Recherches théoriques et expérimentales sur les oscillations de l'eau et les machines hydrauliques à colonnes liquides oscillantes
La première partie de cet ouvrage était imprimée en août 4880. C'est en quelque sorte une seconde édition de mémoires que j'avais déjà publiés, sauf quelques expériences inédites, et diverses considérations relatives surtout aux phénomènes de succion de Teau en mouvement. Depuis cette époque j'ai eu occasion de faire dans Tarsenal du port de Cherbourg, des expériences sur les ondes et sur le mouvement de Teau dans les tuyaux coudés. Leur place aurait été dans la première partie, si elles avaient été faites avant l'impression de celle-ci. On les trouvera pages 535 à 552 et pages 901 à 916.
Quant à la seconde partie de cet ouvrage, il a été nécessaire de la rédiger de nouveau presque en entier. Elle contient beaucoup de choses inédites. Elle commence par un mémoire de 216 pages sur mon système d'écluses de navigation, qui était imprimé en juillet 1881. Depuis celte époque, j'ai trouvé des moyens d'obtenir une marche entièrement automatique de ce système, sans bassin d'épargne^ ni soupape, ni cataracte» On en trouvera la description à la fin de l'ouvrage, pages 541 et suivantes. Je dois dire que si j'avais fait plus tôt cette modification essentielle, j'aurais pu ne pas donner autant de développements à quelques détails, quoiqu'il soit d'ailleurs intéressant d'en conserver la trace.
Un autre fascicule^ qui était imprimé en juillet 1882, renferme la description et la théorie de divers systèmes de machines hydrauliques à colonnes liquides oscillantes automatiques, les unes motrices, les autres élévatoires ou à faire des épuisements, divers systèmes de pompes reposant sur des principes analogues, et des appareils à compression d'air.
Le dernier fascicule renferme des expériences précitées sur les ondes, des recherches sur des roues hydrauliques à colonnes liquides oscillantes, un mémoire sur la marche automatique de l'écluse de TAubois, et des expériences sur une application récente de mon appareil élévatoire automoteur à tube oscillant.
Je me proposais d'entrer dans plus de détails quant à mes recherches sur les ondes, mais je publierai sur ce sujet un travail spécial, ayant occasion de faire des expériences sur une très grande échelle.
Dans cet ouvrage je me suis souvent servi des termes depuis longtemps usités de perte de force vive. Il est à peine nécessaire de rappeler que, m'étant occupé moi-même de considérations relatives à la nouvelle théorie de la chaleur, (voir p. 368 et suivantes de la première partie), je n'emploie pas ces expressions dans le sens absolu qu'elles avaient autrefois, connaissant la manière dont on admet aujourd'hui la transformation de la force vive en chaleur.
La première partie contient les principes et les expériences qu'il est essentiel de connaître pour bien comprendre la seconde.
Versailles, 18, rue de rOrangerie. — 2 Juin 1883.