APPAREIL CIRCULATOIRE
N'ayant pu étudier en détail le système circulatoire, nous nous contenterons d'indiquer grosso modo la disposition de son organe central ainsi que celle des ar- . tères principales qui portent le sang dans les diverses parties de l'organisme.
Le péricarde se trouve placéen arrière de orifice génital, sous le rebord charnu du manteau ; il contient à son intérieur, disposé transversalement par rapport à son grand diamètre, le ventricule où cœur proprement dit, lequel reçoit le liquide sanguin venu de la branchie par une sorte de canal à parois moins mus-
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culaires que celles du ventricule. Ce canal, qui n’est pas très long, mais proportionnellement large, est contenu en partie dans le péricarde, c’est l'oreillette.
Le cœur donne naissance à un renflement, sorte de poche musculaire qui occupe la partie antérieure de la cavité péricardique; de ce renflement, que M. Milne- Edwards (1) appelle crête de la crosse aortique, partent deux gros troncs artériels et deux petits; ceux-ci paraissent se perdre dans les membranes des organes sous-jacents; quant aux deux premiers, ils constituent de véritables aortes qu; distribuent le sang l’une à la partie antérieure du corps, l’autre à la partie centrale et postérieure.
L’aorte antérieure, qui est la plus grosse, prend naissance à l’extrémité droite du renflement que nous venons de signaler ; après avoir cheminé entre la masse viscérale et le manteau, elle se dirige à droite, vers les téguments inférieurs en donnant dans ce trajet plusieurs ramifications importantes ; puis elle passe au dessous du collier œsophagien, à l'intérieur de la petite commissure pédieuse (fig. 94 com. ped.), entre celle-ci et la grosse commissure qui relie les ganglions pédieux.
Après avoir donné naissance en ce point à deux petites artères qui vont se ramifier autour des centres nerveux, l'aorte pénètre dans la région du bulbe buccal et se subdivise alors en de nombreux troncs secondaires.
Quant à l’aorte de la partie centrale et postérieure, aorte postérieure de M. Milne-Edwards, elle pénètre et se ramifie dans la masse hépatique, envoyant une forte branche aux parois du gésier et de l'intestin. D’autres ramifications de ce tronc se rendent aux parois du corps, plus particulièremnnt à la parapodies gauche.
Telle est la distibution générale des deux principaux troncs artériels ; comme on le voit, il existe une grande ressemblance entre l’appareïl circulatoire du Norarchus et des Aplysies, et l’on peut par suite pour tout ce qui concerne ce système organique se rapporter au travail précédemment cité de M. Milne-Edwards.