XXX. — Mo7't de Philippe- Auguste et sacre de son
fils.
Ce n'est pas au moment de mourir que Philippe- Auguste fit son testament : il l'avait arrêté dès 1222, en laissant des legs considérables mais inégaux, pour la Terre-Sainte, les pauvres et la France (§ 306). Outre la messe de requiem que Guillaume de Joinville, archevêque de Reims, célébra aux obsèques royales, le Ménestrel aurait dû mentionner
Ixij SOMMAIRE CRITIQUE.
celle que chantait en même temps le légat du pape, Conrad, évêque de Porto (§ 307) . La date exacte de la mort de Philippe-Auguste est le 14 juillet 1223 au lieu du 25; il n'avait régné qiie quarante-trois ans, et avait été couronné, non à seize ans, mais à quatorze. L'aîné de ses petits-fils n'avait que neuf ans quand il mourut en 1218 (§ 308). Le Ménestrel de Pieims se trompe en fixant au 22 août, au lieu du 6, la date du sacre de Louis VIII (§ 309). Il se trompe surtout, et peut-être même cherche-t-il à tromper, quand il raconte que l'archevêque ne put faire contribuer les bourgeois aux frais de cette cérémonie : il se montre si bien renseigné sur les noms de différents habitants de Reims qui prirent part à cette discussion, qu'on ne peut guère admettre qu'il en ait ignoré le véritable résultat (§ 311 à 313).