LOTS
peu développé, recouvert entièrement par une coquille. Pied très long, mais peu large ; parapodies étendues et subdivisées transversalement de chaque côté en deux ailes larges, à bords entiers ou irrégulièrement sinueux.
Branchie constituée par de nombreux feuillets parallèles, fixés contre la voûte de la cavité palléale. L'anus et l’orifice génital se trouvent dans cette cavité, tandis que l'organe copulateur est situé sur le côté droit de la tête, sans être relié à la vulve par un sillon extérieur.
Pas de mâchoires; radula unisériée.
CoquiLce ovoide, mince, plus ou moins transparente (1), enroulée; à spire petite, latérale et cachée; ouverture très grande, dilatée, bord columellaire mince, bord externe tranchant. Surface extérieure recouverte par un épiderme délicat.
Dans notre seconde planche, nous donnons une figure de l'animal vu par la face dorsale ; on peut voir dansce dessin que, immédiatement en arrière de la coquille, les rugosités sont absentes sur un petit espace triangulaire. Ce petit espace que Krohn n’a pas fait ressortir dans sa figure du Lobiger, et que nous autres nous avons accentué dans la nôtre, représente la partie interne des téguments que les bords latéraux du pied ne recouvrent pas; ceux-ci ne viennent se souder l’un à l’autre qu’un peu au-delà de la masse viscérale (fig. 48).
Quant aux parties antérieures des parapodies, elles sont très développées et libres; sur chaque côté du corps de l’animal, elles forment deux grands lobes que celui-ci agite pour nager, et qu’il replie complètement sur son dos lorsqu'il rampe.
Lapartie ventrale du pied consiste en une bande charnue et lisse, assez large en avant, mais qui se rétrécit graduellement jusqu’à l'extrémité du corps, où elle se termine en pointe.
Le manteau, comme nous l’avons dit dans notre diagnose, est peu développé et se trouve être complètement recouvert par la coquille. Il est soudé aux téguments sous-jacents sur presque toute l'étendue de ses bords ; sur le côté droit et un peu postérieur, on remarque une ouverture assez large, sorte de fente horizontale qui donne accès dans une grande cavité; c’est la cavité branchiale ou palléale dans laquelle nous trouvons, en dehors de l'organe respiratoire, les orifices anal et génital.
Quant à la branchie, au lieu d’être pinnatiforme et plus ou moins libre comme
(1) La coquille perd sa transparence et devient d’un blanc opaque lorsqu'elle est desséchée ou quand elle a séjourné quelque temps dans l'alcool; dans ce dernier cas, la substance calcaire se détache très facilement de l’épiderme,
chez les Tectibranches, elle offre comme structure beaucoup d’analogie avec celle des Pectinibranches, tout en étant située en arrière du cœur. Elle est constituée par une série de lamelles, disposées parallèlement à l’axe longitudinal du corps et attachées à la voûte de la cavité respiratoire. Ces lamelles ou feuillets sont peu proéminents et à peu près de même longueur ; ils forment par leur ensemble une surface presque rectangulaire, un peu plus étroite à gauche qu’à droite.
L’orifice de l’organe copulateur est situé sur le flanc droit de l'animal, un peu en arrière et au dessous du tentacule de ce côté ; cet orifice n’est nullement relié à l'ouverture génitale par un sillon extérieur, comme cela existe chez les Bullidés et les Aplysiadés.
Radula. — Cet organe est constitué par une seule rangée longitudinale de dents au nombre d’une cinquantaine. Ces dents (fig. 50 et 50 bis), en forme de crochet, ressemblent beaucoup à celles des genres Elysia, Limapontia.….. et, comme nous le disions en commençant, c’est surtout en se basant sur ce caractère que MM. Bergh et Jhering ont séparé le Lobiger et l’'Oxynoé du groupe des Tectibranches. Les dents prennent naissance à l'extrémité inférieure du fourreau radulaire, dans une espèce de sac que nous avons représenté dans notre figure 50; puis elles viennent se placer les unes à la suite de l’autre et se dirigent progressivement vers la partie libre de la radula.
La dent que nous avons dessinée (fig. 50 2i5) n'est pas placée tout-à-fait de profil, nous l’avons tournée un peu vers la partie concave, pour mieux montrer l'expansion de droite, sorte d’aileron que présente chaque dent sur ses côtés.
Coquille. — La figure grossie que nous donnons de la coquille vue par sa faceinterne (fig. 49), jointe à celle de la coquille représentée en place sur l’animal suffisent pour permettre de bien comprendrele faciès de cetorgane testacé.
Comme on le voit, sa forme rappelle un peu celle des coquilles de certains types de Bullidés.
Habitat. — Nous avons signalé cette espèce comme habitant le golfe de Marseille, parce que nous avons trouvé au Musée d'Histoire Naturelle de cette ville un individu, conservé dans l'alcool, qui avait été pris dans nos parages. Toutefois, le Lobiger de même que l'Oxynoé paraissent avoir surtout pour patrie les côtes de la Sicile, ainsi que celles du sud de l'Italie, et ce n'est qu’exceptionnellement qu’on a pule capturer le long des rivages de la Provence.
Vérany, dans ses deux catalogues des mollusques des côtes de Nice et de Gènes, n’en fait pas mention.
SÉCMONCDESNOTASPRDEA