DIVISION BE GROSSE CAVALERIE BE VERSAILLES
Le général de division Korte est un ancien officier de TEmpire, presque camarade des Lassalle et des Montbrun. Cest un général de cavalerie complet. Il a. fait longtemps avec honneur la guerre d'Afrique^ et fut blessé aux journées de juin.
Le général Tartas avait donné sa démission de représentant, ppur reprendre un commandement de bnigade. C'est un officier de cavalene très distiû^ué et très estimé dans Tarmée. Il a fait longtemps la guerre d'A&ique, où il s'est acquis une bonne réputation- Avant d'être générai, M. Tartas était un des meilleurs colonels de Tarmée. Il commandait la cavalerie à la bataille d'Isly.
Le général d'AllonviU^ est un officier d'une décision prompte^ d'une énerg^ie rare, agissant sur le moral du soldlit et l'entraînant. M. d'AUonville a fait longtemps la ffuerre d'Afrique, où il ^'est acquis la réputation d'une nravoure hors ligne. Il se distingua à It bataille d'Isly, où il prit les canoas des Marocains.
Une pareille armée, commandée par de tels officiers, ne pouvait laisser aucun doute, aucune inquiétude an Président de kt République et aux hommes intelligents, énergiques çt dévoués qui prenaient hautement la responsabilité du grand acte de salut. De . quoi s'agissait-il en effet? — D'im]poser silence aux factions, et de protéger la liberté et la souveraineté de la France, se donnant enfin un gouvernement elle-même, après en avoir reçu trois ou quatre des coteries et des factions.
Aussi le succès de la mesure n'a-t-il pas été en balance un seul instant!
JOtRXÉE DU 2 DÉCEMBRE.
A six heures du matin, ^Assemblée nationale et ses dépendances sont occupées par trois bataillons, et les abords sont gardés par des troupes de la brigade Ripert.
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Une heure après, les régimenls des trois diïisisns de l'armée d« Paris se mogeaient par brades, el occupaient le quai d'Orsay, le Carrousel, le jardia des Tuileries, la place de la Concorde et les Champs-Elysées, — On avait laissé dans les casernes h quantité de batailbns néceasaires four maintenir l'ordre.
Les arreslalions opérées à VAssemhtée el ailleurs n'éprouvent aucune réaislaace ; les personnes arrêtées sont conduiles dans des voitures en lieu sur, à Mazas et â Vincennes, avec de faibles escortes, sans éprouver U moindre opposition de la paît de la population ; el sans que les pafoles adressées à la troupe par plusieurs réprimants aient eicilé un autre sentiment que celui d'une réprobalion «lénérale.
Des représentanls chercbent à Rénétrer dans rAssemblée nationale, par une petite porte donoant sur la rue de Lille ; ils en sont efaaseés par nos troupes.
Les décrets du Président de la République sonl lus à la troupe, vers neuf heures du matin. Ils excitent partout une adhésion et BB enthousiasme indescriptibles. L'armée comprend immédiateinent que le saltit du pays et de la société entière est entre ses mains. — Ses che& s'encouraient les uns les autres, pour accomplir la grande mission qui leur cSt cou&ée ; el tous se proraetteflt de rivaliser de courage et de dévouement, pour sauver le pays.
Le ministre de la guerre pas&e rapidement, à huit heures et demie, devant toutes les troupes, et ne recueille sur son passage . çne des adhésions. — Ses anciens compagnons d'armes, qui l'ûnt TU k l'œuvre en AMque, bù il s'est illustre, sont pleins de coqfiance en lui. — L'a'.titude de l'armée et la foi entière qu'elle & dans !é chef de l'Etat, sont déji un sûr garant de l'immense ré^ j Bultal qui va âlre atteint. ■
Les troupes sont ainsi rangées :
brigade Hipert;
brigade Fore y ;
19' el 51" de ligne, général Dulac ; brigade de Colle ; j l" el T lanciers, général ReybpU ; 1 IJjv. grosie cavalerie, général Korle ; ' brigade Canroberl. '
Les brigades Sauboul, Mapulai, Courtigis, Bourgon, etc., sont * restées dans leurs cusemes et occupent Paris.
Assemblée nationale,
Quai d'Orsay,
Tuileries,
Place de la Concorde,
Champs-Elysées,
Avenue Marigny,
M* le Présidât de la répuhUque monte à cheval à midi^ accompagné da& marécbaux Jérôme Boaaparté et Ëxcelmanâ, du ministre. 4e la. guerre^ du général en chef, du général commandant les garées nationales , du général comte de Flahaut , du génés^l Schramm et d'une foule d'autres généraux^^ d'officiers et de représentants. — Il passe devant le front des troupes, suivi par unejxh , pnlation immense^ qui raccueille par les acclamations les plus vives et I^ plua entliousiastes. Les troupes ont uneattitude admirable, et elles témoignent, par des cris unanimes, leur dévouement & la grande x^use qu'elles sont chargées de défendre. — Le Président rentre à V£li[see, au milieu des acclamations de l'armée entière et de-la foule*
L'armée est bien décidée I Elle accomplira sa tâche avec l'énergie la plus dévouée.
Le soir, à ^ heures, la division de réserve cavalerie du générai Korte est passée en revue dans les Champs-Elysées par le prince, qui est accueilli par le plus vif enthousiasme.
Les troupes rentrent dans leurs casernes à la nuit, et la tranquillité de Paris n^est pas troublée. — La ville témoigne au contraire par sa physMomie fa'elle «dhère complètement au grai^ acte du chef die r0at«