'un accident aigu, et à l’occasion d’un réveil d’une affection passée à la chronicité, d’affirmer que la maladie est arrêtée dans son évolution.

Sans doute, les nombreux progrès réalisés dans la technique des réactions de fixation, le choix des antigènes en particulier, ont permis toute une série de travaux qui mettent en évidence la valeur de la réaction de fixation dans le diagnostic de l'infection gonococcique.

Mais notre pratique hospitalière provinciale, le nombre élevé de malades que nous y avons vu, nous

a appris que, en pratique, toute blennorragie, dont

ne

l’écoulement n’a pas cédé en trois à quatre semaines aux antiseptiques habituellement employés, soit en instillation locale, soit par la voie buccale, soit par la voie parentérale, a été traitée par des injections des vaccins antigonococciques.

Il est certain que la vaccinothérapie antigonococcique pratiquée sur une très large échelle, et avec des vaccins très variés, tend, tout au moins dans notre pratique provinciale à rendre très délicate l’interprétation de la réaction de fixation dans la blennorragie.

C'est dire, que nous avons vu, avec un grand intérêt, paraître dans Les Archives de l’Institut prophylactique de 1937, un travail sur une gono-réaction à la gonacrine.

Nous avons pensé que s’il était facile d'établir, comme l'ont fait Vernes et ses élèves et collaborateurs, pour la syphilis et la tuberculose, un diagnostic évolutif de l'infection blennorragique, l'intérêt pratique de la réaction pourrait être très grand.

« La méthode primordiale de VERNES, en ce qui concerne la syphilis est basée sur l'enregistrement des modifications qui se produisent, au cours de l’évolution de la syphilis, dans le sang et dans le liquide céphalo-rachidien.

Ce serait bien peu en comprendre la portée que de vouloir la ramener à une simple recette de laboratoire sur la floculation.

C’est bien au contraire, un ensemble complet, un

corps de doctrine qui, en écartant la séro-réaction de:

406 K | ee la syphilis des voies sans issues, l’a expliquée dans Son mécanisme intime et, en la débarrassant de ses

éternelles incertitudes, l’a transformée en lui donnant des bases solides et une rigueur expérimentale,

G. Steiger

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