‹ Recherchess anatomiques et physiologiques sur les Diptères, accompagnées de considérations relatives a l'histoire naturelle de ces insectesChapitre 35 sur 84 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

APPAREIL DIGESTIF

Les Syrphides se nourrissent tous du pollen et du nectar des fleurs, ainsi qu'il conste de l'étude de leurs habitudes et de celle des contenta de leurs organes digestifs.

Les glandes salivaires, plus développées et surtout plus longues que dans les trois familles précédentes, sont filiformes, plus ou moins reployées, généralement de la longueur du corps, mais plus courtes dans le Syrph. pyrastri; elles s’étrécissent plus ou moins brusquement en un col capillaire qui, dans quelques espèces, et notamment dans le Volucella, a une certaine longueur.

Le tube alimentaire a deux ou trois fois la longueur de l'insecte dans les Chrysotoæum, Er. sepulchralis, Xylota, Syritta, Rhingia,

964 RECHERCHES ANATOMIQUES ET PHYSIOLOGIQUES Syrph. pyrastri et rosarum, Sphærophoria, Gheilosia, Chrysogaster, quatre fois environ dans les Volucella, Er. tenax et arbastorum, Milesia, Syrph. nectareus. La panse a son réservoir .en bissac; ses poches peuvent être égales ou inégales, séparées par un profond sinus ou presque confondues en une seule, distendues ou plissées, ou festonnées, quelquefois, comme dans le Sphærophoria, formées d’un groupe de vésicules arrondies; le col de la panse est, dans le Rhingia, proportionnellement plus gros et un peu renflé à son insertion à l'œsophage.

L'origine du ventricule chylifique à constamment deux bourses appendiculées, c’est-à-dire formées chacune d’une grande et d’une petite digitation : ces bourses sont oblongues ou allongées, plissées ou festonnées, ou,granuleuses, suivant certaines conditions digestives. C’est la plus antérieure des deux digitations qui est ordinairement la plus courte, et elle est d’une petitesse rudimentaire dans le Syrph. pyrastri et le Xylota : je ne connais qu’une seule espece où les deux soient presque égales entre elles, c’est le Rhinia. Quant à leur mode d'inseruon, il a lieu de chaque côté de l'origine du véntricule par un col parfois d'une telle brièveté, qu ai est impossible de le constater, et les bourses paraissent alors sessiles, comme dans l'Er. tenax. I m'a semblé que dans les Volucella, Er. sepulchralis et arbustorum, et Rhingia, le col des bourses

s'implantait à la terminaison de l'æœsophage, et non à l'origine du Vo mais je sens la nécessité de diriger des investigations plus scrupuleuses sur ce point d'anatomie. Le plus souvent, il y a continuité ou communication directe entre les digitations du même côté, qui ne sont séparées que par un étranglement.

Ramdohr (/. c. p. 77) s’est encore mépris sur la nature et les fonctions de ces bourses, qu'il a prises pour des vaisseaux salivaires, tout en disant qu'ils s'insèrent à l'origine de l'estomac, circonstance anatomique évidemment contraire à la fonction connue des glandes salivaires.

Le ete chylfique, long, cylindroïde, glabre, étranglé au détroit thoraco-abdominal, présente à peine quelques légères mo-

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difications, suivant les espèces; il est sensiblement plus court et simplement flexueux dans les Syrphus, tandis que dans les autres il se reploie en une circonvolution ou en une grande anse. Celui du Rhingia et du Chrysotoxum se fait remarquer par une grande dilatation ovoïde à l'entrée de labdomen, sans préjudice de la circonvolution : cet organe débute ordinairement par un godet orbiculaire mal circonscrit, qui n'existe pas dans le Rhingia.

Les vaisseaux hépatiques sont unis ou variqueux, diaphanes, blanchätres, grisâtres; jaunes, bruns ou même noirâtres (Er. tenax) : leur insertion a lieu ou par deux canaux choledoques fort courts, ou isolément, comme dans les Syritta et Xylota.

L'intestin a d’abord une portion grêle filiforme, flexueuse ou reployée; le rectum s’atténue en un re plus ou moins long : il a le plus souvent FREE boutons charnus, ronds ou SET Le Volucella est jusqu'à ce jour le seul Syrphide où je n’aie trouvé aucune trace de ces boutons : je ne saurais me rendre raison de ce trait négatif exceptionnel.

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