‹ Recherches zoologiques et anatomiques sur les mollusques opistobranches du golfe de Marseille (volume 2)Chapitre 25 sur 56 · ARLON · texte numérisé non relu

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pied lorsque l'animal est en marche. Toute la face dorsale de cette partie des téguments offre comme l'indique la dénomination de cette espèce une multitude de petites verrucosités ; la grosseur de ces verrucosités peut varier du simple au triple, les plus fortes atteignant à peine 1 millimètre de diamètre, mais le plus grand nombre n'ont qu'un demi-millimètre. La figure coloriée de l'animal vu de dos que l'on trouve dans l'ouvrage de Alder et Hancock donne d'une manière frappante l'aspect de ce mollusque lorsqu'il est vivant ; c'est à cette figure que nous renvoyons le lecteur.

Lorsque l'on vient à entamer les téguments palléaux, l'on éprouve une certaine résistance dûe à la présence dans l'épaisseur de ceux-ci de nombreux amas de spicules fusiformes ou tricuspides, se prolongeant la plupart dans les verrucosités ; ces spicules de nature calcaire sont accompagnés de corpuscules plus où moins arrondis, de mème nature. Chez de très jeunes individus, comme celui que nous avons figuré (PI. III, fig. 9), l'on peut distinguer par transparence ces divers corps calcaires ; à ce moment au milieu de la face dorsale ce sont les spicules à trois branches qui prédominent et qui forment le squelette de soutien du manteau.

Les rhinophores fusiformes, plus renflés vers leur base, offrent sur toute leur étendue des replis lamelleux disposés comme ceux des Archidoris. La coloration de ces organes est jaune vif, parfois avec quelques taches rouge-vineux, ou rouge-brique, en harmonie avec celles du manteau.

La houppe branchiale (fig. 23, PI. II), rétractile dans une: cavité ad hoc, disposée autour de l'orifice anal, peut se subdiviser en 8 branches : je n'ai jamais constaté la subdivision en o signalée par Cantraine et Alder et Hancock, et figurée par ces derniers. Le mode de ramification de cet organe est tel que parfois l'on pourrait réduire à $ ou 6 le nombre des branches.

Chacune de ces dernières forme une lame branchiale pennée qui lorsqu'elle est un peu contractée, affecte alors la forme d’un des écussons branchiaux d’une Holothuria. La coloration de ces lames est d'un jaune paille un peu hyalin avec des taches plus jaunes, rouge-vineuses ou briques.

En avant entre le manteau et le pied nous observons un mamelon charnu au centre duquel se trouve l’orifice buccal ; ce mamelon se prolonge latéralement en deux pointes qui représentent les tentacules labiaux.

Sur le flanc droit, toujours entre le manteau et le pied, vers la fin du premier tiers de la longueur de l'animal se trouve l’orifice génital ; de cet orifice on voit souvent sortir le pénis. L’organe copulateur (fig. 8, PI. IIT) constitue un corps conique, pas très long, au centre duquel court le canal déférent ; mais la portion externe de cet organe est beaucoup moins volumineuse que celle qui ne se dévagine pas. Lorsque l’on étudie la disposition de l'appareil génital, l’on est

frappé par les dimensions de cette partie ; placée à la partie antéro-latérale de la masse des organes annexes de la reproduction, la gaîne du pénis forme un corps en massue, volumineux, d’une coloration blanchâtre irisée, à l'extrémité interne duquel vient aboutir le conduit déférent. Les deux tiers de ce corps n'offrent dans son intérieur qu'une masse de tissu musculaire-conjonctif assez lâche, dans lequel afflue le sang au moment de l'érection du pénis ; nous avons ensuite la gaîne proprement dite qui forme une sorte de canal de grand diamètre, s'ouvrant sur le flanc de l’animal par un large orifice ; c’est au fond de cette gaîne que vient déboucher le canal déférent formant en ce point une saillie de un millimètre, de telle sorte que l'on peut considérer le pénis chez ces mollusques, non comme un organe distinct. mais comme le produit de la dévagination de la gaîne.

Le pied recouvert presque en entier par les rebords du manteau, a, comme ce dernier, une forme elliptique, légèrement tronqué arrondi en avant et un peu en pointe postérieurement.

Mächoires. — A l'entrée de la cavité buccale, à la face supérieure, de chaque côté de la ligne médiane, l’on distingue deux taches brunâtres qui sont les seules traces de mâchoires chez le Sfaurodoris verrucosa.

Radula. — Quant à la langue elle forme, complètement étalée, une lame quadrangulaire (fig. 3, PI. III), un peu plus longue que large, présentant un sillon rachidien inerme bien marqué. La formule radulaire varie de Bo, 0, 80 à 100, 0, 100 suivant la taille de l'individu ; le nombre des rangées, qui varie également, est en moyenne de 45 à 50.

Les deux moitiés d’une mème rangée ne sont pas exactement sur une même ligne, l'une des deux est un peu plus en avant et fait face à l'intervalle des deux demi-rangées consécutives placées de l’autre côté du rachis. Il y a alternance dans la situation des demi-rangées, celles de droite avec celles de gauche.

Les dents ne varient pas sensiblement de forme en s'éloignant du rachis, la taille seule se modifie ; elles sont toutes unciformes, lamelleuses, leur pointe tournée vers le rachis ce qui rend concave la face interne surtout chez les premières dents et la face externe convexe. La figure a (7 bis) donne les trois premières dents, celles voisines du rachis, dans leur position naturelle lorsqu'elles

me

sont en place sur la radula ; la 12°* dent b deux fois plus forte et la 40"* c cinq à six fois plus grande, sont vues rejetées sur leur face externe, montrant par conséquent leur face interne un peu concave.

La taille des dents d'une même demi-rangée va en augmentant progressivement jusque vers le milieu (35"° dent), demeure stationnaire (de la 35°° à la 47°

à 50"), puis diminue peu à peu sans que pour cela les dimensions des dernières

soient aussi petites que celles des premières ; les dernières dents marginales externes s'atrophient (leur crochet est plus grêle et se redresse, leur base diminue d’étendue).

La coloration de ces pièces chitineuses est d’un beau jaune ambré dans les rangées de la portion étalée sur le mamelon radulaire, mais cette teinte pâlit à mesure que l’on se rapproche du fond du fourreau.

Ruban nidamentaire. — Le ruban nidamentaire offre chez le Sfaurodorts verrucosa à peu près la mème disposition que celle que nous avons représentée (ig. 6, PL I) pour l'Archidoris marmorata ; les œufs d’une belle coloration jaune, en nombre considérable, sont contenus dans une masse glaireuse hyaline, assez mince, d'une largeur de 10 à 18 millimètres suivant la taille de l'individu et le point du ruban que l'on mesure. Ce mollusque fixe son ruban par un de ses bords et lui fait décrire au fur et à mesure qu'il le pond, une spirale concentrique comprenant 3 à 4 tours ; le bord libre du ruban est festonné, festons longs et arrondis, plus marqués que chez l'Archidoris marmorata.

La disposition des œufs dans la masse glaireuse offre une certaine régularité ; ils forment des rangées transversales disposées en une ligne spirale continue, à tours très serrés, que l’on ne peut distinguer les uns des autres qu'avec l’aide d'une bonne loupe.

Par suite de la petitesse de ces œufs qui n'ont guère plus tideNo mer de diamètre, et de l'étendue assez considérable du ruban en largeur et en longueur, c'est par dizaines de mille que leur nombre se chiffre.

Nous terminerons l'étude de ces deux premiers genres d’Archidoris par quelques observations sur l'anatomie de nos types méditerranéens.

L'ensemble de l’organisation des Archidoris et des Staurodoris offre une grande similitude, c'est pour cette raison que nous allons la décrire simultanément.

L'appareil digestif est constitué par une région proboscidienne assez courte, suivie d’un bulbe buccal volumineux, oviforme, plus renflé en arrière qu'en avant, à parois très musculaires ; de sa partie postéro-supérieure part l'æsophage, tube à parois assez minces, avec plis longitudinaux à son intérieur. L'œsophage se dirige d'avant en arrière, un peu sur la gauche et aboutit à un estomac renflé, pyriforme, pas très volumineux, en partie enchâssé dans la masse hépatique ; l'intestin prend naissance sur la face supérieure de l'estomac, un peu en avant, pas trés loin du point où l'œsophage aboutit. Le tube intestinal, d'un calibre un

peu plus faible que celui de l'œsophage, se dirige vers l'orifice anal, placé au centre de la houppe branchiale, en décrivant une sinuosité pas très accentuée mais toute située à droite, sur la masse hépatico-hermaphrodite.

Le foie entouré par les nombreux acinis de la glande hermaphrodite constitue un amas glandulaire compact et très volumineux qui occupe presque les deux: tiers postérieurs de la cavité générale du corps.

Les glandes salivaires placées sur les côtés de l’oœsophage forment deux corps rubanés allongés, terminés en pointe à leurs extrémités et à surface finement granuleuse ; les conduits salivaires pénètrent un de chaque côté de la base de l’œsophage et après un court trajet dans la masse musculaire du bulbe, vont déboucher au-dessus du mamelon radulaire.

L'organe central de la circulation repose sur la masse hépatico-hermaphrodite, un peu an avant de la base d'insertion de la houppe branchiale, dans la courbe de la sinuosité terminale de l’intestin ; du ventricule part un tronc artériel volumineux qui se trifxrque aussitôt pour former l'aorte antérieure se dirigeant presque en droite ligne vers le bulbe buccal, et 2 aortes postéro-latérales, de moindre volume, qui après avoir contourné la base de l'insertion de l'organe respiratoire, vont se perdre dans les organes et les téguments de la partie postérieure du Corps.

Nous ne reviendrons pas sur la disposition de la houppe branchiale que nous avons décrite séparément pour chacune de ces types.

Pour mettre à nu l'ensemble des organes de la reproduction il est nécessaire de rejeter sur le côté gauche l'appareil digestif et d’éloigner aussi dans le même sens la masse hépatico-hermaphrodite. Comme nous l'avons déjà dit la glande hermaphrodite ne constitue pas une glande compacte ; ses nombreux acinis forment autour du foie une couche continue qui l'enveloppe complètement ; cette couche d'une belle coloration orangée offre un aspect très granuleux.

De la partie antérieure droite de la glande génitale part le conduit génital commun cg. (fig. 1, PI. VII), canal sinueux, blanchâtre, pas très long, un peu renflé en son milieu : arrivé sur les organes annexes de la génération il se bifurque. L'une des branches e se renfle progressivement et va s’insérer sur la surface d'un corps pyriforme, d’un jaune grisâtre, la prostate pr, qu'il traverse dans toute sa longueur ; sorti de l'extrémité en pointe, le canal déférent cd présente alors un très faible calibre et une coloration jaune pâle irisé, décrit un grand nombre de sinuosités et vers son extrémité se renfle considérablement avant d'atteindre le fond de la gaîne du pénis ; là il va se terminer au sommet du mamelon p qui forme l'extrémité de l'organe copulateur lorsque l'animal le projette complètement au dehors.

L'autre branche du canal génital commun, pénètre presque aussitôt dans un

conduit de fort calibre ov, servant à la fois d'oviducte et de canal excréteur pour les produits des glandes de la glaire et de l'albumine G. À.

A côté de ces dernières glandes, nous avons la poche copulatrice pc. volumineuse, à peu près sphérique, près de laquelle se trouve une seconde petite poche pc’ de même forme dont le conduit va s'ouvrir dans celui de la grande poche : au point de rencontre des deux canaux, la portion qui les continue se renfle progressivement et arrive à un volume très considérable, offrant dans son ensemble l'aspect d’un corps à parois très charnues, conique sur le côté interne duquel se trouve insérée une glande mamelonnée, d'un jaune pâle.

Les orifices de ces trois portions de l'appareil génital ne sont guère distincts en temps ordinaire, tous trois se trouvant dans une sorte de cloaque, mais lorsque le pénis est en érection on peut alors distinguer les deux autres près de sa base, un peu en arrière.

Le système nerveux offre dans sa partie centrale la même conformation dans ces deux genres; le collier œsophagien est toujours formé par quatre ganglions accolés les uns aux autres et enveloppés d'ordinaire par une membrane conjonctive fort épaisse, les cachant presque. Les deux ganglions médians représentant les centres cérébro-palléaux sont chacun deux fois plus volumineux que chacun des ganglions pédieux qui occupent les côtés ; de ces divers ganglions partent trois commissures sous-œæsophagiennes pas très longues complétant le collier.

Les ganglions buccaux oviformes, relativement petits, accolés l'un à l'autre, sont placés contre la face postérieure du bulbe, entre la pointe faisant hernie du fourreau radulaire et l'æsophage ; ils sont reliés aux centres cérébro-palléaux par une paire de connectifs assez longs.

Les yeux rudimentaires chez ces Doridés sont presque sessiles et n’atteignent jamais l'épaisseur des téguments.

Corps assez mou, déprimé ; manteau avec petites granulalions, à bords assez larges ; tentacules digitiformes ; fewullels branchiaux presque toujours tri ou quadripennés ; pied assez large.

Machotres constituées far un assemblage de très petits bâtonnets chitineux : radula à rachis nu, nombreuses dents latérales. Pénis le plus souvent inerme.

Nous n'avons que deux représentants de cette famille le long de nos côtes, appartenant tous les deux au genre Rostanga.

ROSTANGA, BERGH, 1879

Corps subdéprimé, à lissus mous sauf dans la région dorsale. Manteau couvert de pelites papilles ; branchie formée de feuillets simplement pennés au nombre de 9 ; Rhinophores courts, en massue elun peu comprimés. Pénis inerme.

Machoires d'aspect quadrillé constituées par 2 peliles plaques latéro -dorsales formées par de petits el très courts bäâlonnels chitineux. é

Dents voisines du rachis, les dents intermédiaires, solides à base élendue et à crochet massif et très courbé ; les autres dents latérales, à base élroite mais à crochet très long, grêle et bifurqué à son sommet.

ROSTANGA COCCINEA, Forges. 1843

Téguments palléaux d’une belle coloration rouge vernullon mif, moins accentuée sur

les autres parties du corps ; à la face dorsale du manteau de nombreuses petites taches noires et des ponctuations blanches. Surface du manteau d'un aspect légèrement grenu.

Rhinophores et plumes branchiales d'un jaune paille avec petites laches brunes et blanches.

Radula ayant pour formule 30, 20, o, 20, 30 ; dents intermédiaires courtes, larges et très crochues ; dents latérales ou marginales, grêles, bifurquées à leur sommet.

Dimensions. — Longueur 10 millimètres.

Largeur $ millimètres.

HaBirar. — Fonds de Zostères dans la rade de Villefranche.

ROSTANGA PERSPICILLATA, BEercH

Tégumenlts palléaux d'une couleur rouge brunâätre avec petiles taches noires ; leinte plus claire sur le reste du corps. Granulations de la face dorsale du manteau assez grosses el serrées les unes contre les autres.

Radula ayant pour formule 22, 15, o, 15, 22 ; la première dent intermédiaire a le bord interne de son crochel garni de 5 à 6 denticules : les 14 autres dents intermédiaires n'offrent que leur crochet très recourbé ; les denis latérales sont grêles el bifurquées à leur sommet.

Dimensions. — 6 millimètres de long sur 3 millimètre de large. Hagitar. — Golfe de Marseille /fonds de Zostères).

Comme aspect général ces deux espèces offrent peu de différences, la surface dorsale du manteau verruqueuse chez les deux, l'est un peu plus fortement chez le R. perspicillata. Le pied, de mème forme que le manteau, mais plus petit, est complètement caché par les rebords palléaux.

Entre le pied et le manteau nous avons, en avant, l’orifice buccal au centre d'un petit mamelon de chaque côté duquel se trouve un tentacule labial court et conique.

Les rhinophores en forme de massue (fig. 10 et 11, PI. III) comprimée, présentent sur leur face postérieure deux rangées de lamelles olfactives séparées par un sillon à peine marqué, tandis que sur leur face antérieure ces lamelles ne sont visibles que sur les bords, le centre de cette face étant occupé par un large sillon renflé supérieurement.

La différence principale entre ces deux espèces est dans la coloration qui chez le R. coccinea est d’un beau rouge vermillon (fig. $,PI. I) tandis qu'elle est rougebrun foncé chez le R. perspicillata ; avec cela nous avons quelques caractères différentiels dans la structure de certaines dents de la radula, caractères que nous allons décrire.

La radula forme chez les deux espèces une lame rectangulaire un peu plus longue que large, à rachis inerme et assez large ; les dents latérales peuvent se subdiviser en dents intermédiaires et en dents marginales, toutefois il n'y a de séparation absolue entre ces deux sortes de dents et l’on passe presque insensiblement des unes aux autres comme on peut bien le constater en examinant le dessin que Alder et Hancock donnent d’une demi-rangée dans la planche 46 (fig. 6) de leur grand ouvrage British Nudibranchiate Mollusca.

Les dents intermédiaires sont toutes constituées par un corps rectangulaire lamelleux dont le coin externe supérieur un peu recourbé forme une espèce de

fort denticule, tandis que du côté interne nous avons un fort crochet recourbé (fig. 12, b, PI. IT) ; ces dents sont toutes les mêmes chez le R. coccinea, de la partie rachidienne aux premières marginales, la seule variation constatée, commune aux deux espèces, c'est l’allongement du crochet chez les dernières.

La première dent intermédiaire chez le R. perspicillata en dehors des caractères communs à toutes les autres, présente le long de son bord interne à la base du crochet, ; denticules très acérés comme on peut le constater sur nos dessins a d’une dent vue de face et a’ deux premières dents intermédiaires superposées vues du côté interne (fig. 12, PI. IT). Quant aux dents marginales d, mème figure, elles ont toujours une base très étroite, et se prolongent en un crochet très grêle, modérément incurvé, bifide à son sommet.

Corps plus ou moins mou, déprimé ; face dorsale du manteau tuberculeuse ou finement grenue ; tentacules digitiformes ou en massue ; Houppe branchiale tripennée subdivisée. Bord antérieur du pied à double repli, pli supérieur fendu en son milieu.

Armature labiale nulle ; rachis radulaire nu, nombreuses dents latérales longues et grêles.

Pénis d'ordinaire inerme.

ALDISA, BERGH, 1877

Corps allongé mou, assez déprimé ; manteau très grand, débordant tout autour, couvert de tubercules forts et peu nombreux. Tentacules labiaux lobiformes. — Rhinophores cylindro-coniques et perfoliés. Orifice branchial légèrement feslonné ; branchie composée de 6 à 8 feuillels pennés.

Pénis inerme, cylindrique et assez long.

Armalure labiale nulle. — Radula à dents latérales très nombreuses baculiformes, de longueur inégale ; l'extrémité de ces dents en forme de cuiller très arrondie est dentelée ainsi que le bord externe sur une certaine longueur.

ALDISA BERGHI, nov. sp.

Coloration générale d'un beau jaune d'or ; face dorsale du manteau d'une teinte très accentuée avec points blancs disséminés sur toute son étendue, et tubercules de grosseur variable, en forme de verrue, avec une grosse lache brune à leur sommet.

Rhinophores et feuillets branchiaux d'un jaune assez pâle avec quelques petiles taches blanches ou grisätres.

Formule raduiaire 100, 0, 100.

Dimensions : 7 "/" de longueur sur 3 "/” de largeur. Hagirar. — Golfe de Marseille.

Cette petite espèce se rapproche assez par Sa forme générale des Rostanga, mais elle en diffère complètement par la structure de sa radula qui en fait un type

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