‹ Recherchess anatomiques et physiologiques sur les Diptères, accompagnées de considérations relatives a l'histoire naturelle de ces insectesChapitre 57 sur 84 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

APPAREIL DIGESTIF

Ces insectes se nourrissent du sang des animaux vivants dont ils sont parasites.

Les glandes salivaires sont plus compliquées, mieux organisées que dans beaucoup d’autres insectes. L’organe sécréteur occupe la base de la cavité abdominale. Il consiste, dans l'hippobosque etl’ornithomye, en un boyau flexueux, et dans le mélophage, en une capsule subglobuleuse. Il communique par un col efférent très-capillaire à un réservoir membraneux, orbiculaire dans le mélophage et l’ornithomye, ovoïde dans lhippobosque, situé vers le milieu du thorax. De ce réservoir, part brusquement un canal excréteur très-fin, plus ou moins reployé, confluent avec son congénère en un conduit commun, qui verse la salive dans la bouche.

Le tube alimentaire est le plus étendu de tous ceux des Diptères, puisqu'il a huit à neuf fois la longueur de Finsecte. Celui des derniers genres des acalyptérées nous avait déjà préparés à la progression croissante de la longueur de ce canal, avec la progression décroissante de l’organisation. C’est là un fait curieux à consigner. La privation absolue de la panse est encore un fait négatif d’un piquant intérêt, quand on se rappelle que le genre Phora qui, dans la série, précède immédiatement les Pupipares, nous avait fourni des variations de cet organe qui témoignaient hautement des incertitudes organogéniques et de la tendance à la disparition de ce premier réservoir digestif. L'æsophage est court

342 RECHERCHES ANATOMIQUES ET PHYSIOLOGIQUES et très-fin. Le ventricule chylifique, de la longueur des trois quarts de tout le tube, débute dans le thoyax par un renflement ovalaire un peu calleux, un jabot, plutôt qu'un gésier. I offre, dans Fabdomen, des boursouflures variables plus ou moins gorgées de sang; puis il devient filiforme, et s’enroule en plusieurs circonvolutions. Les vaisseaux hépatiques n’ont pas de canaux cholédoques, et ont leurs quatre msertions isolées. La bile est souvent, comme dans les Phora, d'un blanc amylacé. L'intestin, grêle comme un fil, débute par un renflement en godet, ce qui est un trait anatomique propre à l'hippobosque. Le rectum a quatre boutons charnus arrondis. Ceux-ci sont des muscles papilliformes.

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