NO
partent six à huit diverticulums, assez étroits, pénétrant dans les téguments dorso-latéraux et se continuant ensuite par des ramifications hépatiques ; cellesci, comme nous l'avons déjà dit, se poursuivent jusque dans les lamelles branchiales obliques ou branchies postérieures bh (fig. 21 et la fig. 22).
Nous nous trouvons ici en présence d'une disposition ayant quelque analogie avec celle de l'appareil digestif des Æolidiadés, c’est un acheminement vers la structure qui caractérise l'estomac de ces derniers mollusques.
L'intestin prend naissance à la partie supéro-antérieure des parois stomacales, longe le bord droit de cet organe et va déboucher en a sur le flanc de ce même côté, au-dessous des lamelles obliques, au niveau du début du troisième tiers de la longueur du corps. L'anus est toujours situé à l'extrémité d'un tube faisant saillie.
Manlibules. — Ces pièces forment deux lames chitineuses, pas très résistantes, deux fois plus longues que larges, incurvées, rapprochées l'une de l’autre et vues par leur face concave elles rappellent un peu, comme l'indique Bergh, un plat à barbe fendu longitudinalement. La fig. 16, PI. VI, donne l'aspect de celle de droite vue par sa face concave ; le long de son bord interne l'on observe plusieurs séries de petites dents coniques, nous avons repré-
senté quelques-unes d'entre elles à un fort grossissement (fig. 17).
Radula. — La langue du Pleurophyllidia undulata forme une lame carrée, qui complètement étalée, est deux fois plus longue que large ; cette lame porte de vingt-deux à vingt-cinq rangées transversales de dents chitineuses, rangées dont la formule moyenne est 60, 1, 60, mais qui peut arriver à 70, 1, 70 chez les individus de grande taille.
La dent centrale ou rachidienne, large, courte, à bords denticulés, possède une cuspide ou crochet médian assez long et dont les côtés aussi sont finement denticulés (m, fig. 18, PI. VE).
La première dent latérale de chaque côté est petite, son crochet très large offre le long de son bord interne concave d'assez forts denticules, tandis que son bord externe n'en présente que de très fins (fig. 18, 7“). Les autres dents latérales sont de plus en plus unciformes à mesure que l’on s'éloigne du rachis, sauf tout à fait les dernières qui tendent à s’atrophier ; les bords du crochet de ces dents sont finement denticulés (2"*, fig. 18) des deux côtés comme le montre aussi notre dessin 19 représentant une 20" dent vue de profil.
Les dimensions de ces dents latérales vont progressivement en cugmentant de la première (la plus interne) à la trentième qui est alors trois fois plus longue, puis à partir de la 45" les dents diminuent de longueur et vers la 60" elles n'ont plus queles 3/5 de la taille maximum de ces organes.
Organes reproducteurs. — A la partie postéro-supérieure de la cavité viscérale l'on trouve une glande volumineuse, ovoïde, comprimée, à surface mamelonnée et d’une coloration jaune grisätre (chez les individus conservés dans l’alcool) ; ce corps est la glande hermaphrodite. Du milieu de sa face inférieure part un canal de faible calibre qui se dirige immédiatement vers un fort amas viscéral représentant tout le reste de l'appareil génital ; ce conduit cg. est le conduit génital commun.
Arrivé contre cet amas ce conduit pénètre à l’intérieur de la membrane qui l'enveloppe, puis fait corps avec l’amas en s’accolant intimement aux organes près desquels 1l se trouve. Si l’on le suit dans sa marche, d’abord superficielle, l'on constate qu'il se dirige d’arrière en avant, après avoir donné naissance à la branche ov, puis vers la droite, se replie, revient en arrière vers l'extrémité de l’amas, retourne ensuite en avant jusqu'au bord antérieur de la masse, passe ensuite de nouveau à droite en décrivant quelques sinuosités et va finalement se terminer au fond de la poche du pénis. Nous avons représenté (PI. VI, fig. 20) ce conduit dans toute sa longueur pour montrer les variations de calibre qu'il présente, en ayant le soin de le dérouler car il est en partie enchâssé dans la masse glandulaire de l’albumine et de la glaire, masse dont il faut détruire une portion pour le dégager ; sa coloration est d’un blanc laiteux, ses parois externes assez minces laissent voir par transparence les replis de ses parois internes, de telle sorte que l’on dirait qu'il y a ici deux tubes l’un dans l’autre. Pinterne offrant un aspect annelé.
La majeure partie de ce long canal sinueux constitue le canal déférent, car à peu de distance de son point d'accolement sur l’amas glandulaire, il donne naissance à une petite branche o qui constitue le début de l'oviducte ; cette branche que nous avons été obligé de sectionner pour rendre le dessin moins compliqué, s'enfonce aussitôt dans la masse glaireuse qu'elle traverse en décrivant quelques sinuosités, puis elle sort du côté droit avec un calibre plus fort (o») et des parois épaisses. Cette portion inférieure de l’oviducte va s'ouvrir sur le flanc droit de l'animal, immédiatement en arrière de l’orifice mâle.
Débouchant presque au même point que l'oviducte nous avons un canal d’un moindre calibre qui met en rapport la poche copulatrice pc avec l'extérieur ; les parois de cette poche sont assez épaisses et d’une coloration jaune rosé irisé.
Le pénis chez le Pleurophyllidia undulata est conique, inerme, renfermé au fond de sa gaine ; il a été figuré en place, vu un peu par transparence ; ses parois sont plissées transversalement ; quant aux parois de la gaîne, elles sont épaisses et offrent intérieurement quelques forts plis longitudinaux. Dans notre figure 21, le pénis est représenté complètement sorti au dehors, il est alors assez long, cylindro-conique, avec un renflement en forme de crête sur le côté
antérieur de sa partie basilaire.