‹ Recherchess anatomiques et physiologiques sur les Diptères, accompagnées de considérations relatives a l'histoire naturelle de ces insectesChapitre 17 sur 84 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

APPAREIL GÉNITAL

APPAREIL GENITAL MÂLE.

La petitesse, la fragilité et les connexions insolites des diverses parties de cet appareil en rendent la dissection et l'isolement d’une difficulté extrème. Ï

Les testicules sont ovoïdes, subdiaphanes, situés vers le milieu des flancs abdominaux, enchevêtrés et comme perdus dans le ussu adipeux. Le conduit déférent, d'une ténuité capillaire, est six ou sept fois plus long que le testicule, et présente en arrière un renflement ellipsoïdal constant, souvent revêtu d'une tunique adipeuse jaunâtre. Ce renflement est un épididyme analogue aux épididymes vésiculaires que j'ai fait connaître dans plusieurs hyménoptères. Les vésicules séminales sont confondues, en apparence, en un seul cordon fiiforme courbé en une crosse spiroïdale d’un jaune plus ou moins foncé, parfois safrané. Cette couleur est fournie par une tunique adipo-membraneuse. En arrière, ce cordon, qui n’est qu'un fourreau, reçoit les deux conduits déférents qui s'engagent sous sa tunique; en avant, il se termine par trois vaisseaux simples dont la constatation exige une patience éprouvée. De ces trois vaisseaux, les deux latéraux, égaux entre eux et fort longs, sont la continuation des vésicules séminales, et l'intermédiaire, plus court, doit être considéré comme Île canal éjaculateur. Ces vaisseaux latéraux sont très-reployés, parfois mème agolomérés d’une manière inextricable et se terminent par un bout flottant; quand on est assez heureux pour dépouiller le cordon de son enveloppe adipo-membraneuse, on se convainc que les deux conduits déférents, peu après leur entrée dans cette enveloppe, se dilatent un peu pour constituer les vésicules sémi-

nales : ces dernières sont étroitement adhérentes dans leur gaine, comme s'il existait entre elles une membrane.

Le canal éjaculateur a encore plus de capillarité que les vésicules séminales, mais il est plus court qu’elles et je ne l'ai jamais trouvé revêtu d’une tunique adipeuse; à l'endroit où ce canal se dérobe au scalpel pour s’enfoncer dans l'appareil copulateur, il y a des pièces insolites dont les attributions sont encore mystérieuses pour moi, et qui rappellent la complication de l'organe génital mâle de l'abeille à miel.

Ce qui frappe d’abord la vue est un filet brun, corné, elastique, sétiforme, courbé presque en cercle, libre par un bout, implanté par l'autre derrière ou au-dessous d’une vésicule centrale dont je parlerai bientôt. Ce singulier filet, que sa texture et sa couleur rendent évidemment destiné à sortir du corps pour l'acte copulatif, est le fourreau de la verge. Une large membrane pellucide, que son excessive minceur rend presque imperceptible, lunit dans la plus grande partie de sa longueur avec la vésicule centrale; le bout libre du fourreau, observé à la plus forte lentille de mon microscope, est tricuspidé; les pointes latérales sont légèrement arquées au dehors, celle du milieu est une sorte de stylet ou d'aiguillon droit, renflé vers sa base et terminé par une soie.

La vésicule centrale, assez grande, brunâtre, cornéo-membraneuse ou comme scarieuse, approche pour sa forme des deux tiers d’un sphéroïde; elle est fixée au corps par une base callosocharnue où lon aperçoit, comme enfoncés dans les chairs, six crochets à peine cornés, dont deux plus grands sont les seuls apparents lorsqu'on n’a pas arraché cette base, et les quatre autres plus petits, mais de même nature, restent cachés. Ces six crochets m'ont paru avoir une base commune, et il est vraisemblable que leur principale fonction est de donner attache aux muscles.

C'est la troncature du bout de l'abdomen qui est le réceptacle de l’'armure copulatrice, et il suflit d'y exercer une compression expulsive pour déterminer l’exsertion et le développement, l’épa-

nouissement de ses pièces constitutives. Avant moi, Réaumur avait décrit et figuré cette singulière machine copulatrice; mais nous n'attachons pas peu d'importance à confirmer les faits rapportés par ce profond observateur, et à signaler les erreurs ou omissions qui rendent ses figures défectueuses.

Les pièces copulatrices sont, les unes latérales, les autres centrales : les latérales, au nombre de quatre pour chaque côté, sont établies sur une base ou souche commune, de manière à former un faisseau. En procédant du dehors au dedans, ces pièces sont : 1° un forceps formé de deux grands crochets cornés, glabres, de couleur ambrée, plus foncée vers leur extrémité, arqués, en alène pointue, tellement dirigés que, dans le repos de l'appareil, leur pointe regarde en baut; 2° deux sortes de raquettes d'un ambré pâle, glabres, dilatées et comme échancrées; 3° une volselle de deux lames cornées, en sabre courbe, à tranchant avec quelques cils microscopiques près de sa pointe, à dos garni d’une série de soies roides; 4° deux stylets noirs en lame subaiguë, roide, naissant de la base interne du sabre, non signalée par Réaumur. On voit aussi, près de l'échancrure du bout de l'abdomen, un pinceau de soies rousses et roides inséré sur un talon charnu.

Les pièces centrales se bornent à une tige subcornée trifide, avec les tiges latérales plus courtes terminées par un mamelon, séparées par un sinus marqué de l'intermédiaire dont le bout est conoïde. Par une compression expulsive, j'ai fait sortir de celui-ci un long brin blanchâtre, qui est suivant moi la verge, dont le fourreau était resté à l'intérieur. À une forte lenulle microscopique, la verge se termine, d’un côté, par une pointe un peu arquée en dehors, de l’autre par une légère éminence : ce serait là une sorte de gland. La consistance de la verge est élastique; il y a un canal intérieur où j'ai aperçu des gouttelettes. Cet organe n'avait pas échappé à Réaumur, mais il n’en avait saisi ni la structure ni les attributions, et il le prenait pour un filet de sperme.

Je n'avais pas surpris à l’œuvre le filet corné, que sa position, sa texture et ses connexions me déterminèrent à désigner sous

290 RECHERCHES ANATOMIQUES ET PHYSIOLOGIQUES le nom de fourreau de la verge, mais l'observation suivante vient lever tous les doutes.

Dans le mois de mai, j'ai fréquemment trouvé dans mon Jardin les sexes de la Pachyr. maculosa accouplés et s'envolant de concert. Si on les saisit avec précaution dans ce moment, et qu'on les détache l'un de l'autre, on.voit que le pénis sort de la vulve sous la forme d’un filet brun élastique, plus fin que le plus fin cheveu d’enfant, et que sa longueur égale presque celle de linsecte. Ce filet, une fois dégagé du corps de la femelle, s’enroule, et si vous ne blessez pas le mâle, il rentre peu à peu dans Île corps et disparaît entièrement. Disséquez ce même mäle et vous retrouvez dans la cavité abdominale ce filet ployé sur lui-même, à peu près comme une de ces longues cravaches de cocher, dont on ramène le bout flexible vers le manche. La tige, qui correspond à ce dernier, se dirige d’arrière en avant, et le filet revient d'avant en arrière. Üne membrane hyaline occupe l'intervalle entre la tige et le filet, comme dans la T. oleracea. La pointe de celui-ci offre au microscope une ouverture latérale dépassée par un prolongement pointu qui fait l'office de prépuce : c'est par cette ouverture que sort la véritable verge. :

L'appareil génital de la P. crocata est organisé sur le même plan que celui de loleracea, mais moins compliqué. Les testicules sont ovales ou ovoïdes; les conduits déférents, fort longs etgrèles, n'offrent pas dans leur trajet le renflement épididymique, mais ils s'engagent pareillement dans un fourreau jaune qui ici fait deux ou trois circonvolutions ; les vésicules séminales sont les mêmes.

Celui du sciophila est infiniment plus simple, ses testicules ovales-conoïdes, très-pointus, ont un conduit déférent grêle plus court qu'eux. Il y a deux paires de vésicules séminales, les latérales, allongées et courbées en crosse; les intermédiaires, subglobuleuses, pédicellées; le canal éjaculateur est long, filiforme. Dans l'accouplement, les abdomens sont unis bout à bout, et la femelle remorque le mâle.

Les testicules du Wacrocera sont ovoïdes, le conduit déférent

est capillaire et deux lois plus long qu'eux; il n’y a qu'une paire de vésicules séminales filiformes.

Malgré l'extrème petitesse des Psychoda, j'ai pu constater cet organe de la génération dans l'Ocellaris. 1 est d’une grande simplicité; les testicules ovoides, assez gros, presque sessiles, se terminent par une espèce de bouton globuleux ou par une pointe, suivant le degré de leur turgescence séminale; il n'existe pas de conduit déférent. I y a deux paires de vésicules séminales, lune centrale, plus grande, cylindroïde, plus longue que le testicule qu’elle reçoit à sa partie postérieure, et externe; l’autre, comme rudimentare, oblongue, insérée au-dessous de l'insertion du testicule. Le canal éjaculateur est fort court. L'armure copulatrice se compose de deux paires de crochets, l'une plus inférieure en hameçons cornés, noirs, à concavité de l'arc, supérieure, très-garnie d’un duvet gris; l’autre, supérieure et latérale, de deux articles, le basilaire, court, gros et velu , le terminal en stylet droit, glabre, pointu, se fléchissant sur l’autre. Au centre des crochets, est une lame lancéolée plate, qui appartient sans doute au fourreau de la verge.

Les testicules du Rkyphus sont assez gros, conico-ovoides, d’un brun chocolat, atténués en arrière, rapprochés. Le conduit déférent est du même brun, grêle, mais renflé en arrière.

ARTICLE IT

APPAREIL GENITAL FEMELLE.

Les ovaires de la T. oleracea occupent, dans un état avancé de gestation, une grande partie de la cavité abdominale et frappent à l'instant la vue par leur couleur noire, comme charbonnée, où la loupe attentive aperçoit des granulations blanches formées par la saillie des gaines ovigères. Chacun d'eux consiste en un sac ovale-conoïde, dont les parois molles et expansibles, entourées et pénétrées d'un riche lacis d’arbuscules trachéens, recèlent une quantité innombrable de gaines ovigéres oblongues, uniloculaires, tellement disposées dans toute la périphérie, que leur ori-

fice correspond à une cavité centrale, qui est le calice. I se ter-

mine en avant par un ligament propre qui s'unit à son congénère pour la formation du ligament suspenseur commun, fixé dans l'intérieur du thorax. Les gaines sont enfoncées dans les parois de l'ovaire jusqu'à leur bout libre ou ovulaire, qui est seul sursaillant. Lorsque les calices renferment tous les œufs des gaines, celles-ci, vides et flétries, sont tellement collces contre la face interne du calice ou tellement ratatinées, qu'il est impossible d’en constater l'existence malgré la minceur, la diaphanéité des parois. Mais dans la condition contraire, si on ouvre l'ovaire et qu'on en renverse les parois, on voit la face interne de celles-ci hérissée par les gaines, qui y sont comme pendantes.

Dans d’autres circonstances, peut-être dans un cas pathologique, une espèce d'hypertrophie, les ovulaires ou les bouts sursaillants des gaines deviennent fort gros, globuleux, et on les dirait remplis, distendus par une graisse compacte, une matière sébacée. Cet état insidieux en imposerait d'autant plus facilement pour des œufs blancs, qu'il ne s’observe guère qu'après la ponte, lorsqu'il n'y a plus d'œufs noirs dans le calice, lorsque toute fonction utérine a cessé. Si licet parvis componere magna, T'état de ces ovulaires est comparable aux engorgements des ovaires qui surviennent chez la femme à l’époque critique.

Les œufs, au nombre de plusieurs centaines, sont oblongs, subcylindroïdes, remarquables surtout par leur couleur très-noire et luisante. Contre l'assertion de Réaumur, je ne les ai jamais rencontrés courbés en croissant. Ils ne deviennent teis qu’en se déformant par la dessiccation.

L'oviducte est court, mais assez large. La glande sébifique consiste en trois vésicules ovoides d’un brun foncé, plus ou moins masqué par une enveloppe adipeuse blanche. Ces vésicules ne sont pas, comme les orbicelles du cousin, noires seulement au centre : chacune d’elles a un col eférent capillaire, reployé, élastique, blanc, excepté vers son origine, Où il a une teinte rembrunie. Les trois cols aboutissent à un seul conduit excréteur aussi fin qu'eux et un peu moins long. Les réservoirs séminaux

états

sont deux boyaux en massue courbée en crosse, d'un blanc Opaloïde, terminée brusquement en arrière en un col court et fin, presque imperceptible. Ces deux cols contigus, mais non confondus, s'insèrent à une espèce de bulbe olivaire ou oblong, implanté sur l’oviducte au même point que le conduit excréteur de la glande sébifique. Lorsqu'on saisit avec une fine pince le bulbe, et qu'on l’arrache avec précaution, on entraine toujours le conduit excréteur. Ce fait semblerait indiquer une connexion anatomique de la glande sébifique et du réservoir séminal, et, par conséquent, une communauté d’attributions physiologiques; mais abstenons-nous encore, jusqu’à nouvelle confirmation d’une semblable dépendance.

En voyant la couleur très-noire des œufs de notre Tipule, J'avais d’abord pensé qu'une partie de l'appareil en question pouvait bien ètre destinée à la produire; mais en voyant que ces œufs sont noirs dans le calice mème et avant d'aborder loviducte, j'ai dû renoncer à cette idée assez séduisante.

Il me reste, pour terminer l'anatomie de la T. oleracea, à décrire la structure singulière de loviscapte.

Celui-ci, ou l'instrument propre à introduire les œufs dans un milieu résistant, est placé au-dessous des pièces dorsales du bout de l'abdomen contre lesquelles il est appliqué dans l'inaction, mais dont il peut s'éloigner dans l'exercice de ses fonctions. Il représente en petit celui des sauterelles. Il est essentiellement constitué par deux lames allongées, effilées, cornées, brunes, glabres, creusées en gouttière superficielle à leur face interne; leur base dilatée se fixe par des muscles nombreux et puissants au bout de l’abdomen. Réaumur {{. c. vol. V, p.19) nous a fait connaître la manière dont les Tipules procèdent à la ponte de leurs œufs; J'ai été témoin de cette opération dans la Xyphura : elle enfonce presque tout l'abdomen dans le terreau et renouvelle fréquemment sur divers points cette insertion, en sorte qu'il est présumable qu’elle ne pond qu'un œuf à la fois.

Les ovaires ont la même forme générale, la mème structure et

Fd

des œufs àterme pareillement noirs dans les Pachyrhina, Clenophora et Ayphura; dans ces deux derniers genres, l'organe sécréteur de la glande sébifique se compose de trois orbicelles à centre brun. Les réservoirs séminaux ont dans la Xyphura un col plus long qui s'insère directement, et non au moyen d’un bulbe commun, à l'oviducte.

Les ovaires du Ceroplatus (dispar) sont allongés avec des gaines ovigères uniloculaires, innombrables; le calice est central, le col fort court, l'oviducte aussi et bulbeux à son origine, les œufs sont sphériques et blancs, au moins dans les ovaires. Après une macéralion peu prolongée dans l'eau, ils ont pris une couleur noire, comme ceux des Tipulaires terricoles, ce qui me fait présumer qu'ils deviennent peut-être noirs après avoir été pondus. La glande sébilique diffère beaucoup des précédentes, les vésicules sécrétrices sont ovalaires, blanches, à parois épaisses et au nombre de deux seulement; leur col, plus court qu’elles, est brusquement capillaire, et chacun d’eux s’insère isolément; les réservoirs séminaux sont deux boyaux fusiformes presque aussi longs que les ovaires, et pellucides. L’oviscapte, qui repose sur la concavité du dernier segment ventral de l’abdomen, est formé de deux lames subitriangulaires aiguës, susceptibles de déduction, hérissées de quelques poils et articulées à l'échancrure d’une pièce basilaire; les tentucules vulvaires sont arrondis, subcoriacés, brièvement ciliés, d’une seule pièce. La brièveté de Poviscapte me porte à croire que le céroplate doit déposer ses œufs, non dans l'intérieur de la terre, mais simplement dans les anfractuosités des bolets parasites qu’habite sa larve.

Les ovaires du Macrocera ont la forme de ceux du céroplate, mais les gaines ovigères sont quadriloculaires, disposées sur deux rangées unilatérales, assez lâches, et les œufs, ovales-oblongs, sont blancs, même à terme; les vésicules sécrétrices de la glande sébifique ne sont qu'au nombre de deux, ovales, noires presque sessiles ; il y a deux réservoirs séminaux oblongs, cylindroïdes,

diaphanes.

Les gaines ovigères dans le Mycetophila amabilis n'occupent que la paroi supérieure de l'ovaire, en sorte que le calice est inférieur; les vésicules de la glande sébifique sont doubles, sphéroïdales, diaphanes, longuement pédicellées, et il n’y a pour réservoir qu'un boyau allongé.

Les gaines ovigères du sciara sont disposées comme dans Île Mycetophila, elles sont uniloculaires et sur quatre rangées longitudinales. La glande sébifique semble se composer de deux paires de bourses ovales-oblongues, diaphanes, atténuées en arrière en un col capillaire de leur longueur; l’antérieure, du double plus petite, est l'organe sécréteur; la postérièure serait le réservoir séminal.

Les ovaires du Psychoda (trifasciata) sont grands, vu la taille de l’insecte, ovales, obtus, déprimés, garnis dans toute leur périphérie de gaînes ovigères uniloculaires, courtes et grosses, pressées en séries longitudinales; les œufs sont globuleux et blancs.

Les gaines ovigères ont la même disposition dans Le Rhyphus et le Bibio. La glande sébifique de ce dernier a trois orbicelles à centre noir longuement pédicellés.

FAMILLE DES TABANIENS.

Les taons, par leurs habitudes sanguinaires, se sont fait remarquer aux époques les plus reculées, et, au rapport de Latreille (Cours d'entom.), ce sont les Myops et les Astros d’Aristote, les Tabanr et Asih de Pline. Ils offrent un trait singulier, sur la trace duquel nous avaient déjà mis les cousins. Non-seulement le mäle et la femelle ne partagent pas le même genre de vie, puisque ce dernier sexe est le seul qui blesse les animaux pour s’abreuver de leur sang, remarque déjà faite par de Géer (Mém. t. VI, p- 214), mais leur suçoir se compose d'un nombre différent de pièces, de sept dans la femelle et de cinq seulement dans le mâle ; de plus, les palpes de ce dernier sont plus courts et redres-

996 RECHERCHES ANATOMIQUES ET PHYSIOLOGIQUES sés, tandis que ceux de la femelle sont longs et couchés sur la trompe.

La position de fa famille des Tabaniens à la suite des Tipulaires, malgré leur énorme dissemblance à l'état parfait, est aussi justifiée par la forme et le genre de vie de leurs larves; celles-ci, dans le Tabanus, sont hémicéphalées, cylindriques, à une seule paire de stigmates logée dans une caverne du bout postérieur du corps, et vivent dans la terre.

Les espèces qui ont servi à mes vivisections sont :

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