CIEL D'AUBE
Mille jaillissements imprévus devant moi Apaisent d'or pensif la houle des nuages ; La flamme avec douceur ondule et se propage A travers l'ombre, puis la bourrasque décroît Dans le ciel refleuri de lumière de joie.
C'est ta clémence et ta béatitude.
Heure vierge, qui m'éveillent
A la surgissante merveille
Où, demi-clos, tes yeux préludent
A m'enchanter des clairs présages du soleil.
Et, plus haut, dans la région de fête
Aux pavillons de pourpre mouvante et d'ambre en feu.
Tu m'as souri d'un long sourire qui m'émeut,
Promesse calme et bienfaisante !
L'orgueil fauve de ta chevelure défaite
Fulgure et se déploie en remous onduleux,
Et mon désir vers Toi s'extasie, ô Vivante !