XVIII. — Les croisés sont vaincus, mais ne renoncent
pas au siège.
Le nom de Saphadin continue à remplacer par erreur celui de son héritier Malec el Camel (§ 153, 155, 158, 160). On peut au contraire considérer comme exact ce qui est dit du légat Pelage, de l'évêque élu de Beauvais, Milon de Nanteuil, et du roi Jean de Brienne (§ 153 à 157), au sujet du revers essuyé par les chrétiens le 29 août 1219 (§ 155). Plusieurs textes citent parmi les prisonniers André de Nanteuil et Jean d'Arcis, sans y ajouter le sire de Loupines (ou Louppy?) et Jean Fuinon. L'emploi des pigeons messagers était certainement en usage (§ 159 et 160), mais l'outre en cuir de bœuf que le cours du Nil emportait vers la ville et qui recelait un chef capable de lutter contre les assiégeants (§ 161 et 162) ne mérite aucune créance.
XIX, — Comment Damiette fut prise, puis perdue
par les croisés.
Les propositions de paix faites par Malec el Camel (et non par Saphadin son père), qui offrait de rendre tout ce qui avait appartenu au roi Amauri F' , la réponse faite aux prisonniers qui furent chargés d'apporter ces offres aux assiégeants (§ 165 à 170), et enfin la prise de Damiette par les croisés en 1219 (§ 171 et 172) sont des faits conformes à l'histoire, ainsi que la désastreuse expédition dirigée vers le Caire et non vers Tanis (§ 173 et 176), qui obligea les croisés, en 1221, à livrer la ville dont ils s'étaient emparés deux années auparavant (§ 178).
liv SOMMAIRE CRITIQUE.