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admet positivement, que c’est le producteur canadien qui perd les droits dont ses produits sont frappés var le tarife américain ; en d’autres termes, il aflirme que le producteur canadien bénéficie des droits qu'abandonne le gouvernement américain par un traité de réciprocité entre le Canada et les Etats-Unis. Ce qui est vrai du blé et des produits agricoles doit aussi l'être des autres produits naturels.
Faisons l’application de cette théorie à nos relations commerciales avec les Etats-Unis, et voyons un peu quelles en seraient les conséquences.
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*“ En consultant les Tableaux du Commerce et dé la Navi- | galion pour 1887, je constate que durant cet exercice, nos | exportations aux Etats-Unis ont été comme suit :
Produitsides mines $3,115,696 des pêcheries 2,587,548
de des forêts 8,545,406
Me des animaux 6,742,789
us agricoles 8,752,994 $29,744,433
La plupart de ces produits sont frappés par le tarif américain de droits passablement élevés, presque prohibitifs en bien des cas. Les animaux vivants et la farine de blé paient 20 %, le son et les viandes en carcasses 10 %, l'orge, le seigle et l’avoine, 10 cts le minot, les pommes de terre 15 ets le minot ‘la laine 10 cts la livre, les piquets et les lattes, 20% les planches, voliges, etc etc, $2.00 le 1000 pieds, le charbon 75 cts le tonneau, le poisson, à cts et 1 cts la livre. En appliquant ce tarife À l'exportation des principaux produits naturels du Canada pour l’année 1886, telle que constatée dans les Tableaux du