‹ Recherches zoologiques et anatomiques sur les mollusques opistobranches du golfe de Marseille (volume 2)Chapitre 40 sur 56 · NA · texte numérisé non relu

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Nous n'avons jamais obtenu de ponte de ce mollusque ; nous le regrettons d'autant plus qu'aucun de nos prédecesseurs n'a décrit le ruban nidamentaire de cet animal.

Nous terminons ici cette troisième partie de nos Recherches sur les Opistobranches du golfe de Marseille el du littoral méditerranéen de la France ; ayant quelques lacunes à combler, nous avons l'intention de publier sous peu un supplément qui contiendra la description des quelques Tectibranches ou Nudibranches Cirrobranches que nous avons pris depuis la publication des deux premières parties (1885 et 1888). Dans ce supplément, en dehors de ces quelques descriptions, nous reprendrons l'étude du groupement général de ces êtres et apporterons diverses modifications à celui que nous avons adopté en principe ; ces modifications seront basées sur les résultats de nos dernières recherches anatomiques et de celles de plusieurs spécialistes.

Nous joindrons aussi à notre travail un index alphabétique complet de tous les genres et de toutes les espèces, avec leurs synonymes, trouvées le long de nos côtes, en indiquant les numéros des planches où ces types ont été figurés.

Malgré les difficultés nombreuses que nous avons eues pour recueillir ces Mollusques, nous sommes arrivés à constater la présence le long de nos côtes méditerranéennes de plus d'une centaine d'espèces d'Opistobranches, dans le cours de nos recherches poursuivies de 1877 à 1899. Nous sommes persuadés que ce nombre pourrait s'augmenter sensiblement si l'on pouvait, plus fréquemment que nous n'avons pu le faire, exécuter de petits dragages dans les fonds de Zostères ou les fonds coralligènes par 10 à 40 mètres de profondeur.

Les recherches poursuivies même le long des côtes, au milieu des algues, pourront aussi donner de nouveaux résultats.

Mais comme nous l'avons déjà dit plus haut, le long des côtes méditerranéennes, la recherche des Mollusques est beaucoup plus difficile que sur le littoral océanique ; dans la Méditerranée point de marées, aussi dès qu'il s'agit de pécher des animaux à plus de 60 à 80 centimètres de profondeur, il est nécessaire d’avoir un outillage spécial (bateau, dragues,....) et un certain personnel, le tout assez coûteux. Il n’y a guère qu'une Station Zoologique qui puisse offrir ces ressources, et encore le budget de la plupart de ces Stations est souvent si minime que l’on est obligé de se contenter de courses en mer peu nombreuses et peu éloignées pour ne pas trop augmenter les dépenses de ces Etablissements scientifiques.

Nous désirons que ces recherches, tout incomplètes qu’elles puissent être, offrent encore un certain intérêt pour les zoologistes et facilitent celles des spécialistes qui voudront les continuer.

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PLANCHE I 1. Archidoris tuberculata, Cuv. Animal vu de dos. Gross! ?/. 2 » » Rhinophore isolé, vu par sa face postérieure. Gross! 11/,. 3% » » Deux tubercules du manteau. Gross' 10/,. 4. Archidoris marmorata, Berg. Animal vu par sa face dorsale, avec sa branchie bien

étalée. Grandeur naturelle.

5, Rostanga coccinea, Forbes. Mollusque vu par sa face dorsale. Gross! 3/, 6. Doriopsilla areolata, Bergh. Individu vu de dos. Gross! ?/,. 7. Chromodoris luteo-rosea, Rapp. Animal vu par sa face dorsale, Gross! 3/,. 8. Palio Lessoni, d’Orbigny. Vu de dos. Gross! 3/,. 9. Goniodoris castanea, Ald et Hanc. Vu de dos. Gross' 2/,. 10. Ægirus Leuckarti, Vérany. Jeune individu en marche, vu de dos. Gross’ 16/,.

1e » » Individu adulte et plus coloré. Gross! 8/,.

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