‹ Récit du sanglant et terrible massacre arrivé dans la ville de Moscou, ainsi que de la fin effrayante et tragique du dernier duc Démétrius 1606;Chapitre 2 sur 5 · Rréz tv miéscie Moskwic , 1606. Pozjiau , 18b8;in-i · texte numérisé non relu

Rréz tv miéscie Moskwic , 1606. Pozjiau , 18b8;in-i

INTRÜÜlCTION.

du nez sous rœll droit ; il estoit agile, avoit un grand esprit, estoit élément, tost oifencé , mais aussitost appaisé, libéral, enlin un prince qui aymoit l'honneur, et l'avoit en recommandation*. »

La nouvelle relation que nous publions ici le peint presque dans les mêmes termes (p. 7). Et ce qui, je crois, n'a pas été remarqué , c'est que Karamzin lui-même avoue que Dmitri a montré dans les affaires de l'Etat une aisance et un a])lomb tels qu'auroit pu les avoir un homme né sur le trône, et qui auroit l'habitude du pouvoir; les décidoit avec une grande facilité; possédoit le don de la parole, le faisoit briller au conseil, où il parloit beaucoup et bien; aimoit les comparaisons, faisoit souvent des citations historiques, racontoit ce

1. Estât Je tEinplic de Russie el Uraru!e-Duclié de JUoscoiie. Paris, I800; j). 85.

IMHOÜLtTlO.N.

c]U il avoit vu lui-mènie dans les autres pays, c'est-à-dire, en Lithuanie et en Pologne ^ et satisfit toute la Russie par les grâces répandues sur les victimes innocentes du règne lyranuique de Godounof*.

Cet accord de tant dVcrivains divers sur Tintelligence, la bravoure, la générosité de Dmitri est ce qui me porte le plus à recoimoîlre sa légitimité. Quelquefois on a vu des imposteurs parvenir, grâce à la lassitude générale, jusqu'au trône; jamais on ne les y a vus assis à l'aise ou avec dignité, et, comme vient de le rappeler M. Guizot, la volonté des peuples ne suffit pas à faire des rois ; il faut que celui qui devient roi porte en lui-même et apporte en dot. au pays qui réponse, quelqu'un des caractères natu-

1 . Histoire de l' Empire de Russie, traduction Divof. Paris, 1826 ; XI, 273, 283 et 285.

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