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Bes ovaires, placés au-dessous du bissac dont je viens de parler, con at chacun en un faisceau arrondi, ou conoïde, de gaines ovigères innombrables, multiloculaires, terminées par un ‘fm ligament suspenseur. Leur col est tubuleux, presque de leur longueur. L'oviducte, plus Tong que les cols, s’'abouche brusquement au canal éducateur du bissac ovoarvigère. Les œufs, arrondis dans l'ovaire, deviennent oblongs quand ils sont à terme. Le bissac ovo-larvigère, lorsqu'il est bien rempli par les produits de la fecondation, se présente sous la forme de deux énormes bourses arrondies, contiguës, dont l'enveloppe est une fine membrane pellucide, qui permet de reconnaître dans son intérieur les œufs ou les larves. J'y ai compté à la fois plus de deux cents de ces dernières; mais la configuration de ces bourses varie suivant leur degré de réplétion. J'ai cru parfois qu'il n'y existait qu'un seul réservoir plus ou moins échancré en arrière. Chacun des sacs a un col fort court, qui s’unit bientô àson congénère pour former le conduit éducateur, qui, après avoir reçu l'oviducte, va s'ouvrir à la valve.
L'appareil sébifique et séminal ressemble, trait pour trait, à celui des Dexiaires; 11 s’insère à l’oviducte, immédiatement avant l'embouchure de ce dernier au conduit éducateur du bissac ovolarvigère. L’organe sécréteur se compose de trois orbicelles ovoides à centre brun, paraissant sessiles, mais munis d’un col fusiforme plus long qu'eux; les réservoirs sont deux bourses ovalaires atténuées en un col de leur longueur.
L'absence d’un réservoir ovo-larvigère dans les Muscies nous donne la certitude que ces Diptères ne sauraient être qu'ovipares. Je prendrai, pour type de la description de l'appareil génital femelle de ce groupe, celui du Lucilia Cesar.
Les ovaires consistent en deux plateaux orbiculaires, qui, dans un état avancé de gestation, occupent presque toute la cavité abdominale. Les gaines ovigères, innombrables et bi ou triloculaires, y sont rangées par séries circulaires pressées et concentriques. Comme la série extérieure est la seule qui paraisse sur la tranche
du plateau et qu’elle est la plus développée à l'époque de la gestation, le disque de la rondelle, légèrement déprimé, apparait couvert de points ronds qui ne sont que les bouts saillants des œufs. Le col de Povaire est court, tubuleux, latéral; l’ourducte est aussi tubuleux, mais plus long; les œufs à terme sont allongés.
L'appareil sébifique et séminal, placé à l'extrémité postérieure de loviducte, a trois orbicelles à centre noir, à peu près sessiles dans le Calliphora, munis, dans les autres genres, d'un long col efférent capillaire. Les réservoirs séminaux ressemblent à la plupart de ceux des familles précédentes; ce sont deux boyaux simples dont les bouts renflés adhèrent aux cols des ovaires, tandis que, du côté opposé, ils s’étrécissent pour s'implanter conjointement avec les cols efférents. Ceux du Lucilia Cæsar ont un petit col capillaire; ils sont tout à fait filiformes dans le L. violacea.
À en juger par la forme et la composition des ovaires, le genre Rlyncomytia ne devrait pas rester dans le groupe des Muscièsl quoique, sans doute, il s'y rallie par des traits extérieurs; ses ovaires sont ovales-oblongs, de dix à douze gaînes ovigères seulement, uniloculaires. Le col est court, non latéral, et l’ourducte assez long. Celui-ci offre, vers sa terminaison, un corps particulier, arrondi et épais, un réservoir ovigère; les œufs sont ovales, obtus, blancs. L'appareil sébifique et séminal, comparé à celui des nées On ne présente pas la même dissemblance que les ovaires; il a au contraire avec elles la plus grande analogie de composition. Il y a, pour la sécrétion, trois orbicelles ovalaires, noirs, dont la tunique, d’une certaine épaisseur, est diaphane, et qui ont des cols capillaires assez longs, doublement fléchis à leur origine. Les réservoirs séminaux sont en massue allongée et adhèrent par leur bout au col des ovaires, comme à ordinaire. Par une compression expulsive, on voit saillir, au bout de l'abdomen, une pièce ovale triangulaire bordée de chaque côté par quatre ou cinq soies noires arquées. Cette pièce fait supposer quelque manœuvre particulière lors de la ponte des œufs.
L'appareil génital femelle des Anthomyzides n'offre pas moins de différence que l'organe mäle dans les divers genres de ce groupe, et, sous ce rapport anatomique, la série de ceux-ci aurait quelques mutations à supporter.
Les ovaires de l’Aricia urbana, loin d’être en plateaux arrondis comme dans beaucoup de Muscies, sont en faisceau ovalaire ou oblong, assez lâche, de douze gaines ovigères, allongées et triloculaires. Le calice est postérieur; le col fort court. L’oviducte, d'abord
; A s = © ! = SEA » Q grêle, grossit ensuite pour devenir réservoir ovigère. L'appareil
sébifique et séminal se compose de trois orbicelles ovalaires noirs, subsessiles, et de trois réservoirs en petits boyaux oblongs.
On trouve une tout autre conformation d’ovaires dans l’'Hydrotea, insecte qui ressemble tant à la mouche domestique. Xs sont en plateau orbiculaire comme dans celle-ci.
Ceux de l'Ophyra ont des gaines ovigères disposées comme dans le L. Cæsar; mais le plateau, au lieu d’être rond, est ovale. Le col est postérieur et court ; l’oviducte, plus long, et les œufs, blancs et oblongs. L'appareil sébifique et séminal a pour la sécrétion trois orbicelles noirs, ovales, sessiles. Les réservoirs sont deux boyaux allongés, adhérents par un bout au col des ovaires, comme dans les Ma
Le Lispa, msecte de mœurs si particulières, va nous offnir dans ces Organes des traits curieux de structure. $es ovaires, loin de ressembler à ceux des Hydrotea et Ophyra, ont la plus grande analogie avec ceux de lAricia. Ghacun d’eux est un faisceau ovalaire de quinze à vmgt gaines ovigères, allongées, multiloculaires. Le calice et le col ne diffèrent pas de ceux de ce dernier genre; mais loviducte est long, filiforme et aboutit en arrière à un réservoir OvI gère oblong, à parois comme calleuses.
Les œufs de la lispe ont une structure dont je n'ai pas vu d'autre exemple dans les Diptères. Ils sont grands, vu la taille de linsecte, oblongs, plus ou moins cambrés, d’une tete roussâtre. Ils ont une face convexe, finement striée, suivant sa longueur, et une face plane ou déprimée, parcourue par deux nervures sub-
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marginales, parallèles, terminées au bout antérieur par une spatule arrondie, débordant ce bout, élégamment bordée de longues soies arquées, au bout postérieur, par deux petites pointes sursaillantes subulées. Quel investigateur des habitudes de ce Diptère ripicole sera assez heureux pour nous apprendre le pourquoi de cette singulière structure !
L'appareil sébifique et séminal a aussi son originalité. Les trois orbicelles à centre noir, qui constituent son organe sécréteur, sont contigus en triangle et munis de lôngs cols capillaires. Ces trois cols s'unissent en un seul conduit qui s’insère à la partie postérieure et dorsale du réservoir ovigère. Deux bourses ovalaires forment les réservoirs séminaux. Elles ont un col capillaire assez long, et les deux cols se confondent aussi en un seul conduit excréteur qui s'implante à côté de lorgane sécréteur.
L’Anthomyia se rattache par la forme et a composition des ovaires et de la glande sébifique, à l'Hydrotea et au Musca.